À l’initiative de la Confédération Générale de Roquefort, un colloque s’est tenu mardi 3 février au Parlement européen. Intitulé «Les appellations : un siècle de qualité, de culture et de durabilité au service des territoires européens, une stratégie pour l’avenir», cet événement a mobilisé une centaine de personnes venues échanger autour des enjeux des appellations (AOP/IGP).

L’AOP Roquefort à l’honneur au Parlement européen début février (© Confédération générale de Roquefort).
Pour la Confédération Générale de Roquefort, cette rencontre au Parlement européen constitue une déclinaison européenne majeure du centenaire de l’AOP Roquefort et le point de départ d’actions et de rendez-vous à l’international.
Ce colloque a rassemblé des intervenants de différents horizons : Diego Canga Fano, directeur général adjoint DG AGRI Commission européenne ; Riccardo Pastore, directeur Consorzio di Tutela del Pecorino Romano ; Mario Román Esteban de l’AOP Manchego ; Céline Imart, agricultrice et députée européenne, Esther Herranz García, présidente Intergroupe vin, produits de qualité et spiritueux et députée européenne ; Alexandre Martin, adjoint sous-directeur Compétitivité DGPE ; Frédéric Michel, attaché agricole délégation permanente de la France auprès de l’UE, Carole Ly, directrice de l’INAO ; Sylvie Vabre, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Toulouse Jean Jaurès et Jérôme Faramond, président Confédération Générale de Roquefort.
Chacun a témoigné pour affirmer une évidence : les appellations d’origine ne sont pas seulement des signes de qualité, ce sont des projets de territoire, des outils économiques, culturels et agricoles au cœur du modèle européen.
Autour de 3 grandes thématiques, les échanges ont été riches et révélateurs d’enjeux d’avenir :
- Du Roquefort au modèle européen : nées en France, les appellations ont inspiré une politique européenne des indications géographiques reconnue dans le monde entier. Les échanges ont mis en lumière les valeurs historiques, économiques et stratégiques des appellations dans la politique agricole et commerciale de l’UE.
- Des territoires vivants et valorisés : à travers les témoignages des AOP Roquefort, Pecorino Romano et du Manchego, une même réalité s’est imposée : les AOP/IG permettent de maintenir une agriculture viable dans des zones souvent contraintes, de transmettre des savoir-faire et de créer de la valeur partagée au sein des filières.
- Des enjeux partagés : protection des pratiques traditionnelles, durabilité, attractivité auprès des jeunes générations : les défis sont nombreux. Mais les échanges ont montré que les appellations disposent de leviers puissants pour y répondre, à condition d’un engagement politique clair et cohérent au niveau européen notamment sur le refus des systèmes publics ou privés de scoring, sur la valorisation du lait cru et sur la pédagogie autour des bénéfices santé.
C’est donc avec force qu’a été affirmé que les appellations d’origine ont un avenir à construire, collectivement, en Europe et à l’international et que le travail de l’AOP Roquefort a été salué.
Après avoir célébré son histoire, Roquefort entend désormais réaffirmer les valeurs de son appellation – qualité, authenticité, durabilité et ancrage territorial – bien au-delà des frontières nationales et européennes. L’AOP Roquefort poursuit une démarche collective et tournée vers l’avenir, au service des indications géographiques et du rayonnement international des territoires européens.
La rédaction


