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Par Actuagri

Maïs semence : la campagne de recrutement 2026 est lancée

La Fédération Nationale de la Production de Semences de Maïs et de Sorgho (FNPSMS) et l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) ont lancé, début mai, la campagne de recrutement pour la saison 2026. Les deux associations entendent mettre en relation les agriculteurs-multiplicateurs et les saisonniers pour deux métiers essentiels : les castreurs et les notateurs. Ces derniers, techniciens agréés, assurent l’inspection rigoureuse des cultures pour garantir une production d’excellence conforme aux exigences des marchés. Ces deux métiers sont indispensables à la qualité des 2 000 variétés produites chaque année en France. Déjà en 2025, plus de 2 300 postes avaient été proposés pour environ 2 000 candidatures reçues. Pour cette nouvelle campagne, la filière déploie une stratégie digitale renforcée sur les réseaux sociaux (Meta, Snapchat) afin de cibler prioritairement un public jeune. Grâce à une interface intuitive et à la géolocalisation, les candidats peuvent postuler directement auprès des structures locales. Ce dispositif répond au double enjeu de dynamiser l’emploi dans les territoires ruraux et de sécuriser le leadership de la semence française.

Toutes les offres sont disponibles sur : www.job-semences-mais.fr.


Par Actuagri

Maïs 2026 : une chute brutale des surfaces qui alarme la filière

Malgré des conditions de semis agronomiquement favorables et un excellent niveau de recharge hydrique des sols, l’Association générale des producteurs de maïs et l’Institut du végétal (Arvalis) tirent la sonnette d’alarme dans un communiqué commun du 17 avril. Leurs premières estimations pour la campagne 2026 laissent apparaître une « baisse très préoccupante » de 10 à 15 % des surfaces de maïs grain au niveau national, désormais estimées à 1,33 Mha. Si le maïs fourrage (1,20 Mha) et le maïs semence (63 000 ha) restent stables, le maïs doux poursuit sa chute avec un recul de 40 % depuis 2023. Les baisses sont particulièrement marquées, dépassant les -15 %, dans les bassins du Sud-Ouest, du Centre et de Poitou-Charentes, souligne le communiqué. Ce décrochage massif n’est pas lié au climat mais à une véritable « asphyxie économique » des producteurs, précisent les deux organisations. Pour elles, les agriculteurs ont clairement arbitré en faveur des céréales d’hiver (+300 000 ha), compte tenu de leur trésorerie exsangue face à des coûts d’implantation très élevés (engrais, gaz, GNR). Franck Laborde, président de l’AGPM, dénonce une « déprise des grandes cultures » menaçant directement la souveraineté agricole française.