Mot-clé : Cheptel

National | Par Actuagri

La ferme bovine française a changé de physionomie en dix ans

Entre 2015 et 2025, la France a perdu 14,7 % de son cheptel bovin et plus d'un quart de ses élevages, indique Agreste dans une récente étude. Face à cette décapitalisation marquée, le paysage bovin national se transforme très profondément : les exploitations s'agrandissent, la filière laitière se réorganise et l'élevage allaitant se recentre sur le naissage. En l'espace d'une décennie, l'élevage bovin français a connu une décapitalisation majeure, confirme…


Par Agra

Climat : émissions agricoles quasi stables début 2026, entre recul du cheptel et reprise des engrais

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’agriculture française sont restées quasiment stables au premier trimestre 2026, avec une légère hausse de 0,1 % sur un an (+ 0,03 Mt CO2e), a indiqué le Citepa (pollution climatique) dans son baromètre du premier trimestre 2026, publié le 8 juillet. Cette stabilité apparente masque toutefois des dynamiques contrastées selon les sources d’émissions. Le recul des cheptels, en particulier bovins, contribue à réduire les émissions de méthane, tandis que la reprise des apports d’engrais azotés entraîne une hausse des émissions de protoxyde d’azote. Cette stagnation tranche avec la forte baisse observée à l’échelle nationale. Hors secteur « Utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie » (UTCATF), les émissions de GES françaises au premier trimestre 2026 sont estimées à 98,5 Mt CO₂e, contre 103,5 Mt CO₂e au premier trimestre 2025, soit une baisse de 4,8 % en un an (-5,0 Mt CO₂e). Cette baisse est principalement tirée par le recul des émissions des bâtiments (‑10,7 %), des transports (-3,8 %) et de l’industrie manufacturière ((-1,0 Mt CO₂e; -5,9 %) qui enregistrent les diminutions les plus importantes en valeur absolue. Dans le secteur industriel, l’agroalimentaire enregistre la plus forte diminution en valeur absolue (-0,3 Mt CO₂e), devant la chimie et la métallurgie des métaux ferreux. (-0,2 Mt CO₂e chacune).


Par Agra

Tunnels de prix/bovins viande : risque pour Culture Viande, avancée pour la FNB

Dans un communiqué du 3 juillet, Culture Viande (industriels des viandes de boucherie) alerte sur le risque de déconnexion des prix français des viandes bovines après que le Sénat a adopté un amendement du gouvernement prolongeant l’expérimentation des tunnels de prix pour la filière bovins viande. « Ce n’est pas le principe d’un tunnel de prix qui est en cause, mais le choix d’en fonder la borne basse sur les coûts de production », préviennent les abatteurs à l’intention de la commission mixte paritaire qui doit examiner le 16 juillet le projet de loi d’urgence agricole intégrant cet amendement.

En achetant à des prix progressivement déconnectés des réalités du marché européen, les entreprises françaises, débouchés des éleveurs, se fragiliseraient au profit des importations, font-ils valoir. Le syndicat argumente que le tunnel de prix expérimenté depuis 2021 n’est pour rien dans le doublement des prix des animaux entre 2020 et 2025, qui résulte « avant tout de la contraction de l’offre liée à la décapitalisation des cheptels. » Dans un communiqué le même jour, la FNB (éleveurs, FNSEA) estime à l’inverse qu’il s’agit «avancée majeure pour le respect du coût de production».


Par Agra

Elevage : les effets de plafonds de densité d’animaux sur le cheptel de l’UE (étude)

Dans un article publié dans le numéro de mai 2025 d’Agricultural Systems, des chercheurs du Centre commun de recherche de la Commission européenne étudient des scénarios de plafonnement de la densité d’animaux d’élevage en UE qui aboutissent à une réduction nette du cheptel européen, entre -3,4 % et -15,6 %. Les chercheurs ont réalisé une modélisation des effets d’un plafonnement de la densité du cheptel sur les productions animales en prenant en compte deux seuils de densité : 2 unités de gros bétail/ha, correspondant à la directive Nitrates de 1991, et 1,4 unités de gros bétail /ha, utilisé dans des mesures agro-environnementales. « L’impact est plus important pour les granivores que pour les animaux d’élevage pâturant », notent les auteurs. Autres conséquences : une baisse de la production de céréales car moins d’animaux à nourrir, une réduction des excédents d’azote de 4 à 10 %, mais une augmentation de l’utilisation du phosphore et du potassium, car moins de fumier. Et une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 2 à 9%, mais une part importante de cette réduction pourrait être compensée par une hausse des émissions dans les pays tiers.