Mot-clé : Alimentation

Par Agra

Guerre au Moyen-Orient : l’Iran interdit les exportations de nourriture

Le gouvernement iranien a annoncé le 3 mars interdire l’exportation de produits alimentaires et agricoles en raison du conflit en cours avec Israël et les États-Unis. «L’exportation de tous les produits alimentaires et agricoles est interdite jusqu’à nouvel ordre», a indiqué l’agence de presse Tasnim, citant un communiqué du gouvernement. «Le gouvernement donne la priorité à l’approvisionnement de la population en biens essentiels», a-t-elle ajouté. L’Iran a mis en place un plan d’urgence depuis samedi 28 février et le début de l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique.

Selon les données de la FAO pour 2024, l’Iran exporte avant tout des fruits (pistaches, dattes, pommes, raisins secs), mais aussi du beurre. Par ailleurs, la fermeture du détroit d’Ormuz perturbe le trafic maritime mondial, avec des conséquences pour les échanges de pétrole et de produits agricoles (grains et engrais). Le 3 mars, Emmanuel Macron a annoncé qu’il cherchait à bâtir une coalition afin de réunir des moyens, «y compris militaires», dans le but de sécuriser les «voies maritimes essentielles à l’économie mondiale». De son côté, le Trump dit que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz «si nécessaire».

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Par Agra

Ovins : la Coopération agricole vise 500 000 agneaux supplémentaires d’ici 2030

La Coopération agricole (LCA) présentera mardi 24 février, au Salon de l’agriculture, une «charte d’engagement à destination des coopératives» visant à «relancer la production et la commercialisation d’agneaux français». D’après un communiqué du 19 février, LCA vise à travers cette démarche «500 000 agneaux français supplémentaires d’ici 2030», date à laquelle elle espère faire signer sa charte à l’ensemble de ses coopératives ovines. Ce niveau de production représente la moitié de l’objectif envisagé par la filière dans le cadre des Conférences de la souveraineté.

Pour rappel, 3,045 millions d’agneaux ont été abattus en France en 2024 ; cette année-là, la production française n’a fourni que 41 % de la consommation. «L’accompagnement technique constitue l’axe prioritaire» du plan de la Coopération agricole, afin de parvenir à «une production plus régulière et performante». Les entreprises signataires de la charte s’engageront sur cinq points : «développer une offre d’accompagnement technique structurée» ; promouvoir cette offre ; «mobiliser l’ensemble des administrateurs et salariés» ; «renforcer les compétences des techniciens» (formation notamment) ; et enfin «contribuer à l’objectif national de +500 000 agneaux français commercialisés d’ici 2030».

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Négociations commerciales : près d’une coop sur deux a subi «pressions et menaces de déréférencement»

La Coopération agricole (LCA) a déploré le climat dans lequel se déroulent cette année les négociations commerciales industriels-distributeurs. «Près de la moitié des coopératives ont subi des pressions et des menaces de déréférencement pour se voir imposer des baisses de prix injustifiées, au mépris de la loi Egalim qui impose la non-négociabilité du prix des matières premières agricoles», expose-t-elle dans un communiqué diffusé le 17 février. L’organisation représentant les coopératives agricoles regrette que la charte d’engagements signée fin 2025 ne soit pas respectée. «Aujourd’hui, certains de ses principes sont mis à mal, dégradant le dialogue engagé et souhaité par les pouvoirs publics». Elle appelle à «appliquer la charte d’engagements dans l’esprit de coopération, instaurer un dialogue constructif avec tous les acteurs». Alors que les négociations commerciales doivent être terminées le 1er mars, Lactalis a fait état de déréférencements dans certaines enseignes françaises. Les relations fournisseurs-distributeurs se sont tendues ces derniers jours après les déclarations d’Annie Genevard (Agriculture) en soutien aux industriels, amenant les distributeurs à bouder le comité de suivi du 17 février.

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Alimentation : les distributeurs français peinent à promouvoir une alimentation plus saine

Les distributeurs français ne parviennent pas à promouvoir une alimentation plus saine, révèle une évaluation publiée le 5 février, menée par la fondation mondiale «Initiative pour l’accès à la nutrition» (ATNi). L’étude a analysé les stratégies d’E.Leclerc, Carrefour et Intermarché, qui représentent près de la moitié du marché de la grande distribution alimentaire en France.

Premier constat : les promotions privilégient les produits les moins favorables à la santé, avec moins d’un quart de l’espace publicitaire consacré à la promotion d’aliments plus sains. L’étude souligne également la mauvaise qualité nutritionnelle des produits de marque propre. «Sur plus de 8 000 produits de marque propre évalués, seuls 25 % obtiennent un Nutri-Score A ou B», précise l’ATNi.

Autre frein identifié : le prix. Chez Carrefour et E. Leclerc, les paniers alimentaires plus sains sont en moyenne 23,5 % plus chers que les paniers moins sains. Face à ces constats, la fondation appelle les distributeurs et les décideurs politiques, notamment, à fixer des objectifs clairs pour promouvoir et augmenter les ventes de produits plus sains, à accélérer la reformulation des produits de marque propre, à renforcer l’encadrement du marketing ciblant les enfants et à rendre les aliments sains plus abordables. 

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Alimentation : la consommation française à domicile repart à la hausse en 2025

La consommation alimentaire à domicile est repartie à la hausse en France en 2025, à +2,6% sur un an en valeur, selon les données du panel consommateurs Worldpanel by Numerator qui suit les achats de produits de grande consommation (PGC) et de produits frais traditionnels (PFT). Avec 137,5 milliards d’euros dépensés, il s’agit du niveau le plus élevé des dernières années, à +22% par rapport à 2022. Les PGC, qui représentent 71% des achats alimentaires, sont en hausse en volume à +1,2% en 2025 vs 2024, tandis que les PFT progressent de 2,4%. Cette reprise est d’autant plus notable qu’elle fait suite à plusieurs années de baisse de la consommation. Les PGC et les PFT étaient en recul chaque année depuis 2021. Même changement pour les marques nationales dont les ventes redeviennent positives (+0,8%) en 2025 vs 2024, et pour la première fois depuis 2022. Les marques de distributeurs continuent leur progression soutenue à +1,4% par rapport à l’année précédent. Autre évolution notable : la stabilisation des ventes de PGC et de produits frais en libre-service (FLS) bio en GMS, une première après 4 années de recul, selon les données du panel distributeurs Circana. Les MDD bio se renforcent encore par rapport aux marques nationales en 2025, représentant 35,9 % des ventes de produits bio en GMS, soit + 2,5 % vs 2019.


National | Par Actuagri

Sécuriser des projets pour le monde agricole

Lors de la journée de l’alimentation organisée fin janvier par les Chambres d’agriculture, l’accent a été mis sur ce lien constant entre alimentation et agriculture. Sébastien Windsor, président de Chambre d’agriculture France, a insisté sur la nécessité de retrouver des projets pour le monde agricole en donnant l’exemple des Projets alimentaires territoriaux (PAT).  © iStock-redtea Les représentants des Chambres d’agriculture ont donné des exemples et expliqué les enjeux de structurer…


Par Agra

En Allemagne, des marques abandonnent la nouvelle version du Nutri-Score

Alors que la nouvelle version du Nutri-Score doit désormais être appliquée en Allemagne depuis janvier, de nombreux industriels de l’agroalimentaire y ont décidé de ne plus afficher cet étiquetage nutritionnel sur leurs produits, révèle Foodwatch Allemagne dans un communiqué le 29 janvier. Cette décision intervient après une évolution des critères de calcul, annoncée dès 2022, dans le prolongement des recommandations d’un comité scientifique d’experts en nutrition pour adapter l’outil aux dernières avancées scientifiques.

La nouvelle méthode pénalise davantage le sucre, le sel, ou encore les édulcorants. Introduit sur une base volontaire en 2020, le Nutri-Score figurait sur environ 40 % des produits alimentaires vendus en Allemagne en 2022, selon le quotidien Die Frankfurter Allgemeine Zeitung. Depuis 2023, 33 fabricants ont toutefois retiré cet étiquetage de tous leurs produits, quand d’autres ont cessé de l’afficher uniquement sur certains produits. Foodwatch dénonce une pratique de «cherry-score», consistant à ne conserver le Nutri-Score que sur les produits bien notés et à le retirer sur ceux moins bien classés.

À titre d’exemple, Danone a retiré le Nutri-Score de marques comme Alpro ou Actimel, tout en le maintenant sur Activia ou Dany. Afin d’éviter ces retraits, l’association appelle le ministre fédéral de l’Agriculture, Alois Rainer, à rendre le Nutri-Score obligatoire en Allemagne.

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Conférences souveraineté : l’exécutif reprend l’idée de «contrats d’avenir» des JA

«La déclinaison territoriale [des] Conférences de la souveraineté alimentaire, ce seront les contrats d’avenir» proposés par le syndicat Jeunes agriculteurs (JA), a annoncé Annie Genevard lors d’un déplacement à Baigneaux (Eure-et-Loir) avec le Premier ministre le 30 janvier. Pour rappel, la première phase des Conférences de la souveraineté, qui ont été lancées en décembre, doit aboutir au Salon de l’agriculture à des orientations nationales sur dix ans. Suivra une phase de déclinaisons territoriales. «C’est là que vont se créer des stratégies territorialisées autour de la diversification», a indiqué la ministre de l’agriculture, après avoir visité une exploitation céréalière de la Beauce qui s’est lancée dans la culture d’amandiers il y a quelques années. Dans son propre discours, Sébastien Lecornu a souligné que ce dispositif doit aider à «produire de manière régulière, prévisible dans les quantités agréées et contractualisées» et d’être «capable d’avoir les outils de transformation».

Depuis quelques mois, les JA plaident pour des «plans d’avenir» au niveau territorial, complétés par des «contrats d’avenir signés entre les agriculteurs, les pouvoirs publics et les acteurs économiques», d’après un communiqué. «Ces contrats aideront les jeunes agriculteurs à financer la transition», espère le syndicat, saluant «une reconnaissance majeure du travail de notre réseau».

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Restauration collective : Lecornu veut bannir les produits importés des pays tiers

«Il est impensable que, pour l’ensemble des marchés publics à venir, il y ait des matières premières agricoles alimentaires qui viennent d’en dehors de l’Union européenne», a lancé le Premier ministre le 30 janvier, lors d’un déplacement dans une exploitation agricole à Baigneaux (Eure-et-Loir). Sans toutefois aller jusqu’à la «préférence nationale», qualifiée d’«hérésie» en raison de la vocation exportatrice de la ferme France. Dans son discours, Sébastien Lecornu a dit vouloir «reprendre complètement en main la commande publique» de denrées alimentaires, via un système qui permettra de «récompenser ou punir les acheteurs en fonction de ces objectifs» de non-importation en provenance des pays tiers. «Nous l’inscrirons dans les lois à venir de décentralisation comme dans la loi d’urgence agricole», a-t-il précisé. Une «forme de radicalité» que le locataire de Matignon a justifiée par les tensions géopolitiques et le basculement dans «un monde beaucoup plus brutal».

En matière d’origine des denrées alimentaires, «l’État est largement mauvais élève», a souligné M. Lecornu. Les restaurants gérés par l’État (universités, armées, etc.) achètent chaque année entre 900 M€ et 1 Md€ de produits alimentaires. Sur cette somme, le Premier ministre a reconnu ne pas pouvoir préciser la part de l’origine France, ni même européenne.

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Contrôle des produits alimentaires : la Commission européenne lance sa task force

Comme promis depuis le mois de novembre, la Commission européenne a officiellement lancé, le 26 janvier, sa «task force» sur les contrôles des produits alimentaires dans l’UE. Elle en a présenté les détails lors d’un déjeuner entre les ministres de l’agriculture de l’UE, en marge de leur réunion mensuelle à Bruxelles.

Ce groupe de travail se concentrera notamment sur la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, les résidus de pesticides et les actions de surveillance coordonnées concernant certains produits importés. Il réunit des experts de la Commission et des États membres pour : travailler à l’harmonisation des contrôles à l’importation au sein de l’UE ; élaborer des recommandations pour des actions conjointes entre la Commission et les États membres ; et identifier les domaines où des mesures administratives ou réglementaires supplémentaires sont nécessaires.

«Tout produit entrant dans l’UE doit satisfaire à nos normes, sans exception», a commenté le commissaire européen à la Sécurité alimentaire Oliver Varhelyi. La ministre française de l’agriculture, Annie Genevard s’est félicité de cette annonce qui viendra compléter le travail de la brigade de contrôle des produits importés lancée par la France pour lutter contre les «distorsions de concurrence inadmissibles».

Source Agra