Mot-clé : Détroit d'Ormuz

Par Agra

Engrais : l’ONU travaille au déblocage du détroit d’Ormuz pour éviter une crise humanitaire

Dans un entretien accordé à l’AFP le 11 mai, Jorge Moreira da Silva, chef d’un groupe de travail de l’ONU chargé de faciliter le passage des engrais dans le détroit d’Ormuz, met en avant le risque d’une « crise humanitaire majeure » d’ici « quelques semaines » en raison du blocage de la voie maritime. « Nous pourrions assister à une crise qui plongera 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim », a-t-il indiqué. Ce groupe de travail a été créé en mars à l’initiative du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il a pour objectif de mettre en place un mécanisme qui permettrait le passage non seulement des engrais mais aussi de matières premières connexes, telles que l’ammoniac, le soufre et l’urée. Pour l’heure, Jorge Moreira da Silva dit avoir rencontré plus de 100 pays pour obtenir leur soutien, mais ceux impliquées dans le conflit ne sont pas encore convaincus. Il estime que le passage de cinq navires chargés d’engrais et de matières premières connexes par jour permettrait d’éviter une crise pour les agriculteurs. En cas d’accord, le mécanisme pourrait être opérationnel en sept jours, affirme-t-il. Mais même si le détroit rouvrait immédiatement, il faudrait, selon lui, trois à quatre mois pour un retour à la normale.


Par Agra

Conflit au Moyen-Orient : Trump décrète un blocus du détroit d’Ormuz

Après l’échec des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran au Pakistan et malgré un fragile cessez-le-feu, un blocus naval des ports iraniens a été décrété le 12 avril par le président américain, créant une nouvelle montée des tensions. Celui-ci devait entrer en vigueur dès le 13 avril. En réponse, l’armée iranienne a dénoncé un blocus « illégal », qui relève de la « piraterie », et a menacé ses voisins du Golfe. De leur côté, la Chine et la Turquie réclament la réouverture du détroit d’Ormuz. La France et le Royaume-Uni souhaitent, eux, organiser « dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer » à « une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation » dans la région. De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé, le 13 avril à l’issue d’une réunion du Collège des commissaires où le sujet était à l’ordre du jour, que le rétablissement de la liberté de navigation est d’une importance « primordiale » pour l’UE. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire aiguë si le conflit au Moyen-Orient se poursuit jusqu’en juin.