Mot-clé : Alimentation

Par Agra

Alimentation : la consommation française à domicile repart à la hausse en 2025

La consommation alimentaire à domicile est repartie à la hausse en France en 2025, à +2,6% sur un an en valeur, selon les données du panel consommateurs Worldpanel by Numerator qui suit les achats de produits de grande consommation (PGC) et de produits frais traditionnels (PFT). Avec 137,5 milliards d’euros dépensés, il s’agit du niveau le plus élevé des dernières années, à +22% par rapport à 2022. Les PGC, qui représentent 71% des achats alimentaires, sont en hausse en volume à +1,2% en 2025 vs 2024, tandis que les PFT progressent de 2,4%. Cette reprise est d’autant plus notable qu’elle fait suite à plusieurs années de baisse de la consommation. Les PGC et les PFT étaient en recul chaque année depuis 2021. Même changement pour les marques nationales dont les ventes redeviennent positives (+0,8%) en 2025 vs 2024, et pour la première fois depuis 2022. Les marques de distributeurs continuent leur progression soutenue à +1,4% par rapport à l’année précédent. Autre évolution notable : la stabilisation des ventes de PGC et de produits frais en libre-service (FLS) bio en GMS, une première après 4 années de recul, selon les données du panel distributeurs Circana. Les MDD bio se renforcent encore par rapport aux marques nationales en 2025, représentant 35,9 % des ventes de produits bio en GMS, soit + 2,5 % vs 2019.


National | Par Actuagri

Sécuriser des projets pour le monde agricole

Lors de la journée de l’alimentation organisée fin janvier par les Chambres d’agriculture, l’accent a été mis sur ce lien constant entre alimentation et agriculture. Sébastien Windsor, président de Chambre d’agriculture France, a insisté sur la nécessité de retrouver des projets pour le monde agricole en donnant l’exemple des Projets alimentaires territoriaux (PAT).  © iStock-redtea Les représentants des Chambres d’agriculture ont donné des exemples et expliqué les enjeux de structurer…


Par Agra

En Allemagne, des marques abandonnent la nouvelle version du Nutri-Score

Alors que la nouvelle version du Nutri-Score doit désormais être appliquée en Allemagne depuis janvier, de nombreux industriels de l’agroalimentaire y ont décidé de ne plus afficher cet étiquetage nutritionnel sur leurs produits, révèle Foodwatch Allemagne dans un communiqué le 29 janvier. Cette décision intervient après une évolution des critères de calcul, annoncée dès 2022, dans le prolongement des recommandations d’un comité scientifique d’experts en nutrition pour adapter l’outil aux dernières avancées scientifiques.

La nouvelle méthode pénalise davantage le sucre, le sel, ou encore les édulcorants. Introduit sur une base volontaire en 2020, le Nutri-Score figurait sur environ 40 % des produits alimentaires vendus en Allemagne en 2022, selon le quotidien Die Frankfurter Allgemeine Zeitung. Depuis 2023, 33 fabricants ont toutefois retiré cet étiquetage de tous leurs produits, quand d’autres ont cessé de l’afficher uniquement sur certains produits. Foodwatch dénonce une pratique de «cherry-score», consistant à ne conserver le Nutri-Score que sur les produits bien notés et à le retirer sur ceux moins bien classés.

À titre d’exemple, Danone a retiré le Nutri-Score de marques comme Alpro ou Actimel, tout en le maintenant sur Activia ou Dany. Afin d’éviter ces retraits, l’association appelle le ministre fédéral de l’Agriculture, Alois Rainer, à rendre le Nutri-Score obligatoire en Allemagne.

Source Agra


Par Agra

Conférences souveraineté : l’exécutif reprend l’idée de «contrats d’avenir» des JA

«La déclinaison territoriale [des] Conférences de la souveraineté alimentaire, ce seront les contrats d’avenir» proposés par le syndicat Jeunes agriculteurs (JA), a annoncé Annie Genevard lors d’un déplacement à Baigneaux (Eure-et-Loir) avec le Premier ministre le 30 janvier. Pour rappel, la première phase des Conférences de la souveraineté, qui ont été lancées en décembre, doit aboutir au Salon de l’agriculture à des orientations nationales sur dix ans. Suivra une phase de déclinaisons territoriales. «C’est là que vont se créer des stratégies territorialisées autour de la diversification», a indiqué la ministre de l’agriculture, après avoir visité une exploitation céréalière de la Beauce qui s’est lancée dans la culture d’amandiers il y a quelques années. Dans son propre discours, Sébastien Lecornu a souligné que ce dispositif doit aider à «produire de manière régulière, prévisible dans les quantités agréées et contractualisées» et d’être «capable d’avoir les outils de transformation».

Depuis quelques mois, les JA plaident pour des «plans d’avenir» au niveau territorial, complétés par des «contrats d’avenir signés entre les agriculteurs, les pouvoirs publics et les acteurs économiques», d’après un communiqué. «Ces contrats aideront les jeunes agriculteurs à financer la transition», espère le syndicat, saluant «une reconnaissance majeure du travail de notre réseau».

Source Agra


Par Agra

Restauration collective : Lecornu veut bannir les produits importés des pays tiers

«Il est impensable que, pour l’ensemble des marchés publics à venir, il y ait des matières premières agricoles alimentaires qui viennent d’en dehors de l’Union européenne», a lancé le Premier ministre le 30 janvier, lors d’un déplacement dans une exploitation agricole à Baigneaux (Eure-et-Loir). Sans toutefois aller jusqu’à la «préférence nationale», qualifiée d’«hérésie» en raison de la vocation exportatrice de la ferme France. Dans son discours, Sébastien Lecornu a dit vouloir «reprendre complètement en main la commande publique» de denrées alimentaires, via un système qui permettra de «récompenser ou punir les acheteurs en fonction de ces objectifs» de non-importation en provenance des pays tiers. «Nous l’inscrirons dans les lois à venir de décentralisation comme dans la loi d’urgence agricole», a-t-il précisé. Une «forme de radicalité» que le locataire de Matignon a justifiée par les tensions géopolitiques et le basculement dans «un monde beaucoup plus brutal».

En matière d’origine des denrées alimentaires, «l’État est largement mauvais élève», a souligné M. Lecornu. Les restaurants gérés par l’État (universités, armées, etc.) achètent chaque année entre 900 M€ et 1 Md€ de produits alimentaires. Sur cette somme, le Premier ministre a reconnu ne pas pouvoir préciser la part de l’origine France, ni même européenne.

Source Agra


Par Agra

Contrôle des produits alimentaires : la Commission européenne lance sa task force

Comme promis depuis le mois de novembre, la Commission européenne a officiellement lancé, le 26 janvier, sa «task force» sur les contrôles des produits alimentaires dans l’UE. Elle en a présenté les détails lors d’un déjeuner entre les ministres de l’agriculture de l’UE, en marge de leur réunion mensuelle à Bruxelles.

Ce groupe de travail se concentrera notamment sur la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, les résidus de pesticides et les actions de surveillance coordonnées concernant certains produits importés. Il réunit des experts de la Commission et des États membres pour : travailler à l’harmonisation des contrôles à l’importation au sein de l’UE ; élaborer des recommandations pour des actions conjointes entre la Commission et les États membres ; et identifier les domaines où des mesures administratives ou réglementaires supplémentaires sont nécessaires.

«Tout produit entrant dans l’UE doit satisfaire à nos normes, sans exception», a commenté le commissaire européen à la Sécurité alimentaire Oliver Varhelyi. La ministre française de l’agriculture, Annie Genevard s’est félicité de cette annonce qui viendra compléter le travail de la brigade de contrôle des produits importés lancée par la France pour lutter contre les «distorsions de concurrence inadmissibles».

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Par Agra

Lait infantile : deux enquêtes ouvertes après des décès suspects

La justice française a annoncé le 22 janvier l’ouverture d’une enquête sur le décès suspect, le 8 janvier, à l’hôpital Haut-Lévêque de Pessac, près de Bordeaux, d’un bébé né le 25 décembre 2025. «Une fois sorti de la maternité, le nourrisson avait notamment été alimenté, entre le 5 et le 7 janvier 2026, avec un lait artificiel de marque Guigoz (Nestlé) ayant fait l’objet d’un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus cereus», a précisé le procureur de la République à Bordeaux, Renaud Gaudeul.

À Angers, où une enquête a été ouverte en décembre pour rechercher les causes du décès d’une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre, la mère de l’enfant a recontacté les enquêteurs pour évoquer une boîte de lait Guigoz donnée à son bébé, a indiqué le procureur de la ville, Éric Brouillard. «C’est une piste sérieuse», mais il est «beaucoup trop tôt pour dire que c’est la piste principale», a souligné le procureur, qui a saisi en urgence un laboratoire. Nestlé a engagé le 5 janvier un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal en raison de la présence potentielle de céréulide. Lactalis a également annoncé un rappel de lait infantile dans plusieurs pays.

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Par Agra

Lait infantile : Lactalis rappelle des lots, Singapour bloque des produits Danone

Lactalis a annoncé le 21 janvier procéder à un rappel de six lots de lait infantile de la marque Picot en France, en raison de la «présence potentielle» de céréulide, substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements. «C’est un fournisseur international qui propose de l’ARA», un oméga rentrant dans la composition de certains laits infantiles, qui est concerné, a précisé Lactalis, ajoutant que 18 pays seraient visés par des rappels. Si les premières analyses ont «donné des résultats conformes», les analyses complémentaires «menées sur le produit reconstitué (c’est-à-dire le biberon préparé)» ont «révélé la présence de céréulide», ce qui conduit Lactalis, «par précaution», à procéder à ce rappel, précise l’industriel.

Danone, de son côté, a indiqué le 21 janvier le blocage à la demande de Singapour de lait infantile Dumex. «L’ensemble des contrôles réalisés confirme que nos produits sont sûrs et pleinement conformes aux réglementations internationales et locales applicables. Aucune irrégularité ni non-conformité en lien avec Bacillus cereus (une bactérie, ndlr) ou avec les bonnes pratiques de fabrication (Good Manufacturing Practices) n’a été identifiée», ajoute Danone.

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

Abandon du Nutriscore pour les AOP/IGP : une décision «salutaire»

L’Assemblée nationale a adopté le 7 novembre, contre les avis du gouvernement et du rapporteur, des amendements pour généraliser l’affichage du Nutri-Score sur les emballages des aliments, en excluant de cette mesure certains produits, par exemple ceux portant les labels AOP et IGP. Grâce à un sous-amendement du député Jean-François Rousset, une mesure a été adoptée pour exclure de cette obligation les «produits bénéficiant d’un signe national ou européen de…


Par Agra

Dons alimentaires : les députés votent l’exonération des cotisations pour les agriculteurs

A l’occasion de la première lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le 7 novembre, un amendement du groupe Socialistes et apparentés, porté par l’ancien ministre de l’alimentation Guillaume Garot, a été adopté, qui vise à exonérer de cotisations à la MSA, les dons en nature effectués par les agriculteurs. «Lorsqu’un agriculteur effectue un don en nature de produit agricole, il est tenu d’intégrer le montant de ce don dans son résultat fiscal qui sert de base au calcul des cotisations sociales et des prélèvements sociaux. Cette situation est d’autant plus incohérente que les dons financiers contrairement aux dons en nature sont eux exonérés de cotisations. Cette disposition permettrait de renforcer l’incitation au don agricole, et de lutter à la fois contre la précarité alimentaire et le gaspillage alimentaire», a-t-il argumenté.

Le rapporteur général comme le gouvernement ont rendu un avis défavorable. En 2024, l’association Solaal a organisé la distribution à 833 antennes associatives de 4 575 tonnes (dont deux tiers de fruits et légumes) de dons agricoles, soit l’équivalent de 9 millions de repas.

Source Agra