Mot-clé : cheptel laitier

Par Agra

Fourrages : les éleveurs laitiers de la FNPL demandent des aides pour les éleveurs

La FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) a lancé un appel le 22 juillet aux pouvoirs publics pour faire face aux conséquences de la canicule et de la sécheresse qui touchent les pâturages. « Les éleveurs commencent à entamer leur stock de fourrage d’hiver pour nourrir les animaux, ce qui va les obliger à acheter pour tenir jusqu’à l’année prochaine », indique Yohann Barbe, président de la FNPL. Constatant le manque de fourrages dans les territoires, la FNPL formule plusieurs demandes à l’État : d’abord, que les cartes satellitaires mesurant la pousse de l’herbe soient complétées par des relevés sur les zones concernées pour avoir une vision plus précise des pertes herbagères.

Pour les éleveurs touchés mais non-assurés, la FNPL demande de mettre en place l’indemnisation de solidarité nationale (ISN). Ensuite, le syndicat souhaite que les éleveurs concernés suspendent le paiement des prochaines échéances de cotisations sociales à la MSA et qu’ils bénéficient d’un fonds d’allègement des cotisations, d’un fonds d’allègement des intérêts d’emprunts, et d’un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti qui doit être appelée à l’automne. A plus long terme, la FNPL alerte sur un risque de décapitalisation si les éleveurs n’ont pas assez pour nourrir les animaux, ce qui entraînerait mécaniquement une baisse des volumes de lait et donc des revenus des agriculteurs.


Par Agra

Lait : USA et Argentine mieux placés que l’UE pour répondre à la hausse de la demande (étude)

Selon une étude de Rabobank publiée le 7 juillet, les Etats-Unis et l’Argentine sont mieux placés que l’Europe pour répondre à la hausse mondiale de la demande en produits laitiers estimée à 2% par an dans les prochaines années. « Les États-Unis et l’Argentine disposent d’un potentiel de croissance beaucoup moins contraint » que l’Europe, est-il écrit. Aux USA, la production laitière dispose encore d’un important potentiel d’expansion grâce à des prix élevés de la viande bovine, une forte demande mondiale en protéines, un cheptel laitier record de 9,65 millions de vaches, des coûts de production compétitifs et des investissements massifs dans les capacités de transformation, en particulier dans le secteur fromager (capacités de transformation du fromage en hausse de 6 % rien qu’en 2025).

Le pays sud-américain a vu de son côté sa production de lait augmenter de 10 % en 2025, puis de 7 % au premier trimestre 2026. A l’inverse, en Europe, « l’augmentation de la production de lait devient de plus en plus difficile » à cause des « contraintes réglementaires », du « vieillissement de la population agricole » et « de niveaux de productivité (…) parmi les plus élevés au monde » laissant peu de marges de progression. Au global, Rabobank prévoit un marché mondial où les échanges progresseront régulièrement et des flux commerciaux appelés à évoluer en permanence.