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Par Agra

Bovins/DNC : l’Espagne accepte les bovins vaccinés issus du Sud-Ouest (ministre)

L’Espagne a donné son accord pour recevoir des bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) issus de la zone vaccinale du Sud-Ouest (ZV 1), jusque-là exclue, a annoncé Annie Genevard sur X le 5 février. Les exportations d’animaux (en premier lieu des petits veaux et des broutards) pourront « reprendre dès le mois de mars sous certaines conditions », non précisées, indique la ministre de l’Agriculture. La ZV 1 regroupe les départements concernés par la campagne de vaccination préventive élargie qui ne présentent pas de foyer de DNC : Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Tarn et Hérault. Le 27 janvier, la Rue de Varenne avait annoncé avoir obtenu l’accord de l’Espagne pour les importations des seuls bovins issus de la ZV 2. Cette zone vaccinale comprend les départements ayant connu des foyers ou inclus dans des zones réglementées : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et 500 communes dans le Sud-Ouest. Les sorties de bovins sont encore interdites dans la dernière zone réglementée, qui englobe les Pyrénées-Orientales, l’Aude, l’Ariège, ainsi qu’une partie de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Par ailleurs, la campagne de vaccination dans les dix départements du Sud-Ouest est quasiment achevée (à 96,5 %, selon le bilan du ministère au 29 janvier).


National | Par Actuagri

Filière bovine : Deux marchés parallèles

Les prix des broutards de 350 kg, exportés depuis les zones indemnes de DNC, flambent. Mais les animaux vaccinés, de plus de 400 kg, destinés au marché français, sont décotés. © iStock-Olivier Gros Le marché des broutards est confronté à un dilemme : pouvoir commercer des animaux à la fois légers (350 kg vifs) et vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), pour les exporter librement. Or les animaux de 350…


Par Agra

Bovins/DNC : les négociants veulent faciliter les transits et allotements d’animaux

La FFCB (négociants en bestiaux) a demandé au ministère de l’Agriculture plus de « pragmatisme » dans l’application de la réglementation européenne sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en matière de transit d’animaux, a appris Agra Presse le 22 janvier. Selon son directeur Romain Ferrier, les centres de rassemblement situés en zone vaccinale (Savoie par exemple) ne peuvent pas alloter ensemble des animaux issus de la zone vaccinale et d’autres issus de zones indemnes. Ces commerçants « doivent préparer des camions séparés et des départs différenciés », et certains « ont dû délocaliser leurs centres de rassemblement ». « Les bovins issus de zones indemnes entrant en zone vaccinale doivent être vaccinés, même s’ils ne sont pas voués à y rester », ajoute-t-il. La FFCB demande donc la possibilité de ne pas vacciner les animaux en transit et d’alloter des bovins issus de zones de statuts sanitaires différents. Plus largement, la FFCB rappelle son attachement à des « règles sanitaires strictes », mais « plus opérationnelles » afin de garantir les cours des animaux. Récemment, la fédération a plaidé auprès de la ministre pour engager une réflexion à long terme sur une meilleure gestion au niveau européen de certaines maladies animales, dont la DNC. Une demande justifiée par la multiplication des épizooties due au réchauffement climatique.


Par Actuagri

DNC : la FNB veut éviter le «saupoudrage» des aides économiques

Alors qu’Annie Genevard a récemment annoncé une nouvelle enveloppe d’aides économiques de 11 M€ face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les éleveurs de bovins viande de la FNB (FNSEA) mettent en garde le 21 janvier contre un risque de «saupoudrage». «Nous refusons un saupoudrage mal fagoté qui ne génèrera que des insatisfactions», prévient le syndicat dans un communiqué. Annoncée le 9 janvier, cette deuxième tranche de 11 M€ doit venir en aide aux éleveurs dont les animaux sont bloqués dans les zones réglementées ou vaccinales contre la DNC (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Sud-Ouest).

«Certains éleveurs ont pu vendre des animaux avant le blocage, nous avons demandé au ministère que les crédits soient fléchés vers ceux qui ont des animaux réellement bloqués», précise Patrick Bénézit, le président de la FNB, à Agra Presse. L’association spécialisée de la FNSEA estime les besoins à «environ 80 000 à 100 000 broutards de 4 à 16 mois». Depuis plusieurs mois, la FNB demande une «compensation de trois euros par jour par broutard» correspondant à l’alimentation des animaux. Pour rappel, le 16 décembre 2025, une première tranche de 11 M€ avait été annoncée par Sébastien Lecornu, visant les «petits» élevages les plus en difficulté.

Source Agra


National | Par La rédaction

DNC : levée de la zone réglementée en Bourgogne-Franche-Comté

La France franchit une nouvelle étape notable dans la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNC) : à compter du 18 janvier la zone réglementée mise en place autour des foyers du Jura et du Doubs est levée et passe en zone vaccinale. Avec la levée de la zone réglementée en Bourgogne-Franche Comté, quatre des six zones réglementées DNC sont désormais levées en France. Les seules zones réglementées…


Par Agra

Chambres d’agriculture misent sur dématérialisation et engraissement

À l’occasion des vœux à la presse de Chambres d’agriculture France le 14 janvier, ses représentants nationaux ont soutenu la stratégie sanitaire du gouvernement contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), et proposé des pistes pour améliorer la gestion d’une éventuelle nouvelle crise. « La stratégie fonctionne », a répété le président de Chambres d’agriculture France, Sébastien Windsor. « Il n’y a pas de nouveaux cas depuis le 2 janvier». Questionné sur l’enveloppe allouée aux indemnisations, dont le gouvernement a récemment proposé le doublement, à 22 M€, l’agriculteur estime qu’il est satisfaisant : « Est-ce suffisant ? Dans l’état actuel, oui. Cela permet d’indemniser les animaux et les pertes indirectes ». Pour mieux gérer la survenue d’une nouvelle épidémie, les élus des chambres d’agriculture ont proposé deux pistes : d’une part « un retour de l’engraissement au plus près du naissage pour limiter les mouvements » et pour limiter la dépendance de la France aux pays engraisseurs (Italie, Espagne) ; et, d’autre part, une accélération de la dématérialisation de l’identification des bovins. « Cette crise a révélé le mauvais fonctionnement du système actuel, il faut pouvoir tracer, cela passe par la dématéralisation ». Selon l’interprofession bovine, l’État prévoyait, en décembre, que la dématérialisation de l’identification des bovins serait opérationnelle en 2028. Interbev pousse pour qu’elle soit opérationnelle dès 2027.


Par Agra

Manifestations: Genevard appelle à la «désescalade», avant les rendez-vous à Matignon

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a de nouveau appelé le 3 janvier à la «désescalade», dans un entretien à la Tribune Dimanche, alors que les syndicats agricoles, qui rencontreront le Premier ministre lundi et mardi, veulent relancer la mobilisation face notamment à la crise de la dermatose bovine. La ministre déclare que les syndicats «préciseront leurs attentes ces prochains jours». Matignon a fait de premières annonces ce dimanche, et en réserve «tout au long du mois de janvier». Une réunion de ministres sur l’agriculture sera présidée par Sébastien Lecornu ce mardi. «Il faut vraiment opérer une désescalade de la violence, cesser les blocages, et cela est la responsabilité des organisations syndicales», déclare Annie Genevard, appelant à sanctionner violences et dégradations, «oeuvre d’une minorité». Interrogée sur le MACF de l’Union européenne entré en vigueur le 1er janvier, qui pénalise les céréaliers importateurs d’engrais, elle assure avoir «déjà agi pour réduire la facture de plus de moitié». «Mais le coût reste tout de même de 4.000 euros par an par exploitation. Nous voulons un coût zéro pour nos agriculteurs», ajoute-t-elle. Elle a indiqué que le Premier ministre Sébastien Lecornu a écrit à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à ce sujet et qu’elle entend rallier d’autres pays européens pour «exiger un report ou une suspension du mécanisme pour les engrais».


Par Agra

Bovins/DNC : deux nouveaux cas en Ariège, 73,5% du cheptel du Sud-Ouest vacciné

Un troisième cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté en Ariège, a appris l’AFP de source proche du dossier au lendemain de l’abattage de 113 vaches dans un autre élevage pour tenter de contenir la propagation de la maladie dans ce département frontalier de l’Espagne. La bête porteuse de la DNC, un veau, a été découverte par les services vétérinaires venus vacciner ce lot d’environ 25 animaux séparé du reste du troupeau, qui ne sera donc pas euthanasié, a ajouté cette source. Conformément au protocole en vigueur, cette vingtaine de bêtes sera abattue lundi, toujours selon cette source ainsi que l’antenne ariégeoise de la Confédération paysanne. Celle-ci a appelé dans un communiqué à un rassemblement de soutien le même jour à midi à Audressein, commune située à l’entrée de la vallée de la Bellongue où se trouvent les animaux. Avant la détection de ce cas, le ministère de l’Agriculture dénombrait sur son site 116 foyers identifiés en France depuis l’apparition de la maladie. Dans les dix départements du Sud-Ouest engagés dans la campagne de vaccination, 539 579 bovins, soit 74,7 % du cheptel concerné, ont reçu une injection, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, actualisé au 4 janvier.


Par Agra

Le Salon de l’agriculture «aura bien lieu», selon son président

Dans un contexte d’inquiétudes nourries par l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), le président du Salon de l’agriculture Jérôme Despey a fait paraître une tribune, le 20 décembre sur le site de La Tribune dimanche, dans laquelle il martèle que l’évènement «aura bien lieu». Et d’appuyer : «Le Salon ouvrira ses portes le 21 février prochain et les refermera le 1er mars. Quoi qu’il arrive». Insistant sur le rôle du Sia pour «créer du lien entre celles et ceux qui font l’agriculture et la société», M. Despey estime que «le Salon est nécessaire», «aujourd’hui plus que jamais».

Concernant la présence de bovins au salon de la Porte de Versailles, «à ce stade, personne ne peut répondre de façon définitive», note le responsable. «Prétendre le contraire serait irresponsable». Le président du Sia souligne que «nous respecterons strictement les consignes sanitaires et vétérinaires. Sans exception». Par ailleurs, M. Despey indique que ses équipes travaillent sur «une opération de solidarité» avec les éleveurs. Ces derniers mois, les maladies animales ont perturbé le déroulement des deux principaux salons professionnels de l’élevage, le Space de Rennes et le Sommet de l’élevage de Cournon, réduisant le nombre d’animaux présents.

Source Agra


Par Agra

DNC : le gouvernement renforce la recherche sur la maladie

Les ministres Annie Genevard (agriculture) et Philippe Baptiste (recherche) ont annoncé le 24 décembre «l’intensification de l’accompagnement par l’État» de la recherche sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), sans toutefois chiffrer d’enveloppe. Quatre axes «peuvent être approfondis rapidement», selon un communiqué, et ont été évoqués lors d’une réunion le 22 décembre avec des chercheurs d’organismes publics (Cirad, Inrae, Anses, ENVT).

Le premier porte la surveillance et la vaccination : l’exécutif compte renforcer les recherches en cours au Cirad et dans des «laboratoires privés» pour «aboutir au développement de nouveaux vaccins permettant de mieux tracer le développement de l’immunité dans le sang de l’animal». Les chercheurs sont aussi appelés à «fiabiliser des tests de détection de la maladie dans le sang des animaux», alors que les analyses sanguines actuelles ne détectent pas toujours la DNC.

Le deuxième axe vise à «renforcer les activités de diagnostic du laboratoire national de référence» (LNR), rôle joué par le Cirad pour cette maladie. Les deux derniers axes de recherche portent sur les vecteurs de la DNC (taons et stomoxes) et sur la modélisation, sachant que «aucun modèle épidémio-économique n’existe pour la DNC dans le contexte d’Europe de l’Ouest».

Source Agra