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Par Agra

Relations commerciales : Genevard invite industriels et distributeurs à «se remettre autour de la table»

La ministre de l’agriculture Annie Genevard a appelé le 16 avril industriels et distributeurs à «se remettre autour de la table» pour voir comment «partager» les coûts supplémentaires qu’entraînera l’inflation liée à la guerre au Moyen-Orient. Si la hausse des coûts de production (carburants, engrais) dure et se répercute sur l’alimentation, «il est clair que cela peut amener à renégocier ou à discuter des avenants dans les contrats qui viennent d’être signés entre les fournisseurs et la distribution», a déclaré Annie Genevard sur la chaîne Public Sénat. Interrogée pour savoir s’il fallait dès lors rouvrir les négociations commerciales, elle a répondu : «Peut-être pas. Elles viennent de s’achever. Elles ont été dures comme chaque année».

De son côté, le ministre des PME et du commerce Serge Papin avait estimé, en début de semaine, qu’il allait «falloir sans doute rouvrir » les négociations commerciales. Pact’Alim se félicite de la position de Serge Papin, affirmant dans un communiqué déjà subir des «surcoûts» liés à la guerre. Les emballages, notamment plastiques, «enregistrent des hausses de 15 à plus de 30 % selon les polymères et résines, tandis que les emballages métalliques augmentent de 10 à 20 %», selon l’organisation. À cela «s’ajoutent les surcoûts de transport maritime et routier».

Source Agra


Par Agra

Alimentation solidaire : l’Occitanie réitère son appel à projets pour 200 000 euros

Dans un communiqué du 14 avril 2026, la région Occitanie annonce mobiliser 200 000 euros supplémentaires pour soutenir des « projets de solidarité alimentaire » après avoir soutenu en 2025 avec près de 210 000 euros 29 projets. L’appel à projets « Investissement pour la solidarité alimentaire », ouvert le 1er avril, vise à soutenir « des solutions concrètes, ancrées dans les territoires », déclare la présidente de la région Carole Delga dans le communiqué. Il « permettent à la fois de lutter contre la précarité alimentaire, de soutenir nos agriculteurs et de favoriser une alimentation locale et de qualité », a-t-elle énuméré. Parmi les projets retenus en 2025 (sur 40 déposés), le communiqué mentionne Terra Flor (jardin collectif et un atelier de transformation articulé avec un tiers-lieu) en Haute-Garonne, La Fenêtre Bleue (éco-restaurant solidaire) dans le même département, Jardin de Cocagne (jardins solidaires couplés à des ateliers d’alimentation durable et cantine solidaire à Toulouse), sur trois départements, Restos du Cœur (épicerie sociale itinérante) en Aveyron, La Calade (conserverie collective) dans le Gard, et Le Maillon Solidaire (cantine à visée pédagogique) dans les Pyrénées-Orientales.


Aveyron | Par Eva DZ

Bénéfices du lait cru : nouveaux acquis scientifiques

Dominique Vuitton, professeur émérite à l’université de Franche Comté et spécialisée dans l’immunologie clinique, est très impliquée dans les travaux de recherche sur les bénéfices du lait cru sur la santé. Elle interviendra, aux côtés de Jacques Dubouloz, Meilleur ouvrier de France fromager 2004 lors de Provinlait mercredi 15 avril, à 15h, ainsi que le lendemain auprès des jeunes à La Roque et jeudi 16 avril à partir de 18h45…


Par Agra

Cadmium : l’Anses confirme la surexposition des Français via l’alimentation

Dans un avis et un rapport d’expertise collective dévoilés le 24 mars, l’Anses confirme la surexposition de la population française au cadmium en 2025. Pour la première fois, l’Anses a simulé l’imprégnation globale de près de 4 millions d’individus, âgés de 0 à 100 ans, sur la base de données d’exposition par ingestion, inhalation et voie cutanée (hors exposition professionnelle). Il en ressort qu’une part « significative » de la population dépasse les valeurs sanitaires de référence (VRB) définies par tranches d’âges, par l’Anses, afin de ne pas dépasser à l’âge de 60 ans la valeur toxicologique de référence interne (VTR), au-delà de laquelle des effets néfastes sur la santé peuvent survenir (insuffisance rénale, fracture osseuse, ostéoporose, neurodéveloppement, système cardiovasculaire et reproductif, cancers), a expliqué en conférence de presse Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise. L’Anses confirme également que « l’alimentation est de loin la source majeure d’exposition » car elle représente « jusqu’à 98% de l’imprégnation au cadmium » dans la population générale non fumeuse – le tabagisme étant un facteur « aggravant ». Les aliments les plus contributeurs sont des produits du quotidien : « céréales du petit-déjeuner, pains et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, riz et blé ainsi que les pommes de terre et certains légumes. »

Cadmium : l’Anses presse d’abaisser la teneur maximale dans les fertilisants

L’Anses identifie plusieurs « leviers » pour diminuer l’imprégnation et les risques associés pour la santé humaine. Tout d’abord, l’agence sanitaire « appelle à appliquer dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes ». Comme dans son avis de 2019, elle recommande de « ne pas dépasser un flux d’apport de 2g de cadmium par hectare et par an ». Pour cela, elle recommande une teneur maximale de 20mg de cadmium par kilo d’anhydride phosphorique (P205) dans les engrais minéraux phosphatés » a indiqué Yann Le Bodo, chargé de projet à la direction sciences sociales et économie. Pour mettre en œuvre l’abaissement des teneurs en cadmium dans les engrais, l’Anses propose de privilégier des approvisionnements en roches phosphatées et produits dérivés à moindre teneur en cadmium, ou sinon d’avoir recours aux techniques de décadmiation qui existent à un coût « raisonnable ». L’Anses appelle aussi à étiqueter la teneur en cadmium des engrais. Elle soutient les pratiques agronomiques qui permettent de limiter l’usage des fertilisants, d’utiliser le phosphore naturellement présent dans les sols et l’innovation variétale. Elle appelle à ouvrir des réflexions sur le cadmium dans les effluents d’élevage et les boues de step. Enfin, elle recommande d’abaisser les teneurs maximales dans les denrées dont importées.


Par Agra

Fruits transformés : le groupe Charles & Alice veut renforcer ses approvisionnements français

A l’occasion de ses 15 ans, le groupe Charles & Alice a confirmé, le 18 mars, faire de l’approvisionnement français un axe central de sa stratégie. L’entreprise dont le chiffre d’affaires s’élevait à 221 millions d’euros en 2025, soit un doublement en 15 ans, s’approvisionne déjà à 70 % en fruits d’origine française et entend encore renforcer cette part.

La pomme, principale matière première de ses compotes, est 100 % française depuis 2016 pour la gamme sans sucres ajoutés, dont 70 % des volumes sont contractualisés. «Nous souhaitons participer à la  »refruitalisation » de la France», a indiqué son directeur général, Laurent Huynh, récemment nommé. Dans cette logique, l’entreprise a noué des partenariats de long terme, notamment en poire Williams, avec 10 hectares plantés en 2021 et 5 hectares supplémentaires en 2025 via des contrats à 15 ans avec de jeunes arboriculteurs. Certains approvisionnements restent toutefois encore complexes, en particulier en ce qui concerne les fruits rouges (fraises, framboises etc.), pour lesquels l’offre française de fruits destinés à la compote demeure insuffisante. Le groupe indique travailler à l’identification de nouveaux partenariats, sans calendrier fixé à ce stade. 

Source Agra


Aveyron | Par Eva DZ

La Chambre d’agriculture engagée sur l’approvisionnement local

La plateforme départementale d’approvisionnement alimentaire entre dans sa phase finale de concrétisation. Vendredi 13 mars, lors de la session, les élus de la Chambre d’agriculture ont validé, à l’unanimité, la participation de la Chambre consulaire à ce projet, développé en partenariat avec le Département. Depuis plus de 2 ans, la Chambre d’agriculture et le Conseil départemental travaillent conjointement à la création d’une plateforme d’approvisionnement alimentaire à l’échelle de l’Aveyron. L’objectif…


Par Agra

Viande bovine brésilienne : «opérations de contrôle» de la FNB la semaine prochaine

Faute de réponse du Président de la République à leur demande, faite début mars, de suspendre les importations de viande brésilienne après des révélations de la presse néerlandaise, les éleveurs de bovins viande de la FNB (association spécialisée de la FNSEA) ont annoncé, lors d’une conférence de presse le 19 mars, qu’ils allaient réaliser des «opérations de contrôle» dans les points de vente sur l’ensemble du territoire. Les opérations porteront sur l’origine brésilienne, mais le soupçon porte également sur l’origine néerlandaise, le port de Rotterdam étant un point d’arrivée majeur des importations brésiliennes.

«Nous ne comprenons pas pourquoi il n’y a pas de suspension», explique le président de la FNB Patrick Bénézit. La presse néerlandaise a publié fin février les résultats d’un rapport de l’agence de sécurité sanitaire des Pays-Bas de novembre 2025 constatant que quelque 5 000 kg de viande bovine congelée brésilienne traitée à l’œstradiol 17β (une hormone utilisée notamment comme stimulateur de croissance) ont été consommés dans le pays. En réaction, la Commission européenne avait minimisé l’importance de cette découverte : «Nous parlons en réalité de 0,1 % des importations de viande en provenance du Brésil, avait expliqué l’exécutif européen. C’était donc vraiment une très petite quantité ; néanmoins, nous avons réagi en renforçant les contrôles».

Source Agra


Par Agra

Vrac : les consommateurs renouent avec le vrac et diversifient leurs achats

Selon l’enquête de NielsenIQ présentée à un point presse du Réseau Vrac et Réemploi le 12 mars, les achats en vrac des ménages (hors fruits et légumes) se stabilisent après plusieurs années de recul, tout en se diversifiant. En effet, la proportion de foyers acheteurs de produits alimentaires sans emballage au cours des 12 derniers mois est passée de 25 % en décembre 2024 à 26 % en décembre 2025 (+1 point). Quant aux types de produits, les achats d’épices, de biscuits et de café ont le plus progressé, ce qui montre que «le spectre s’élargit» au-delà des classiques graines, riz et légumineuses, selon l’institut de sondage. Ainsi, les proportions de foyers acheteurs en vrac d’épices (18 %), de biscuits (14 %) et de café (13 %) sont en progression respective sur un an de 3,5 points, 3,3 points et 2,3 points.

Le réseau des entreprises engagées escompte une nouvelle progression en mars, dont il a fait le «Mois du vrac et du réemploi», grâce à la mise en avant des progrès réalisés en termes d’hygiène, de prix ou de facilitation des usages. Le Réseau Vrac et Réemploi rappelle l’objectif français de 20 % de distribution sans emballage en 2030.

Source Agra


Par Agra

Fruits et légumes : nouvelle hausse du budget espagnol pour les programmes opérationnels

Le ministère de l’agriculture espagnol a indiqué à la Commission européenne qu’elle souhaitait attribuer 413 millions d’euros (dont 85% d’aide européenne) aux programmes opérationnels des OP de fruits et légumes pour l’exercice 2026, soit une hausse de 5,8% par rapport à l’an passé, rapporte Copexhal (association des AOP espagnoles) le 11 mars. Le budget alloué par l’Espagne à ces dispositifs est sur une tendance haussière depuis l’institution du dispositif en 1997. L’aide concernera 407 organisations de producteurs de fruits et légumes. Les principales communautés autonomes bénéficiaires sont l’Andalousie, Murcie, la Communauté valencienne, la Catalogne, l’Aragon, l’Estrémadure et la Navarre.

Le ministère espagnol de l’agriculture justifie cette demande : les organisations de producteurs « génèrent de l’activité économique et de la valeur ajoutée, intègrent les producteurs pour consolider leur position et contribuent à la planification nationale de la production : tous ces avantages expliquent l’engagement ferme du ministère» . L’Espagne est le principal bénéficiaire de cette aide européenne, recevant 33 % du total, suivie de l’Italie (29 %) et de la France (15 %).

Source Agra


Par Agra

Porc: comment la Cooperl a réduit les GES de 20% pour son jambon «impact climat réduit»

La récupération du méthane issu des effluents d’élevage est le principal levier de décarbonation du jambon Madrange «jambon «impact climat réduit – 20% de CO2» lancé à la fin février, a expliqué Michaël Bérard, chargé d’études environnementales de Cooperl, à Agra Business.

Les éleveurs fournissant cette filière méthanisent, individuellement ou collectivement, a indiqué l’ingénieur, réduisant ainsi de plus de 10% les émissions de leurs élevages. L’autre levier est la nutrition des porcs. Ceux de Cooperl étant non castrés, ils valorisent mieux l’alimentation. L’analyse de cycle de vie (ACV) de l’aliment économisé par ces porcs représente une moindre émission carbone de 8,6% par rapport au standard, une donnée enregistrée au titre du «porc bien-être de Cooperl» dans Agribalise, a souligné Michaël Bérard. Pour atteindre avec dix ans d’avance l’objectif de décarbonation agricole de 46% en 2050 (au titre des Accords de Paris, par rapport à 2015), soit dès 2040, Cooperl prévoit de méthaniser plus de 90% du lisier des élevages.

Selon Michaël Bérard, moins de 10% des éleveurs de la coopérative méthanisent aujourd’hui. Cooperl a aussi engagé des travaux de R&D sur le mode de production des céréales servant à nourrir les porcs. 

Source Agra