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Par Agra

Défaillances d’entreprises : l’agriculture à +23 % au 1er trimestre, la vigne souffre

Le groupe Altares a dévoilé, le 14 avril, les chiffres des défaillances d’entreprises en France pour le premier trimestre 2026 : dans le secteur agricole, elles progressent de 23 %, comparé aux trois premiers mois de 2025. « L’agriculture signe, ce trimestre, un des plus mauvais chiffres sectoriels avec 487 entreprises agricoles ayant fait l’objet d’une ouverture de procédure (+23 % par rapport au 1er trimestre 2025). La tendance est fortement influencée par les activités de culture (276 ; +37 %), et parmi celles-ci, la vigne », selon le communiqué. Altares notait, il y a deux ans, des signaux d’alerte concernant la viticulture, « en particulier girondine » : « Alors que 2023, comptait déjà plus de 130 défaillances, le 1er trimestre 2024 accélérait encore (+24 %) avant qu’un an plus tard les défaillances n’explosent (+75 %). Début 2026, la hausse est encore très lourde (+32 %) et déjà 83 viticulteurs, dont la moitié girondins, sont tombés. » Parmi les autres secteurs, la restauration voit son nombre de défaillances se stabiliser (-0,4 % au 1er trimestre). Elle est toutefois à deux vitesses : si la restauration à table est dans le vert (-2,5 %), la restauration rapide est dans le rouge (+2,4 %).


Par Eva DZ

Lait : les privés appelés à la «responsabilité» par les trois autres collèges du Cniel

Dans un communiqué commun du 5 décembre, la FNPL (producteurs de lait, FNSEA), la Coopération laitière et le collège de la distribution (FCA, FCD) du Cniel appellent les laiteries privées à la «responsabilité» et dénoncent des pratiques «qui compromettent gravement le bon fonctionnement de la filière en s’opposant aux intérêts collectifs». Le 4 décembre, le collège des producteurs a décidé de «suspendre» tous ses travaux au sein de l’interprofession laitière en réponse au refus par le collège des industriels privés (Fnil) de publier un nouvel indicateur Ipampa. Selon les cosignataires du communiqué, les démarches de «progrès» engagées par le nouveau bureau «sont entravé[e]s par le refus des industriels privés de publier des indicateurs et indices essentiels aux négociations commerciales entre les OP, les coopératives (…), les industriels et les distributeurs». Contacté par Agra Presse, le président du collège des coopérateurs, Luc Verhaeghe, appelle à l’apaisement et invite les différents collèges à revenir autour de la table pour «trouver le meilleur compromis dans l’intérêt de toute la filière». «Nous avons pris un engagement qui est de trouver une solution pour apporter plus de réactivité aux coûts de production. Il est important de reprendre les travaux», déclare-t-il.