Aveyron | Par Eva DZ

Le premier GIEE porté par une CUMA à Combret

Dans le cadre du GIEE Champ d’action combretois, le premier porté par une CUMA, celle de Combret dans le sud Aveyron, une journée de démonstrations de semoirs semis direct et simplifiés était organisée le 24 septembre.

Plus de 200 personnes ont assisté à la journée d’essais de semis direct et simplifié proposé par le GIEE Champ d’action combretois, le premier porté par une CUMA, celle de Combret, sur la simplification du travail du sol notamment (© GIEE Champ d’action combretois).

Au sein du GIEE Champ d’action combretois, 14 exploitations de la CUMA de Combret dans le sud Aveyron travaillent notamment sur la simplification du travail du sol. Elles poursuivent le travail engagé depuis plusieurs années sur ce territoire et la mise en place d’actions pour lutter contre l’érosion, résoudre des problèmes d’implantation, notamment de luzerne, ou encore lutter contre les changements climatiques…
Six d’entre elles ont implanté des profils culturaux sur leurs parcelles, permettant de comparer, de tester les pratiques, les réussites comme les échecs. «Des coins de champs, des réunions de suivis de récoltes, des analyses de sols… et des démonstrations de matériels comme celle de fin septembre assurent le suivi de nos travaux», explique Jonathan Bezes, administrateur à la CUMA de Combret et à la FD CUMA. «Nous bénéficions de l’appui technique du Service Élevage de la Confédération de Roquefort, du syndicat de rivière Tarn Sorgues Dourdou Rance et de la FD CUMA et de l’APABA puisque quelques-unes des fermes sont en bio», précise-t-il.

8 semoirs différents à l’essai

Ainsi le 24 septembre était une journée dédiée à des tests de semoirs semis direct et simplifiés. Trois essais de méteils ont été menés sur différents sols : limoneux-sableux chez Philippe Cambon, des sols usants, avec beaucoup de cailloux et où le semis direct est pratiqué depuis plus de 20 ans ; une autre parcelle de Rougier à tendance labour et enfin sur des sols très argileux de Rougier toujours, difficiles à faire produire. «Grâce aux partenariats avec des concessionnaires locaux, nous avons pu tester 8 semoirs de différentes marques, 5 à disques et 3 à dents», explique Jonathan Bezes, soulignant l’implication des adhérents du GIEE. «Ils ont assuré la conduite des tracteurs attelés et suivi chaque essai avec une fiche d’évaluation». Chaque engin était réglé de la même façon, la même dose pour tous, avec un réglage à 3 cm de profondeur. Le mélange semé (100 kg par ha), acheté chez Thomas Négoce à Camarès, était aussi identique : 60 kg de seigle, 10 kg de ray grass diploïde, 10 kg de vesce velue, 10 kg de vesce commune et 10 kg de mélange trèfle annuel. Une parcelle servait de témoin, avec un passage de herse rotative.

Plus de 200 spectateurs

«Notre idée était de comparer les matériels en vue de notre projet d’acquisition d’un semoir à la CUMA», avance Jonathan Bezes. «Ces essais nous permettent de savoir lequel est le mieux adapté à la fois sur les pentes et les parcelles plus planes. L’idéal serait d’avoir 2 semoirs !», sourit-il. Ces essais vont bénéficier d’un suivi, avec un point d’étape début novembre. «Les animateurs de la FD CUMA, en particulier Jean-Claude Platon sur le machinisme et Alexandra Lasnel sur le suivi agro-écologique, nous accompagnent de même que Sébastien Jalby de la FD CUMA du Tarn, impliquée aussi dans ce projet. Il y a une belle dynamique de groupe !», se réjouit Jonathan Bezes. Une dynamique communicative puisque plus de 200 personnes ont assisté à ces essais, sur la journée et 95 repas ont été servis. «C’est une problématique qui interroge beaucoup les agriculteurs et nous espérons que nos travaux permettront d’apporter quelques réponses», avance Jonathan Bezes, heureux de la présence du maire de Combret, Jean-Philippe Sabathier, de la conseillère départementale, Monique Aliès et des administrateurs de la FD CUMA dont le président, Didier Larnaudie.
Et la dynamique continue avec le suivi de ces essais cet automne, et l’intervention prévue au printemps de Frédéric Thomas, le créateur de la revue agronomique TCS (tech- nique culturale simplifiée), et pionnier de l’agriculture de conservation. «Il viendra deux jours à la rencontre de notre GIEE pour nous aider à avancer !», conclut Jonathan Bezes.


Eva DZ

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