Mot-clé : AOP Lait

Par Agra

Lait : les AOP veulent exploiter « leur potentiel culturel et émotionnel »

Le Cnaol (AOP laitières) multiplie les initiatives pour défendre les fromages sous signes de qualité et d’origine. Le 10 juin, il a dévoilé un étude « prospective » confiée au cabinet de conseil en tendances NellyRodi, initialement présent dans la mode et qui se diversifie dans l’alimentaire. Selon l’étude, « les AOP laitières disposent aujourd’hui d’un potentiel culturel et émotionnel inédit », qui pourrait se concrétiser grâce aux évolutions en cours comme la valorisation par les consommateurs des produits dont l’origine et les méthodes de fabrication et les engagements sont clairement identifiables, et l’intérêt pour le « vivant » à travers le lait cru et la fermentation.

L’étude permet au Cnaol de soutenir le lancement de son prochain AOP Festival, dont la quatrième édition de tiendra à Paris du 13 au 15 novembre. La manifestation gratuite vise à séduire les jeunes urbains et renouveler la clientèle des AOP laitières. Les produits laitiers sous AOP, dont la grande majorité sont au lait cru, sont confrontés à un contexte difficile d’un point de vue sanitaire et économique, alourdi par les mises en garde des autorités sanitaires conseillant à de larges segments de la population (jeunes enfants, femmes enceintes, personnes immunodéprimées et personnes âgées) d’éviter les fromages au lait cru.


Par Agra

Fromages : révision des cahiers des charges validée en Comté, Morbier et Mont d’or, monotraite testée en Roquefort

Les modifications des cahiers des charges des AOP Comté, Morbier et Mont d’or (ou Vacherin du Haut-Doubs) ont été approuvées par le Cnaol (AOP laitières) le 19 novembre, indique l’Inao. « Les cahiers des charges seront prochainement homologués par arrêté interministériel, ce qui conduira à leur entrée en vigueur », selon un communiqué diffusé le 24 novembre. Ces décisions viennent clore un processus entamé en 2020 par ces trois AOP. Ces modifications s’inscrivent « dans une réflexion portée par ces filières visant à conserver une agriculture à dimension humaine, tout en prenant en compte des enjeux territoriaux ». Autre décision : un feu vert a été donné à l’AOP roquefort pour mettre en place un dispositif d’évaluation d’innovation (DEI) concernant l’impact de la monotraite. « La demande fera prochainement l’objet d’une publication du cahier des charges pour une procédure nationale d’opposition de deux mois, avant son homologation. » Le DEI est un outil introduit fin 2024 par l’Inao permettant à un ODG de mener une expérimentation en dehors de son cahier des charges. Les filières viticoles ont été les premières à mettre en pratique ce dispositif.


Par Agra

AOP laitières : en assemblée générale, le Cnaol appelle à un plan de sauvegarde du lait cru

Le Cnaol (AOP laitières) a lancé un appel à la mise en place, dès l’automne, d’une concertation nationale sous l’égide des ministères de l’Agriculture et de la Santé, pour bâtir un plan de sauvegarde du lait cru. Ce plan annoncé le 26 septembre à l’occasion de son assemblée générale vise à « renforcer la recherche scientifique et mieux penser les risques, accompagner économiquement et techniquement les filières, soutenir la formation et la communication auprès des consommateurs et anticiper et gérer collectivement les crises sanitaires. » Le Cnaol estime que la filière des fromages au lait cru subit une « pression sanitaire croissante » fragilisant la rentabilité des acteurs du secteur. « Si rien n’est fait, il (le lait cru, NDLR) risque de disparaître », alerte Hubert Dubien, son président. En 2024, la production de fromages AOP a atteint 202 503 tonnes (+1% vs 2023), dont 77,2% sont au lait cru, représentant un chiffre d’affaires de 2,43 Md€. La Fnil (industriels) tient un discours très différent sur le sujet. Son PDG François-Xavier Haurd est favorable à un débat sur le lait cru et le recours à la thermisation pour améliorer la sécurité sanitaire et la situation économique des fromageries.