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Par Agra

Lait : les cours de la protéine toujours en hausse, ceux du beurre se stabilisent

Les cours des produits issus du lait atteignent des records et sont toujours orientés à la hausse. « Le prix de la poudre de lait écrémé a sensiblement progressé depuis la fin de l’année 2025 pour se situer désormais à 2 900 € la tonne, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis quatre ans. Cette revalorisation concerne les différents ingrédients protéiques. Les tendances sont, en effet, similaires pour la poudre de lactosérum et les différents concentrés de protéines », écrit le Cniel (interprofession) dans sa dernière note de conjoncture pour le mois de mai.

En France, les prix des produits laitiers vendus en magasin affichent des augmentations modérées au cours des douze derniers mois : +1,7% pour le beurre, +0,8% pour le lait liquide. En dépit de ces valorisation haussières, le prix du lait de vache conventionnel payé aux producteurs en France est de 417 €/1000 litres en mars 2026, soit -11% sur un an. En outre, les producteurs sont confrontés à des coûts de production qui repartent à la hausse (+3% en mars 2026 sur un an selon l’indice général Ipampa Lait de vache) après une baisse modérée au cours des derniers mois. « Ce mouvement risque de s’amplifier dans les mois à venir, compte tenu de l’augmentation du prix de l’énergie et des engrais », prévoit le Cniel.


Par Agra

Lait : un pic de collecte avancé de cinq semaines cette année, à cause de la FCO

Les dernières données indiquent une baisse de la collecte de lait de vache en France depuis la semaine du 16 mars, après un pic de collecte. « Cette avancée du pic de la collecte, par rapport aux années précédentes, a pour conséquence que la collecte des semaines les plus récentes baisse par rapport à la même période en 2025 », indique FranceAgriMer dans sa conjoncture lait de vache pour mai. La collecte est en recul de 1,1% la semaine du 4 mai, par rapport à la même semaine de 2025.

« Ainsi, en 2026, le pic laitier aura été plus précoce, avec cinq semaines d’avance, et également plus fort (+ 2 %/pic laitier 2025). » « Cette baisse récente de la production est la conséquence d’un décalage des vêlages dans l’ouest de la France, en liaison avec des problèmes de reproduction survenus l’été dernier du fait de la FCO », indique le Cniel (interprofession) dans sa note de conjoncture publiée début juin. Ce décalage des vêlages devrait induire une hausse de la collecte sur les mois de juin et juillet surtout dans l’Ouest. La collecte présente toutefois « une évolution globale très dynamique sur le début de l’année 2026, avec une croissance de 4% sur les quatre premiers mois de l’année 2026 », indique le Cniel, à cause des prix bas de l’alimentation, des fourrages de bonne qualité et du développement de la robotisation.


National | Par Actuagri

Colloque : Changer le regard sur l’élevage

Enjeux sociétaux et élevage ne font pas toujours bon ménage. Mais des pistes existent pour apaiser les choses. Le projet Entr’Actes (Acteurs face aux enjeux sociétaux), piloté depuis 2023 par les instituts techniques de l’élevage (Idele), du porc (Ifip) et de l’aviculture (Itavi), s’est clôturé par un colloque réuni récemment à Paris. L’actualité et la complexité du débat ont été résumées, en fin de journée, par Dominique Grasset, éleveur de…


Par Agra

Lait : en mars, le prix du beurre se stabilise, celui de la poudre remonte

Selon le dernier bilan de conjoncture laitière publié par le Cniel (interprofession) le 7 avril, il apparaît que les cours du beurre tendent à se stabiliser « autour de 4500 € la tonne » depuis ces dernières semaines, après une forte baisse. Autre produit industriel, la poudre de lait écrémé, dont « le prix a sensiblement progressé depuis la fin de l’année 2025 pour se situer désormais à 2700 € la tonne, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis le début de l’année 2023. » La collecte de lait en France reste très dynamique. « En rythme journalier, elle affiche une croissance de 2,2% sur l’ensemble de l’année 2025 comparativement à 2024. Cette tendance se poursuit sur le début de l’année 2026, sachant que le contexte sanitaire du début 2025 était particulièrement préoccupant et avait induit une baisse assez nette de la production dans plusieurs bassins laitiers. » Les autres grands bassins exportateurs laitiers sont aussi orientés à la hausse en termes de volumes. Pour les prochaines semaines, le Cniel estime que « le maintien de cette fermeté des prix (…) reste néanmoins incertain, car il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe. »


Par La rédaction

Lait : la collecte française soutenue début 2026, prix du lait en baisse

La collecte de lait de vache en France poursuit sa hausse à un rythme soutenu en ce début 2026 : sur les sept premières semaines de l’année, elle progresse de 5,3% par rapport à la même période de 2025, selon les données publiées par FranceAgriMer. La collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025, affichant une croissance de 1,9% sur l’ensemble de l’année 2025. La production laitière augmente ainsi pour la deuxième année consécutive, souligne le Cniel (interprofession laitière) dans sa note de conjoncture de février 2026, publiée le 4 mars. Conséquence de cet afflux de matière première, « le prix standard du lait conventionnel s’est établi à 454,8 €/1 000 l en décembre 2025, un recul de 5,5 €/1 000 l sur un mois, passant ainsi sous son niveau de décembre 2024. Au total, entre septembre et décembre 2025, le prix du lait s’est dégradé de 23,8 €/1 000 l », note FranceAgriMer. L’abondance de lait dans tous les grands bassins exportateurs « entraîne les prix des produits laitiers industriels dans une phase descendante », note le Cniel. « Bien que le prix des vaches de réforme soit actuellement assez élevé, il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe. »


Par Agra

Conférence souveraineté : la filière lait demande aides publiques et de simplification

Dans le cadre des Conférences de la souveraineté alimentaire lancées par la ministre de l’agriculture Annie Genevard en décembre, l’interprofession laitière a fait part de ses attentes. Selon un document de synthèse du Cniel, la filière veut des «investissements nationaux et régionaux plus dynamiques et ciblés, notamment des aides éligibles par site» et «un grand plan d’investissement public» pour s’engager dans la transition de la production et de la transformation. Pour l’interprofession, un soutien public est nécessaire pour adapter les bâtiments et le stockage de fourrages, moderniser les sites de transformation et mettre en œuvre la dématérialisation des passeports bovins et la généralisation des boucles électroniques.

Sur l’administratif, la filière veut «un allègement de la charge administrative et une réduction drastique des délais d’instruction (ICPE, permis de construire, gestion de l’eau, etc.)», ainsi que le rejet de la création d’un cadre règlementaire relatif au transport des animaux vivants. Il faut aussi «œuvrer à l’application harmonisée des règles européennes actuelles». Autre demande : maintenir les bovins en dehors du champ d’application de la directive IED, dans le cadre de la révision de la règlementation attendue pour 2026.

Source Agra


Par Agra

Lait cru : accord entre ministère et professionnels sur le constat et les priorités

Les organisations professionnelles engagées dans la défense de la filière lait cru se sont montrées satisfaites de la première rencontre avec la ministre de l’agriculture Annie Genevard le 12 janvier. L’Inao, le Cnaol et les interprofessions laitières (Cniel, Anicap et France brebis laitière), qui ont participé à la réunion, saluent «la qualité des échanges, marqués par une volonté partagée de travailler collectivement à la pérennisation des fromages au lait cru». La rencontre a permis de «s’accorder sur des constats et des priorités communes». Les organisations espèrent surtout que cette réunion débouche sur une «feuille de route ambitieuse».

Dès l’automne 2025, elles alertaient l’État sur les difficultés de leur filière fragilisée par les crises sanitaires. Depuis ces derniers temps, le nombre de rappels de produits touchés par des bactéries comme Escherichia coli ou Listeria est en hausse, entraînant des fermetures de sites. La filière demande un soutien public en matière de «recherche, d’accompagnement technique et économique, d’anticipation des crises sanitaires, de cohérence réglementaire et de communication sur les recommandations de santé publique».

Source Agra


Par Agra

Lait : les labels peinent à convaincre les acheteurs de leur valeur ajoutée (sondage)

Moins d’un tiers des consommateurs (30 %) estiment qu’il est très important qu’un produit laitier porte un label (Siqo, bio, marques collectives, etc.), une mention ou un score lors d’un achat, selon l’étude Worldpanel de Numerator présentée par le Cniel (interprofession laitière) le 18 décembre. De même, ils restent peu enclins à payer davantage pour un produit alimentaire portant un label, une mention ou un score : en 2025, ils sont 35 % à être opposés à payer plus un produit porteur d’un label qu’ils connaissent, contre 36 % en 2023 et 26 % en 2020. Tous produits confondus, le label bio jouit d’une très forte notoriété, mais il est distancié en termes d’image en se classant 15e parmi 28 logos testés auprès des sondés. Pour les produits laitiers, les consommateurs sont bien plus partants pour des produits fabriqués en France ou porteurs du Nutri-Score, que pour ceux porteurs du logo AB (bio). Alors que près d’un consommateur français sur deux « ne croit pas au bio », la multiplication des logos, labels, marques collectives ou scores semble nuire à la lisibilité de l’offre en magasins. Une mention comme « zéro résidus de pesticides » est plus incitative à l’achat que le logo AB.


Par Agra

Lait : de 21,9 % à 42,7 % de taxes chinoises sur certains produits laitiers européens

La Chine a décidé d’appliquer à partir du 23 décembre des droits de douane provisoires sur certains produits laitiers européens, qui s’échelonneront de 21,9 % à 42,7 %. Ces droits ont été décidés dans le cadre d’une enquête antisubventions de Pékin qui doit se terminer le 21 février, date à laquelle cette mesure pourrait devenir définitive. Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus, ainsi que certains laits et crèmes, qui bénéficieraient selon Pékin de subventions faisant subir un préjudice substantiel aux concurrents chinois. L’UE rejette les conclusions de cette enquête. « Notre analyse est que cette enquête est basée sur des allégations contestables et des preuves insuffisantes, et que les mesures sont par conséquent injustifiées et infondées », a déclaré à la presse Olof Gill, porte-parole de la Commission européenne. L’annonce de ces droits, faite le 22 décembre par le ministère du Commerce chinois, est une demi-surprise. Elle était redoutée par François-Xavier Huard, p.-d.g. de la Fnil (industriels) et vice-président du Cniel (interprofession), qui avait participé au voyage d’État du président Macron début décembre.

L’interprofession laitière française a réagi dès l’annonce de droits de douane chinois sur les produits laitiers européens. « Nous renouvelons notre confiance dans l’action des autorités françaises et européennes afin de parvenir à infléchir la position chinoise et ainsi à préserver des relations commerciales équilibrées », indique le Cniel, ne perdant pas espoir de voir les Chinois revenir sur leur position. Les droits de douanes de 21,9 % à 42,7 % à partir du 23 décembre sont provisoires, s’appliquant jusqu’au 21 février, date de la fin de l’enquête anti-subventions. Mais ils pourraient devenir définitifs après cette date. Ces nouveaux droits de douane viennent s’ajouter aux 15 % déjà appliqués par Pékin pour les produits laitiers européens. « Cette décision risque d’affecter l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la transformation, fragilisant durablement l’équilibre économique du secteur », souligne le Cniel. Pour rappel, 50 000 t de crème française sont exportées vers la Chine chaque année, sans doute réduites à néant après l’application de droits prohibitifs. L’annonce se fait dans un climat compliqué pour la filière qui voit plusieurs destinations d’exportation se restreindre, à l’image des États-Unis ou de l’Algérie.


Par Agra

Lait bio : la consommation de crème et d’ultra-frais bio repart à la hausse

Les ventes en volume de produits laitiers biologiques évoluent de façon contrastée en grandes surfaces, selon les dernières données disponibles de Circana, présentées par le Cniel (interprofession) le 18 décembre. «La consommation de produits laitiers bio semble avoir enfin atteint son plancher, et les signaux positifs se multiplient», explique Corentin Puvilland, économiste Cniel. «La stabilisation définitive se fait encore attendre dans trois catégories». Lait liquide (-3,3 % en 2025 vs 2024), beurre (-5,1 %) et fromage (-3 %) sont toujours orientés à la baisse depuis le recul entamé début 2021, mais le rythme ralentit depuis 2024. La crème (+0,8 %) et l’ultra-frais (+2,5 %) sont en progression depuis 2025, après plusieurs années de baisse. Les hausses sont particulièrement fortes pour le mois de novembre, comparé à novembre 2024 : +2,5 % pour la crème et +5,3 % pour le beurre.

Autre signe positif : la reprise des fabrications de produits laitiers qui sont en hausse de 6 % sur les six derniers mois de 2025 par rapport à 2024. Pour l’avenir, «les fabrications devraient continuer d’augmenter» pour faire face à une demande qui redémarre. Mais il y a un risque de manquer de lait bio à cause des cessations d’activité d’éleveurs qui atteignent un niveau record.

Source Agra