Mot-clé : baisse de rendement

Par Agra

Porc/sécheresse : part minimale de maïs réduite temporairement dans l’IGP Sud-Ouest

Un arrêté interministériel du 22 octobre publié le 29 octobre réduit temporairement de 30% à 15% la part minimale de maïs denté dans la ration d’engraissement des porcs sous IGP Porc du Sud-Ouest « en raison d’une période de sécheresse ». Il est en vigueur depuis le 7 octobre, date de la proposition de l’Inao jusqu’à 31 octobre 2027. « L’importance de la culture de maïs denté [très utilisé en alimentation animale] dans le sud-ouest a permis de favoriser son usage dans les rations en engraissement », explique le cahier des charges de cette IGP.

Or, la récolte 2026 de maïs grain (semences comprise) dans le Sud-Ouest comme au niveau national est réduite de moitié selon la statistique publique. Ce recul historique est l’effet conjugué de la régression des surfaces cultivées et de la baisse des rendements causée par les fortes chaleurs et le manque d’eau. L’Irqualim (institut des produits sous signes officiels de qualité) d’Occitanie indique sur son site internet que le Porc du Sud-Ouest est commercialisé en viande fraîche, et également destiné à la fabrication du jambon de Bayonne et de toutes les charcuteries et salaisons du Sud-Ouest.


Par Agra

Maïs : la récolte en baisse « de moitié », appel à la solidarité nationale (producteurs)

L’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), estimant la récolte en baisse « de moitié », a réclamé le 27 août des aides publiques « réellement à la hauteur de la crise » vécue. « La filière maïs traverse aujourd’hui une épreuve d’une gravité exceptionnelle pour laquelle une solidarité nationale d’ampleur est indispensable », déclare le président Franck Laborde, cité dans un communiqué. Concernant le maïs grain, l’AGPM chiffre la production française 2026 à 7,5 Mt (contre 13,4 Mt en moyenne quinquennale), soit « l’une des plus faibles depuis la seconde moitié du 20e siècle ».

Même évolution côté maïs fourrage, en chute « de moitié ». Cela représente au total « près de 2,5 milliards de chiffre d’affaires perdus » dans les fermes, selon le communiqué. « Dans les zones les plus touchées, la fragilité financière de nombreuses exploitations risque de se transformer en crise de trésorerie majeure, avec des conséquences durables sur l’emploi et l’activité économique locale », alerte l’AGPM. Et l’organisation de poursuivre : « Les producteurs de maïs attendent des décisions fortes ainsi qu’un soutien économique majeur et des aides publiques réellement à la hauteur de la crise qu’ils traversent, sans quoi le redémarrage sera impossible en 2027 ».