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Par Agra

Eau : les chambres d’agriculture émettent à nouveau des «réserves» sur les Sdage

Réunies en conseil d’administration le 17 juin à Paris, les chambres d’agriculture ont adopté une motion exprimant de « sérieuses réserves », déjà exprimées en conférence de presse le 22 avril, sur l’élaboration des Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2028-2033. Elles dénoncent un calendrier trop « contraint », une concertation « insuffisante » avec le monde agricole ainsi qu’une « complexité accrue » des documents. Selon elles, plusieurs projets de Sdage seraient « déconnectés » des réalités économiques, climatiques et techniques des exploitations, en raison notamment d’une approche trop centrée sur la réduction des consommations d’eau.

Chambre d’agriculture France souligne à cet égard que le plan Eau présenté par le gouvernement en mars 2023 vise une stabilisation des prélèvements agricoles à l’horizon 2030. Elles demandent en conséquence un allongement des calendriers d’élaboration, un renforcement de la concertation avec les acteurs agricoles et une simplification des documents. Elles plaident en outre pour une évaluation systématique des effets socio-économiques des mesures proposées, un rééquilibrage de la gouvernance des instances de bassin en faveur du monde agricole. Enfin, elles souhaitent que le stockage de l’eau soit davantage reconnu comme un levier d’adaptation au changement climatique, et appellent à des politiques publiques favorisant l’investissement dans les infrastructures hydrauliques.


Par Agra

Adaptation au changement climatique : 110 agriculteurs accompagnés par les chambres

Selon un communiqué de presse du 9 avril, les chambres d’agriculture ont réalisé 110 accompagnements sur l’adaptation au changement climatique dans le cadre du projet ClimaTerra. Arrêté à mars 2026, ce chiffre représente un tiers de l’objectif de ce projet exploratoire (350 accompagnements). Piloté par Chambres d’agriculture France, le projet Casdar ClimaTerra (2023-2026) vise, à terme, à « proposer à tous les agriculteurs un accompagnement dans la mise en œuvre d’un plan d’action personnalisé ». Il permet déjà à des agriculteurs de bénéficier gratuitement d’un « diagnostic de vulnérabilité » de leur exploitation. Les étapes suivantes de la démarche sont la construction d’un plan d’action personnalisé (deux jours, 557 plans réalisés) et l’accompagnement à la mise en place des différents leviers (quatre jours). Par ailleurs, ClimaTerra a permis de sensibiliser 10 241 personnes (agriculteurs, conseillers, étudiants). Le projet Casdar sera suivi d’une phase de massification, qui vise à accompagner 10 000 agriculteurs par an jusqu’en 2030. Une suite dont la forme n’est pas encore définie (nouveau projet ou poursuite du projet actuel) : « Nous ne savons pas encore sous quelle forme pourront être menés ces accompagnements et avec quels fonds », indique-t-on chez Chambres d’agriculture France.


Par Agra

Chambres d’agriculture misent sur dématérialisation et engraissement

À l’occasion des vœux à la presse de Chambres d’agriculture France le 14 janvier, ses représentants nationaux ont soutenu la stratégie sanitaire du gouvernement contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), et proposé des pistes pour améliorer la gestion d’une éventuelle nouvelle crise. « La stratégie fonctionne », a répété le président de Chambres d’agriculture France, Sébastien Windsor. « Il n’y a pas de nouveaux cas depuis le 2 janvier». Questionné sur l’enveloppe allouée aux indemnisations, dont le gouvernement a récemment proposé le doublement, à 22 M€, l’agriculteur estime qu’il est satisfaisant : « Est-ce suffisant ? Dans l’état actuel, oui. Cela permet d’indemniser les animaux et les pertes indirectes ». Pour mieux gérer la survenue d’une nouvelle épidémie, les élus des chambres d’agriculture ont proposé deux pistes : d’une part « un retour de l’engraissement au plus près du naissage pour limiter les mouvements » et pour limiter la dépendance de la France aux pays engraisseurs (Italie, Espagne) ; et, d’autre part, une accélération de la dématérialisation de l’identification des bovins. « Cette crise a révélé le mauvais fonctionnement du système actuel, il faut pouvoir tracer, cela passe par la dématéralisation ». Selon l’interprofession bovine, l’État prévoyait, en décembre, que la dématérialisation de l’identification des bovins serait opérationnelle en 2028. Interbev pousse pour qu’elle soit opérationnelle dès 2027.