Mot-clé : AGPM

Par Agra

Maïs : la récolte en baisse « de moitié », appel à la solidarité nationale (producteurs)

L’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), estimant la récolte en baisse « de moitié », a réclamé le 27 août des aides publiques « réellement à la hauteur de la crise » vécue. « La filière maïs traverse aujourd’hui une épreuve d’une gravité exceptionnelle pour laquelle une solidarité nationale d’ampleur est indispensable », déclare le président Franck Laborde, cité dans un communiqué. Concernant le maïs grain, l’AGPM chiffre la production française 2026 à 7,5 Mt (contre 13,4 Mt en moyenne quinquennale), soit « l’une des plus faibles depuis la seconde moitié du 20e siècle ».

Même évolution côté maïs fourrage, en chute « de moitié ». Cela représente au total « près de 2,5 milliards de chiffre d’affaires perdus » dans les fermes, selon le communiqué. « Dans les zones les plus touchées, la fragilité financière de nombreuses exploitations risque de se transformer en crise de trésorerie majeure, avec des conséquences durables sur l’emploi et l’activité économique locale », alerte l’AGPM. Et l’organisation de poursuivre : « Les producteurs de maïs attendent des décisions fortes ainsi qu’un soutien économique majeur et des aides publiques réellement à la hauteur de la crise qu’ils traversent, sans quoi le redémarrage sera impossible en 2027 ».


Par Agra

Engrais : les éleveurs de ruminants veulent eux aussi un meilleur accès à l’aide d’urgence

Dans un communiqué commun du 20 juillet, les associations spécialisées de la FNSEA de l’élevage ruminant, à savoir la Fnec (chèvre), la FNO (ovin), la FNB (bovin) et la FNPL (lait) déplorent que les éleveurs soient majoritairement exclus de l’aide aux engrais annoncée par le ministère de l’Agriculture début juillet. « L’aide est en effet plafonnée selon une référence correspondant à seulement la moitié de la consommation d’engrais de 2025. Dans les faits, ce dispositif écarte mécaniquement de l’aide la majorité des éleveurs de bovins, ovins, caprins », explique le communiqué commun.

Pour rappel, d’autres organisations, notamment l’AGPM (producteurs de maïs, FNSEA), avaient fait part de leur insatisfaction quant aux modalités d’attribution de l’aide, excluant nombre de potentiels bénéficiaires. Les éleveurs de ruminants indiquent que leur situation est actuellement « extrêmement préoccupante ». Les prix payés aux producteurs ont baissé de manière « injustifiée », alors que les coûts de production sont en hausse, « dans le sillage de la crise du Moyen-Orient ». Sans oublier que la sécheresse les touche également, affectant le potentiel de récoltes « des surfaces herbagères et fourragères ». Les éleveurs aimeraient ainsi un signal de soutien des autorités, et réclament la révision « des dispositions d’éligibilité de cette mesure, pour restaurer l’équité ».


Par Actuagri

Maïs semence : la campagne de recrutement 2026 est lancée

La Fédération Nationale de la Production de Semences de Maïs et de Sorgho (FNPSMS) et l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) ont lancé, début mai, la campagne de recrutement pour la saison 2026. Les deux associations entendent mettre en relation les agriculteurs-multiplicateurs et les saisonniers pour deux métiers essentiels : les castreurs et les notateurs. Ces derniers, techniciens agréés, assurent l’inspection rigoureuse des cultures pour garantir une production d’excellence conforme aux exigences des marchés. Ces deux métiers sont indispensables à la qualité des 2 000 variétés produites chaque année en France. Déjà en 2025, plus de 2 300 postes avaient été proposés pour environ 2 000 candidatures reçues. Pour cette nouvelle campagne, la filière déploie une stratégie digitale renforcée sur les réseaux sociaux (Meta, Snapchat) afin de cibler prioritairement un public jeune. Grâce à une interface intuitive et à la géolocalisation, les candidats peuvent postuler directement auprès des structures locales. Ce dispositif répond au double enjeu de dynamiser l’emploi dans les territoires ruraux et de sécuriser le leadership de la semence française.

Toutes les offres sont disponibles sur : www.job-semences-mais.fr.


Par Actuagri

Maïs 2026 : une chute brutale des surfaces qui alarme la filière

Malgré des conditions de semis agronomiquement favorables et un excellent niveau de recharge hydrique des sols, l’Association générale des producteurs de maïs et l’Institut du végétal (Arvalis) tirent la sonnette d’alarme dans un communiqué commun du 17 avril. Leurs premières estimations pour la campagne 2026 laissent apparaître une « baisse très préoccupante » de 10 à 15 % des surfaces de maïs grain au niveau national, désormais estimées à 1,33 Mha. Si le maïs fourrage (1,20 Mha) et le maïs semence (63 000 ha) restent stables, le maïs doux poursuit sa chute avec un recul de 40 % depuis 2023. Les baisses sont particulièrement marquées, dépassant les -15 %, dans les bassins du Sud-Ouest, du Centre et de Poitou-Charentes, souligne le communiqué. Ce décrochage massif n’est pas lié au climat mais à une véritable « asphyxie économique » des producteurs, précisent les deux organisations. Pour elles, les agriculteurs ont clairement arbitré en faveur des céréales d’hiver (+300 000 ha), compte tenu de leur trésorerie exsangue face à des coûts d’implantation très élevés (engrais, gaz, GNR). Franck Laborde, président de l’AGPM, dénonce une « déprise des grandes cultures » menaçant directement la souveraineté agricole française.