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Par Agra

Viande bovine : les droits de douane chinois devraient peser sur l’export brésilien

Après avoir tablé dans un premier temps sur une stabilité, les exportateurs brésiliens de l’ABIEC ont indiqué, le 5 mai, s’attendre à un recul de 10 % de leurs expéditions totales de viande bovine en 2026, en raison des récents droits de douane chinois. Afin de protéger sa protection domestique, Pékin impose depuis le 1er janvier un droit de douane supplémentaire de 55 % sur les importations de viande bovine dépassant les quotas alloués à ses fournisseurs. Selon le président de l’ABIEC Roberto Perosa, cité par Reuters, le quota brésilien pour l’année (1,1 Mt) est déjà consommé, les exportateurs ayant précipité leurs envois pour ne pas être pénalisés. M. Perosa prévoit un arrêt des exportations vers la Chine «autour du mois de juin», et compte sur un développement de la consommation domestique pour absorber la viande disponible.

Avec 1,7 Mt en 2025, l’empire du Milieu est le premier débouché de la viande bovine brésilienne (plus de la moitié des exportations). «Il n’y a aucun marché qui peut remplacer la Chine», souligne Roberto Perosa, qui espère toutefois l’ouverture prochaine du marché japonais. L’article de Reuters ne cite pas l’Europe, malgré l’entrée en vigueur provisoire, le 1er mai, de l’accord commercial UE-Mercosur, qui prévoit un quota de 99 000 téc de viande bovine.

Source Agra


Par La rédaction

Vin : arbres, haies et arbustes mieux inclus dans les surfaces à déclarer aux Douanes

La Cnaoc (vins AOC) et VinIGP (vins IGP) se «félicitent», dans un communiqué commun paru le 24 juillet, de la prise en compte de «l’agroforesterie» dans le calcul des superficies plantées déclarées aux douanes, aussi appelées surfaces CVI pour Casier viticole informatisé. La DGDDI (ministère de l’Economie) vient de publier une circulaire clarifiant la prise en compte de «certains éléments utiles à la culture de la parcelle», tels que les arbres, les haies et les arbustes», rapportent les deux organisations professionnelles. Les limites fixées sont les suivantes : 20 arbres isolés par ha, 40 arbres alignés par ha, 15% de la superficie totale de la parcelle pour les haies), selon la Cnaoc et VinIGP. Jusqu’à présent la surface retenue par les douanes incluait «l’ensemble des éléments du paysage permettant la bonne exploitation de la parcelle, c’est-à-dire tournières, talus, haie, fossés permettant le bon écoulement des eaux et le drainage de la parcelle», rappelaient récemment les cours d’appel de Lyon et Bordeaux. «Cette évolution est très importante pour le vignoble sous IG car au niveau européen notamment, les Etats-membres sont questionnés par la Commission Européenne sur les éléments de durabilité de la production sous signe de qualité, commente Jérôme Bauer, président de la Cnaoc. Voilà une preuve de plus de la capacité de notre profession à prendre les devants».