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Par Actuagri

Agriculteurs en difficulté : assouplissement dans l’attribution de l’aide au redressement

Dans un décret paru au Journal officiel le 29 juillet, la ministre de l’Agriculture assouplit les conditions d’accès à l’audit et à l’aide au redressement des exploitations agricoles (Area), dont l’enveloppe est régulièrement sous-consommée et a été réduite dans le projet de loi de finances (PLF) 2026. Annie Genevard prend trois décisions : la condition d’exercer depuis plus de trois ans pour obtenir l’aide est supprimée ; la quantité maximale de main-d’œuvre salariée pour bénéficier de l’aide et de l’audit passe de 10 à 50 équivalents temps plein (ETP). Enfin, la ministre supprime l’une des trois conditions financières d’accès à l’aide. Cette conditionnalité est basée sur les quatre indicateurs financiers suivants : taux d’endettement, niveau de trésorerie, EBE/produits, revenu disponible par UTH non salariée. Concernant la situation financière, la ministre ne conserve que les critères basés sur les pertes de capital social ou de fonds propres, ainsi que la conduite préalable de l’audit, avec plan d’action et perspective de retour à la viabilité.


Par Eva DZ

Plan trésorerie : banques et Bercy annoncent «rééchelonnements» et «taux préférentiels»

Dans le cadre du Plan de trésorerie d’urgence annoncé le 24 février par le Président de la République, le ministre de l’économie Bruno Le Maire et des représentants des banques françaises ont annoncé, le 27 février, deux dispositifs de refinancement dédiés aux agriculteurs en difficultés. Pour les prêts en cours, les banques pourront proposer des «différés de paiement d’un an, puis un rééchelonnement de trois ans de la dette», a annoncé Bruno Le Maire. Pour les besoins de nouveaux prêts, les exploitations en difficultés pourront bénéficier d’un «taux préférentiel [inférieur] à un taux maximum de 2,5%».

Selon l’indicateur de référence Euribor 12 mois, les taux interbancaires ont atteint 3,7%. Pour en bénéficier, les agriculteurs doivent se signaler auprès d’un «conseiller départemental» dédié, situé dans chaque préfecture, placé sous l’autorité des directions des finances publiques – ce conseiller aura par ailleurs pour mission de «recenser les entreprises en difficultés». Ce dispositif, au cas par cas, «doit se regarder selon la rentabilité des exploitations», a précisé le ministre de l’agriculture Marc Fesneau.