Mot-clé : export en vif

Par Agra

Bovins/MHE : à partir de novembre, un nouveau délai de 60 jours pour les animaux exportés

Dès le 1er novembre, les bovins destinés à être exportés vers l’UE « devront avoir été détenus au minimum 60 jours en zone indemne avant de pouvoir être certifiés  » sans conditions MHE  » », indique le ministère de l’Agriculture à Agra Presse, confirmant une information de la FMBV (marchés de bétail vif). Cette nouvelle condition spécifique à la maladie hémorragique épizootique (MHE) est la conséquence d’une modification du règlement européen n°2020/688. Ce texte prévoyait jusque-là que « les animaux doivent être détenus au minimum 30 jours dans leur établissement d’origine pour pouvoir partir aux échanges » – « une règle générale, non spécifique à la MHE », précise la Rue de Varenne. Du côté de la FMBV, on craint que ce délai de 60 jours pénalise le démarrage de la saison d’exportation des broutards, à l’automne. Par ailleurs, la zone réglementée MHE (150 km autour des foyers) se réduit progressivement, en raison des conditions fixées par le même règlement (deux ans après le dernier foyer). Au 1er octobre, 1 200 communes sont passées en zone indemne, principalement en Bourgogne-France-Comté (Cher, Nièvre et Saône-et-Loire), avec « assouplissement progressif des mesures encadrant les mouvements d’animaux », selon le site du ministère de l’Agriculture ; d’autres suivront les 1er novembre et 1er décembre.


Par Agra

Broutards : des disponibilités en légère hausse, « dynamisme » attendu pour la demande

Après deux années perturbées par les maladies vectorielles, la prochaine saison des broutards, qui commencera à l’automne, devrait être marquée par de meilleures disponibilités. Au 1er août, les effectifs de mâles de six à douze mois nés de mère allaitante progressent de 5 % sur un an, à 631 000 têtes (-1 % par rapport à 2024), indique Caroline Monniot, responsable du service Économie des filières à l’Idele, à Agra Presse. Tous ne pourront pas être exportés en vif, car « certains de ces animaux sont déjà mis en place [dans des ateliers d’engraissement] en France ».

Pour les plus jeunes animaux (0-6 mois, nés entre février et juillet), les effectifs sont équivalents à 2025, et en recul de 8 % par rapport à 2024. Ce qui peut s’expliquer par la baisse tendancielle du cheptel et par l’effet de traine des maladies vectorielles de l’automne 2024 (décalage des naissances). Du côté de la demande européenne, Caroline Monniot perçoit du « dynamisme » pour la rentrée, après un été où la consommation a été « atone » en raison de la chaleur. Les exportateurs français ont « fait un bon été » vers les deux principales destinations, selon elle, avec 153 000 bovins exportés en Italie (+5 %) et 93 000 en Espagne (+4,5 %) sur les semaines 27 à 36 (du 29 juin au 6 septembre) ; les cours, après une chute au printemps, « se sont stabilisés » ces dernières semaines.