Mot-clé : Experimentation

Par Actuagri

Gram’in été : sécuriser l’autonomie fourragère face au changement climatique

Face aux sécheresses récurrentes qui fragilisent l’autonomie de 200 000 élevages français, l’Inrae et le pôle de compétitivité dédié au végétal (Vegepolys Valley) ont lancé le projet Gram’in été. Doté d’un budget de 757 000 €, ce programme soutenu par FranceAgriMer vise à généraliser l’usage des graminées fourragères estivales (sorgho, teff grass, millet, moha) d’ici 2029. D’origine tropicale, ces plantes offrent une meilleure efficience de l’eau et une tolérance accrue à la chaleur, produisant plus de biomasse que les prairies tempérées en conditions arides. Le projet explore deux leviers : l’ensilage (sorgho monocoupe en substitution du maïs) et le pâturage estival. Coordonné par l’Inrae avec 14 partenaires, le projet mobilise 11 sites expérimentaux dans six régions clés (Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne et Occitanie). Après une phase d’acquisition de références agronomiques et nutritionnelles (2026-2027), des recommandations d’itinéraires techniques et de rationnement seront diffusées dès 2028. L’objectif est de transformer ces cultures, aujourd’hui marginales, en solutions structurantes pour la résilience des systèmes d’élevage.


Par Agra

Aide au répit administratif : premier bilan positif, la MSA demande sa pérennisation

 

Sur les six premiers mois de sa mise en oeuvre, au second semestre 2024, ce sont 400 exploitants qui ont été bénéficiaires du dispositif expérimental d’aide au répit administratif, a appris Agra Presse auprès de la MSA le 16 juillet. Le total des prestations financées s’est élevé à 845 000 euros (1 270 euros par prestation en moyenne). Les deux filières les plus demandeuses sont l’élevage bovin et ovin (viande et/ou lait) à 45% et l’horticulture à 24%.. Trois types de prestations ont été particulièrement sollicitées : le secrétariat administratif (gestion de factures, courriers, paiements…) par 71% des bénéficiaires, l’aide aux obligations réglementaires (registre d’élevage, déclaration des revenus professionnels MSA, demande de prise en charge de cotisations, etc.) par 15%, et le soutien au numérique par 14%. Une étude qualitative du dispositif a été réalisée au début de l’année. « L’évaluation de l’expérimentation confirme la pertinence de l’aide au répit administratif face à une surcharge administrative devenue un facteur majeur de mal-être et un symptôme pour les exploitants agricoles », précise la MSA. Autant d’éléments qui la pousse à demander la pérennisation du dispositif dans le cadre des négociations du COG 2026-2030 qui ont débuté en juin.


Par Agra

Rémunérascore : lancement de l’expérimentation sur l’affichage de la rémunération

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 18 mars sur son site internet le lancement de l’expérimentation sur l’affichage de la rémunération des agriculteurs, prévue dans la loi Egalim 2. Son but est de « recenser et évaluer des initiatives existantes et (…) à éclairer les décideurs publics sur la pertinence d’élaborer un cadre règlementaire (national ou européen) ou de créer un dispositif public d’information des consommateurs », explique le ministère. L’expérimentation est basée sur le rapport du CGAAER sur cette question, publié en février 2023. La gouvernance de l’expérimentation est assurée par un comité de pilotage, un comité scientifique (présidé par Cécile Détang-Dessendre, directrice de recherche Inrae) et un comité des partenaires. L’expérimentation concernera les produits alimentaires (viandes, fruits et légumes, lait et produits laitiers et œufs) bruts ou transformés, biologiques ou pas. Les candidats voulant participer devront répondre à l’appel à manifestation d’intérêt avant le 30 juin 2025. Chaque dossier sera analysé par le conseil scientifique qui formulera un avis adressé au comité de pilotage, décisionnaire final.


Par Eva DZ

Robots agricoles : deux essais de la présence sur route prévus «dès ce printemps»

Une expérimentation concernant la présence sur route des robots agricoles, très attendue par les fabricants et utilisateurs, devrait commencer avec deux essais «dès ce printemps», indique la direction interministérielle de la transformation publique à Agra Presse. «Deux constructeurs de robots viticoles ont déposé, fin 2023, des demandes afin de pouvoir tester, sous supervision humaine, la circulation de leurs machines sur des chemins ruraux ou petites routes. Leurs dossiers sont en cours d’analyse par les ministères compétents (Transports, Agriculture et Intérieur)», déclare Olivier Hébrard, directeur de projet France expérimentation.

La viticulture n’est pas seule à être concernée, puisqu’«il y aurait aussi un intérêt de la part de constructeurs de robots en maraîchage ou en grandes cultures». RobAgri, qui représente la filière robotique agricole, pense qu’«au moins cinq constructeurs formaliseront dans les prochains mois des demandes d’autorisation» pour tester la présence sur route de robots, rapporte Olivier Hébrard. «Si, au vu des premières demandes, l’expérimentation débutera vraisemblablement dès ce printemps dans plusieurs communes du Grand Est, elle devrait par la suite être menée dans d’autres régions».


Aveyron | National | Par Eva DZ

Campagnol terrestre : expérimentation de lutte sur l’Aubrac

Depuis 30 ans, les pics de pullulation des campagnols terrestres mettent à mal les prairies du nord Aveyron. Accompagnée par le PNR de l’Aubrac et appuyée par divers soutiens, la CUMA de Sainte Geneviève/Cantoin mène une expérimentation de lutte contre ce ravageur, dont les premiers résultats ont été présentés vendredi 17 novembre.Réunis sur une parcelle de Guillaume Raynal, vice-président de la CUMA de Sainte Geneviève/Cantoin, les acteurs de l’expérimentation en…