Par Agra
Loup : vers un relèvement local du plafond sous condition de « pression de prédation »
Le gouvernement a mis en consultation, jusqu’au 22 novembre, un projet d’arrêté fixant le plafond annuel d’élimination de loups. Principale nouveauté de ce texte prévu par la loi d’urgence agricole : en cas d’atteinte du plafond – inchangé, à 21 % de la population estimée – avant la fin de l’année, le préfet coordonnateur pourra décider la poursuite de tirs jusqu’à « 2 % de l’effectif moyen de loups » dans les départements subissant une « pression de prédation ». Une telle possibilité existe déjà dans le cadre actuel, mais de manière uniforme au niveau national ; la ministre de l’Agriculture a d’ailleurs annoncé début octobre son activation.
Selon le projet de texte, « la pression de prédation est estimée au regard du nombre d’attaques constatées en comparaison avec les années précédentes ». Par ailleurs, comme annoncé par Annie Genevard fin septembre, l’arrêté en consultation introduit le report de tirs d’une année sur l’autre quand le plafond n’est pas atteint. Cette nouvelle disposition sera soumise à une condition : que « la population estimée [n’ait] pas baissé par rapport à la précédente estimation ». Enfin, le texte inscrit dans le marbre la méthode de comptage et le calendrier de publication de l’estimation de la population lupine.


