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Par Agra

Aléas climatiques : JA propose la mise en place d’une «contribution générale sur l’impôt»

À trois jours de la présentation par Annie Genevard du plan d’aide à l’agriculture, JA a présenté le 31 août une trentaine de propositions face aux aléas climatiques. Une des demandes phares de ce livre blanc est la mise en place d’«une contribution générale sur l’impôt» pour faire face aux effets de la canicule et à l’ampleur des pertes subies, agricoles et non agricoles, a souligné le président Jocelyn Dubost. Le syndicat veut des aides à la trésorerie et des aides sociales : prise en charge des cotisations MSA et dégrèvement total de la TFNB ; relèvement du plafond de l’épargne de précaution (à 80 000 €) avec une exonération fiscale portée à 100 % ; lancement de prêts garantis par l’État à taux nul pour les jeunes installés depuis moins de cinq ans ; gel des fermages.

Sur le plan réglementaire, il souhaite un «droit d’agir en période de tension», permettant d’adapter les pratiques (fauche des jachères, chargement des animaux, etc.). JA défend une réforme de l’assurance récolte via «un fonds mutuel intégré» qui couvre tout aléa (sanitaire et climatique). D’autres mesures à plus long terme sont avancées, comme dans la gestion de l’eau : accélérer les projets de stockage, ralentissement et infiltration, la réutilisation des eaux usées ; limiter les possibilités de recours à une saisine du Conseil d’État.

Source Agra


Par Eva DZ

Assurance récolte : légère baisse des hectares assurés chez Groupama en 2024

En conférence de presse le 12 février, Groupama a annoncé une charge totale de l’assurance récolte de 255 millions d’euros (M€) en 2024, essentiellement en raison de trois principaux aléas : l’excès d’eau, la grêle et le gel. «Les aléas climatiques deviennent la norme, avec des sinistres agricoles moins intenses mais plus fréquents», précise Gwénaël Simon, directeur assurances de Groupama. Et d’ajouter qu’en 2024, un hectare sur deux a été déclaré sinistré, avec des précipitations quasi ininterrompues dans la majorité du territoire représentant 137 M€ redistribués, devant la grêle (59 M€) et le gel (15 M€).

À noter que les grandes cultures ont été les plus touchées (94 %) par l’excès d’eau, devant la viticulture (6 %) et l’arboriculture (1 %). Après la réforme de l’assurance récolte en 2022, Groupama a observé une forte augmentation de ses hectares assurés en 2023 (+37% de croissance), suivie d’une année plutôt en retrait en 2024 (- 4%). Au niveau national, l’objectif est d’arriver à 60% de surfaces agricoles assurées d’ici 2030, contre 23% en 2023. Pour «absorber la sinistralité de la Ferme France», la constitution d’un groupement de co-réassurance est prévue par la réforme de l’assurance récolte. D’ici l’été, l’autorité de la concurrence devrait rendre une décision à son propos, souligne Pascal Viné, directeur des relations institutionnelles de Groupama.


Par Eva DZ

Assurance des prairies : Genevard ouvre la porte à un retour aux expertises de terrain

Le 3 octobre, la ministre de l’agriculture a dit «vouloir prendre le temps de réfléchir» à une réforme de l’assurance des prairies, n’excluant pas d’abandonner l’estimation des pertes par satellite pour «revenir à des analyses physiques». Une réponse à Patrick Bénézit, le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), qui estimait quelques minutes auparavant que «le satellite ne voit ni les sécheresses, ni les inondations, ni la grêle». Depuis la réforme globale de la gestion des risques en agriculture en 2023, les pertes des prairies sont évaluées par un indice satellitaire. Un outil très critiqué par la FNB, qui milite pour un retour aux expertises de terrain, comme dans les autres productions. Par ailleurs, Annie Genevard a annoncé avoir «pris la décision de publier un nouvel appel d’offres, comme s’y était engagé mon prédécesseur», afin d’étendre le réseau de fermes de référence pour la mesure de la pousse de l’herbe. Enfin, la ministre a répondu à une autre demande la FNB : «Vous pouvez compter sur ma vigilance pour que les assureurs, en cours de campagne, transmettent aux éleveurs les données fournies par les analyses» satellitaires, a-t-elle déclaré.