Mot-clé : Coopérative

Par Agra

Engrais : danger si les prix ne baissent pas d’ici le 15 mai, avertissent les coops

À l’occasion de la Matinée export organisée par Intercéréales et Agro Paris Bourse le 25 mars, le président de la Coopération agricole – Métiers du grain a alerté sur les effets d’une hausse prolongée des prix des engrais sur la récolte de céréales 2027. «Les coopératives françaises achètent leurs engrais à partir du mois de mai. S’il ne se passe rien d’ici au 15 mai, nous allons mettre en forte tension notre capacité de production», a déclaré Antoine Hacard. Et de prévenir : «Compte tenu du prix de la tonne de blé, il n’y aura pas d’achats d’engrais».

Interrogé en marge du congrès, le président de l’interprofession, Benoît Piétrement, confirme que, pour des raisons logistiques, les coopératives françaises doivent acheter leurs engrais au printemps, et que de nombreux agriculteurs, notamment dans les zones intermédiaires, pourraient être tentés de faire l’impasse sur les céréales cette année. De son côté, le directeur général de Timac Agro France (10 % du marché français des engrais), Maxime Godart, a indiqué qu’il avait subi une hausse des prix de 20 à 30 % au cours des dernières semaines. «Au-delà du prix, l’inquiétude porte sur l’accessibilité aux matières premières», a-t-il expliqué. «C’est un jeu de vase communicant ; quand l’Inde ou le Brésil ne sont pas approvisionnés, il vont aller se battre sur nos places de sourcing historique, en Afrique du nord».

Source Agra


Par Agra

Porc: comment la Cooperl a réduit les GES de 20% pour son jambon «impact climat réduit»

La récupération du méthane issu des effluents d’élevage est le principal levier de décarbonation du jambon Madrange «jambon «impact climat réduit – 20% de CO2» lancé à la fin février, a expliqué Michaël Bérard, chargé d’études environnementales de Cooperl, à Agra Business.

Les éleveurs fournissant cette filière méthanisent, individuellement ou collectivement, a indiqué l’ingénieur, réduisant ainsi de plus de 10% les émissions de leurs élevages. L’autre levier est la nutrition des porcs. Ceux de Cooperl étant non castrés, ils valorisent mieux l’alimentation. L’analyse de cycle de vie (ACV) de l’aliment économisé par ces porcs représente une moindre émission carbone de 8,6% par rapport au standard, une donnée enregistrée au titre du «porc bien-être de Cooperl» dans Agribalise, a souligné Michaël Bérard. Pour atteindre avec dix ans d’avance l’objectif de décarbonation agricole de 46% en 2050 (au titre des Accords de Paris, par rapport à 2015), soit dès 2040, Cooperl prévoit de méthaniser plus de 90% du lisier des élevages.

Selon Michaël Bérard, moins de 10% des éleveurs de la coopérative méthanisent aujourd’hui. Cooperl a aussi engagé des travaux de R&D sur le mode de production des céréales servant à nourrir les porcs. 

Source Agra


Par Agra

Truffes : en Occitanie, les trufficulteurs auront leur coopérative en mars

Le 20 janvier, à l’occasion du marché de la truffe de Lalbenque (Lot), a été lancée la SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) Truffes d’Occitanie. Elle sera officiellement créée en mars. Cette nouvelle structure a pour fondateurs la Fédération régionale des trufficulteurs d’Occitanie (FRTO), la commune de Lalbenque, le département du Lot, la Région, le transformateur Pierre-Jean Pébeyre et les techniciens Laurent Genola et William Saen, anciens de la station expérimentale de Montat fermée le 31 décembre. Son objectif est d’apporter un cadre aux trufficulteurs, en se fondant sur les avancées de la recherche grâce à une collaboration avec l’Inrae de Montpellier. Pour relancer la production, Laurent Genova pense aux agriculteurs et aux viticulteurs : « On arrache des vignes. On doit proposer la truffe comme produit de substitution ». La filière trufficole occitane regroupe plus de 1 300 adhérents aux associations dans 11 départements, plus de 10 PME spécialisées dans le négoce, l’expédition et la conserve, pépiniéristes (plants truffiers), distributeurs de matériel, métiers de bouche… Un appel a été lancé pour devenir sociétaire de la SCIC (la part sociale est fixée à 200 euros) d’ici la mi-février.

 

© Grafvision-freepik

 

 


Par Agra

Candia annonce 200 M€ d’investissement d’ici 2030 dans la «durabilité»

Candia, marque de lait de consommation de la coopérative Sodiaal, annonce le 4 septembre le lancement d’une «nouvelle plateforme d’engagements en matière de durabilité» nommée Laitvidence. Ces engagements seront soutenus par un plan d’investissements de 200 M€ d’ici 2030 pour moderniser son outil industriel, réduire son empreinte environnementale et continuer d’innover. Cette plateforme entend agir plus particulièrement sur la nutrition en réduisant la teneur en sucres ajoutés de certains produits.

Par exemple, la gamme Candy’Up passe de 5,5% de sucres ajoutés en 2018 à 3,5% en 2028. Les investissements Candia serviront aussi à réduire l’empreinte environnementale de son activité : «- 20% d’émissions carbone par litre de lait à la ferme d’ici 2030, – 30% sur ses sites industriels, – 40% de consommation d’eau dans ses usines», précise la marque. Candia vise aussi d’ici 2030 que tous ses emballages soient recyclables, «avec des films contenant au moins 50% de plastique recyclé et des bouteilles intégrant jusqu’à 30% de plastique recyclé certifié». Autre destination de son plan de 200 M€ : le soutien aux éleveurs valorisés à travers des démarches comme Candia aide les Jeunes agriculteurs ou des produits tels que Grand Lait Frais pour le lait de montagne ou Grand Lait Bio.

Source Agra


Par Agra

LCA veut créer un fonds obligataire de 300 M€ pour les coopératives

À l’occasion de sa conférence de presse de rentrée le 3 septembre, la Coopération agricole (LCA) a annoncé le lancement d’un fonds obligataire intitulé Coopagri destiné à financer les coopératives agricoles. Le gestionnaire sera la filiale du Crédit agricole Idia, qui a pour mission de lever 300 millions d’euros (M€), auprès d’investisseurs institutionnels. Alternative à l’augmentation de capital ou à la dette bancaire, ces obligations auront une durée de 8 à 12 ans, et seront proposées, comme des quasi-fonds propres, à des coopératives dont le chiffre d’affaires est compris entre 50 M€ et 1,5 Md€.

En parallèle, le fonds d’investissement dans l’agroalimentaire, promis en 2023 par le ministre de l’industrie Roland Lescure, arrive, après deux ans «de tergiversation» en phase de mise en œuvre, a indiqué le président de LCA, Dominique Chargé. La contribution de 200 M€ de BPI France a été sanctuarisée au printemps, et une entreprise gestionnaire a été récemment choisie qui doit aussi réaliser une levée de fonds de 300 M€ auprès de bailleurs privés, pour atteindre la somme de 500 M€ promise par le ministre. L’objectif était de «financer de la croissance organique, notamment à l’export, ou des opérations de fusion-acquisition, en intervenant par des fonds propres dans le capital des entreprises».

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

SODIAAL : une coopérative tournée vers l’avenir

Emmenée par Sébastien Durand, éleveur lozérien en AB, la section Lozère, Aveyron, Aude, Tarn de SODIAAL UNION est riche de la diversité de ses productions laitières (vaches, brebis chèvres). Ses responsables ont fait le point sur une activité globalement positive, avec pour la deuxième année consécutive, un retour à ses producteurs. Les responsables de la section Lozère, Aveyron, Aude, Tarn de la coopérative SODIAAL ont fait un point en amont…


Aveyron | Par Eva DZ

Première année d’activités pour natera

Il y a un an, les coopératives CAPEL et UNICOR donnaient naissance à natera. «Un choix fort et unanime de fusion, une décision stratégique assumée», selon le président Jean-Claude Virenque. Un an après, natera se veut un «outil résilient pour accompagner les filières, les territoires», la preuve en a été donnée lors de la présentation de sa première année d’activité, vendredi 28 mars à la CCI de Rodez. Il y…


Aveyron | Par Eva DZ

Ovi-Test : premier centre d’insémination ovine en France

Ovi-Test tenait son assemblée générale mardi 4 mars à Ségur. La coopérative d’insémination ovine forte de 1 800 adhérents, maintient sa position de leader national et s’affiche comme une véritable référence d’excellence en matière de reproduction en France comme à l’étranger. 79 000 brebis Lacaune de sélection lait et viande issues de 220 élevages sélectionneurs constituent le cadre de travail de la coopérative d’insémination ovine Ovi-Test. Dotée de 5 bergeries…


Aveyron | Par Eva DZ

«Il y a de l’avenir pour l’élevage laitier»

Après une première édition en Lozère, Jeune Montagne a renouvelé sa journée «Installation et salariat en élevage laitier» en Aveyron, le 21 janvier auprès de 200 jeunes de l’Agricampus La Roque. A l’initiative du CRIEL Occitanie, interprofession laitière regroupant producteurs, coopératives et industriels, cette rencontre, à travers la diffusion du film, «Même pas peur d’être éleveur !» et d’échanges avec des éleveurs et acteurs de la filière laitière, a démontré…


Par La rédaction

Séparation vente/conseil : le gouvernement se résout à la supprimer, précisions par décret

À l’occasion de l’examen de la proposition de loi sur les Entraves en séance publique au Sénat le 27 janvier, le gouvernement s’est prononcé en faveur de la suppression de la séparation de la vente et du conseil des pesticides, ne proposant que quelques modifications à la marge du texte des sénateurs Duplomb et Menonville. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a admis que le dispositif n’a «pas eu l’efficacité escomptée», et qu’il s’avère «beaucoup trop complexe». Dans le détail, un amendement proposé par le gouvernement, et qui a été adopté par le Sénat, prévoit de rétablir la possibilité pour un distributeur/vendeur de produits phytopharmaceutiques (une coopérative, un négoce) d’offrir un service de conseil, tout en préservant l’interdiction aux fabricants (p.ex. BASF, Bayer). Des précisions doivent toutefois être apportées par décret pour prévenir des cas de «conflit d’intérêts» que la ministre n’a pas précisés. Pour rappel, lors de sa visite au dernier Salon de l’agriculture, le président de la République Emmanuel Macron avait indiqué son souhait de maintenir le dispositif : «Ce n’est pas celui qui vend les produits phytosanitaires qui peut faire le conseil», avait-il déclaré à son auditoire. Le précédent gouvernement s’était tenu à cette ligne, proposant d’assouplir le dispositif, et non de le supprimer, au grand dam de la Coopération agricole.