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Par Agra

Loi d’urgence agricole: le texte adopté, la ministre Barbut va présenter sa démission

Le Parlement a entériné le 21 juillet le projet de loi d’urgence agricole du gouvernement, malgré la controverse sur les pesticides qui divise son propre camp et va conduire la ministre de la Transition écologique Monique Barbut à présenter sa démission d’ici mercredi. Sébastien Lecornu avait appelé sur le réseau X à ne pas «instrumentaliser à des fins politiciennes» ce texte, après son adoption dans la nuit à l’Assemblée nationale. Dans la foulée le Sénat a mis un terme à son parcours législatif par un dernier vote large (214 voix pour et 111 voix contre). La ministre de l’Agriculture Annie Genevard (LR) s’est félicitée de ce vote. Tout le contraire de sa collègue de la Transition écologique Monique Barbut, qui va présenter sa démission d’ici le Conseil des ministres de ce mercredi 21 juillet, selon son entourage.«Dans ma tête je n’ai pas d’autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n’êtes pas ministre. Aujourd’hui dans ma tête je suis partie demain», a-t-elle déclaré en petit comité. «Si ma démission est acceptée, je pars. Si ma démission est refusée, ça dépend de ce qui est dit et de comment c’est dit demain». Issue de la société civile, Monique Barbut est notamment opposée à des mesures du texte sur l’eau, et surtout à la réintroduction, à titre dérogatoire, de l’acétamipride et du flupyradiflurone, autorisés dans l’UE mais interdits en France.


Par Agra

Lecornu sur la sellette, l’orientation des politiques agricoles dans le flou

À la surprise générale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a remis, le 6 octobre, la démission de son gouvernement à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée, avant de lui demander, plus tard dans la journée « de mener, d’ici à mercredi soir, d’ultimes négociations, afin de définir une plateforme d’action et de stabilité pour le pays ». Avant la démission de Sébastien Lecornu, Annie Genevard venait d’être reconduite dans ses fonctions de ministre de l’Agriculture, et Agnès Pannier-Runacher, de ministre de la Transition écologique. Ce scénario d’incertitude n’enchantera pas la FNSEA, qui espérait avoir un ministre de plein exercice dans les prochaines semaines pour négocier le budget de la Pac. Plusieurs chantiers sont désormais pendus à l’orientation du futur gouvernement. C’est le cas de la Pac, dont la négociation et l’application sont arbitrées par l’exécutif sans l’avis du Parlement. Il en est de même pour l’acétamipride, dont une éventuelle réautorisation ne peut passer, selon le député LR Julien Dive, que par un texte initié par le gouvernement (projet de loi). Certains plans ou schémas pluriannuels sont également attendus, dont l’orientation pourrait évoluer : la Snanc (nutrition climat), la PPE (énergie), la SNBC (bas carbone) ou encore les recommandations du CNRC (restauration collective). Avenir incertain aussi pour les exercices de concertation en cours ou à lancer : conférence de la souveraineté alimentaire, conférence de l’eau, synthèse des assises du sanitaire.