Mot-clé : Conseil spécialisé grandes cultures

Par Agra

Cours des engrais : retour à la normale pour l’urée, les phosphates toujours en tension

À l’occasion de son conseil spécialisé Grandes cultures, le 16 juillet, FranceAgrimer souligne que les cours de l’urée ont retrouvé leur niveau pré-conflit depuis la reprise des flux par le détroit d’Ormuz. Au Moyen-Orient, l’urée s’échangeait le 9 juillet autour de 415 dollars la tonne contre 483 $/t en février. En revanche, les cours des engrais phosphatés restent élevés : le phosphate diammonique (DAP) s’échangeait à 843 dollars la tonne le 9 juillet, contre 689 $/t avant le conflit.

La situation reste toutefois très évolutive avec la récente recrudescence des tensions dans le détroit d’Ormuz. Alors que le transport maritime avait légèrement repris depuis le mois de juin et l’accord entre les États-Unis et l’Iran, France Agrimer s’attend à ce que les flux retombent au niveau d’avant juin. Très réactif, le prix du baril, qui s’échangeait encore autour de 70 $ il y a une semaine, valait 85$ le 14 juillet. Aucun signe d’accalmie n’était constaté entre l’Iran et les États-Unis après une semaine de frappes, qui se sont poursuivies le 15 juillet, les deux parties réduisant en pièces le protocole d’accord en recommençant à bloquer le détroit d’Ormuz et les ports iraniens.


Par Agra

Engrais azotés : recul des cours, notamment grâce à l’accord USA-Iran (FranceAgriMer)

Lors de la conférence de presse suivant son Conseil spécialisé grandes cultures le 17 juin, FranceAgriMer (FAM) a indiqué que l’accord annoncé entre l’Iran et les USA, devant déboucher sur la réouverture du détroit d’Ormuz, avait participé au repli des cours des engrais azotés. Reprenant les données de Reuters, l’organisme public signale un recul du prix de l’urée depuis le Moyen-Orient de 205 $/t entre les mois de mai et de juin, pour tomber à 538 $/t (contre 817 $/t en avril, 486 $/t en février et 438 $/t en février 2025). Les opérateurs espèrent une reprise du trafic via le détroit d’Ormuz. D’autres facteurs baissiers sont également cités.

Majda En-nourhi, chargée d’études économiques de FAM, pointe la moindre demande des importateurs, qui freinent leurs achats au vu du niveau des prix. À cela s’ajoutent le recul saisonnier de la demande et, enfin, l’assouplissement des restrictions à l’exportation d’urée décidé par la Chine. Prudence néanmoins : l’accord USA-Iran sera suivi d’une période de négociations de 60 jours sur divers sujets – notamment le nucléaire iranien –, susceptible de tout remettre en question. De leur côté, les cours des engrais phosphatés n’ont pas encore connu de détente, prévient l’organisme public.