Aveyron | Par Didier Bouville

Marchés de producteurs de pays (AGMP12) : des valeurs sûres !

La saison touristique 2014 est déjà à mi-parcours, avec une météo de juillet jugée défavorable économiquement selon les acteurs touristiques de l’Aveyron (lire en page 15 de la VP du 7 août 2014). Le point de vue de Cécile Contastin (notre photo), présidente de l’Association de Gestion des Marchés de Producteurs de Pays de l’Aveyron (AGMP12), par ailleurs élue Chambre d’agriculture.

– Les marchés de producteurs de pays, animés par la Chambre d’agriculture, ont-il été pénalisés par la mauvaise météo de juillet ?

“Il est évident que le mauvais temps ne favorise pas les sorties des touristes.?Mais l’AGMP?12 organise cette saison 25 marchés et aucun n’a été annulé ! Les retours, les ressentis de nos producteurs ne sont en effet pas au beau fixe pour les mois de juin et juillet.?Mais ce type de production en circuits courts conserve toujours de bonnes opportunités.?Et il ne faut rien juger dans la précipitation si l’on peut dire. Outre la météo défavorable, il y a aussi une crise économique bien présente chez les consommateurs. Les gens achètent un peu moins ou réfléchissent plus longtemps avant de prendre une décision.

– Quelles sont les valeurs sûres des marchés de producteurs de pays ?

En cette période estivale, il y a naturellement les fruits et les légumes de saison.?Mais la viande, la charcuterie, l’aligot… restent des produits prisés par les clients. Je participe au marché en semi-nocturne de Pont-de-Salars chaque mercredi, de 17h à 20h30. Les gens consomment certes moins sur place mais l’activité se maintient toujours. Et puis la saison n’est pas terminée.

– Le mois d’août sera donc déterminant ?

Août, notamment la première quinzaine du mois, reste en effet une période de haute saison.?Il faut donc conserver l’espoir d’une amélioration, car cette période est propice aux vacances et aux dépenses chez certains touristes. Je dois féliciter nos producteurs qui restent fidèles à nos marchés et jouent bien le jeu, quelles que soient les difficultés. Nous avons donc jusqu’à la fin du mois pour dresser un bilan plus précis, jusqu’à la fin de nos marchés de producteurs de pays programmés pour cette saison estivale”.

Recueilli par Didier BOUVILLE

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