Mot-clé : contingents d’importation

Par Agra

UE-Mercosur : pas encore d’accord sur la répartition des contingents agricoles de l’UE

Les pays du bloc sudaméricain (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) ne sont pas parvenus, le 2 septembre, à se mettre d’accord autour de la répartition des contingents tarifaires agricoles de l’accord commercial UE-Mercosur, appliqué de manière provisoire depuis mai. « Il n’y a pas encore d’unanimité », a déploré le chef de la diplomatie uruguayenne Mario Lubetkin, dont le pays occupe la présidence tournante du Mercosur. D’après l’AFP, si les points de vue de l’Argentine, du Brésil et de l’Uruguay se rapprochent, celui du Paraguay en reste pour l’heure le plus éloigné.

En l’absence de répartition définitive des volumes, ces quotas devront être attribués selon le principe du « premier arrivé, premier servi ». Cette incertitude intervient au moment où le Brésil est écarté, depuis le 3 septembre, de la liste des pays autorisé à exporter des produits animaux vers l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques comme facteurs de croissance, faute d’avoir pu fournir les garanties nécessaires pour le moment. Les chefs de la diplomatie du Mercosur devraient à nouveau se retrouver d’ici 45 à 60 jours à Montevideo (Uruguay) pour tenter d’aboutir à un consensus.


Par Agra

Viande bovine : les quotas d’importation de l’UE totalisent presque 500 000 t (Idele)

La somme des contingents d’importation de viande bovine consentis par l’UE dans le cadre des accords de libre-échange frôle les 500 000 tonnes équivalent carcasse (téc), soit 8 % de la consommation européenne, a-t-on appris lors de la conférence sur les marchés mondiaux de l’Institut de l’élevage le 12 juin. Ce total comprend les accords conclus ces derniers mois (Mercosur, Australie, Mexique et Inde), qui viennent s’ajouter aux contingents déjà ouverts en 2025 et 2024-2025 (pour plus de 363 000 téc). Pour rappel, certains accords prévoient une ouverture progressive : 2031 pour les 99 000 téc du Mercosur, ou encore « fin 2027, début 2028 » pour l’Australie (35 000 téc de viande bovine, 31 000 téc de viande ovine).

De son côté, la viande ovine fait l’objet de presque 185 000 téc de quotas en 2025. Selon la présentation de l’Idele, ces concessions de l’UE « atteignent des niveaux significatifs » et pourraient « peser » sur les marchés des viandes bovine et ovine, qui verraient affluer « des produits compétitifs ». L’institut technique rappelle que les quotas actuels ne sont consommés qu’à hauteur de 44 %, avec d’importantes variations selon les pays fournisseurs (entre 1 % et 100 %). Par ailleurs, l’Idele note que la suppression des droits de douane sur la viande bovine prévue dans l’accord UE-Mercosur représente une perte de 378 M€/ par an pour le budget de l’UE.