Mot-clé : Clauses miroir

Par Agra

Viande : le Brésil bel et bien interdit d’exporter en UE au 3 septembre, mais des audits en cours

Les services de la Commission européenne ont confirmé, le 31 août que le Brésil ne sera plus autorisé, à partir du 3 septembre, à exporter vers l’UE des animaux destinés à la production alimentaire ni des produits d’origine animale, notamment les viandes bovine et de volaille, les œufs, le miel et les boyaux, destinés à la consommation humaine. « Le Brésil est un partenaire important pour l’UE et nous travaillons étroitement, de manière constructive et positive, avec les autorités brésiliennes afin de garantir leur conformité à ces exigences », précise toutefois un porte-parole de la Commission européenne. « Pour la première fois depuis longtemps, l’Europe fait preuve de lucidité et décide de protéger son marché, ses producteurs et ses consommateurs », se félicite Patrick Bénézit président de la fédération nationale bovine. En parallèle, les services de la DG Santé de la Commission européenne mène actuellement, jusqu’au 4 septembre, des audits au Brésil auprès de producteurs de volailles et de miel. En cas de résultat positif, Bruxelles pourrait proposer de réintégrer le Brésil à la liste des pays autorisés à exporter vers l’UE mais le bœuf ne sera pas concerné. Toutefois, un vote des experts nationaux en comité permanent (Scopaff) reste nécessaire sans qu’aucune date ne soit, pour l’heure, confirmée.


Par Agra

Pesticides : «large adhésion» des Français aux clauses-miroir, selon FNH

Dans un sondage réalisé par Odoxa pour la Fondation pour la nature et pour l’homme (FNH), dévoilé le 8 décembre, 82 % des agriculteurs disent être prêts à réduire l’usage de phytosanitaires et engrais si les produits importés étaient soumis aux mêmes règles. En parallèle, 93% des Français jugent « importante » l’application de telles mesures-miroir, et 62% d’entre eux auraient comme « principale attente » la baisse d’usage de pesticides. Pour FNH, cette « large adhésion » de l’ensemble de la société aux mesures-miroir fait apparaître clairement « le manque d’engagement des responsables politiques », selon un communiqué. « Le combat à mener est très profond : c’est toute notre manière de commercer qui doit radicalement changer », réagit le directeur du plaidoyer Thomas Uthayakumar. Il estime qu’il faut créer « un cadre réglementaire qui pose la santé et l’environnement comme déterminants majeurs des politiques agricole et commerciale européennes… ». En plus du manque de volonté politique, 45% des agriculteurs ne se sentent pas assez accompagnés pour embrasser des pratiques agroécologiques, selon le sondage. Face à ce constat, FNH appelle l’UE à « renoncer à la dérégulation environnementale en cours » et à « renoncer à l’accord entre l’UE et les pays du Mercosur ».