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19 Février 2024 | Actus Aveyron

« Défendre l'agriculture aveyronnaise », Léo Nakich affiche ses ambitions à la tête des JA

Michael Garrigues (à gauche) passe le flambeau à Léo Nakich (à droite), à la tête des JA.


Vendredi 16 février, à Moyrazès, Léo Nakich a succédé à Michaël Garrigues et Julien Tranier à la présidence des Jeunes Agriculteurs Aveyron. L'éleveur de 24 ans a annoncé vouloir « défendre l'agriculture aveyronnaise » et continuer à travailler sur le problème épineux du renouvellement des générations.

La présidence des JA a changé de tête, vendredi 16 février, lors de l'assemblée générale du syndicat, à Moyrazès. Léo Nakich a pris le relais de Michaël Garrigues et Julien Tranier, qui étaient co-présidents depuis 2022. Le nouveau leader des JA est à pied d'œuvre et se veut combatif malgré le contexte actuel pour le moins compliqué.

« Un rêve de gosse »

Après deux ans de bons et loyaux services, mis en lumière par les récents mouvements de colère des agriculteurs aveyronnais, Michaël Garrigues cède sa place. « Durant ce mandat, je me suis battu pour le renouvellement des générations, et j'ai constaté que nos jeunes bossaient sans relâche pour assurer la continuité et la reprise de nos fermes familiales », a-t-il souligné.

« Faire reconnaître la juste valeur de notre métier, le juste prix de nos produits était un rêve de gosse », s'est ému Michaël Garrigues. Des mots qui résonnent comme un mantra et qui ont pris tout leur sens, plus particulièrement ces dernières semaines. « Egalim est pour nous un support inespéré qui nous permettra d'avancer dans la reconnaissance de notre métier », a ajouté l'éleveur en bovins lait.

Michaël Garrigues n'a pas omis de mentionner le nom de celui avec qui il a partagé ses fonctions pendant deux ans : Julien Tranier. L'ancien co-président du syndicat n'était pas du déplacement à Moyrazès mais a aussi œuvré au quotidien à la bonne avancée des différents projets au sein des JA. Michaël Garrigues a salué « le soutien sans faille » qui unissait les deux anciens leaders du syndicat et les qualités « d'analyses poussées » de Julien Tranier.

« C'est en prenant la co-présidence que je me suis rendu compte du poids que l'on pouvait porter dans les décisions qui sont prises dans notre département, et ce grâce à la force de notre réseau et notre implication (…) Nous souhaitons à nos successeurs de vivre autant de bons moments et d'agir avec autant de conviction », a conclu l'éleveur. Tout en rappelant qu'il ne serait « jamais bien loin ».

« Les prix sont le nerf de la guerre »

Michaël Garrigues et Julien Tranier passent le flambeau à Léo Nakich, à qui les JA ne sont pas étrangers, loin de là. Le nouveau président du syndicat est un adhérent de longue date, et membre actif depuis 2022. Il était jusqu'alors secrétaire général adjoint.

L'éleveur de brebis laitière bio sur la commune de Nant a le syndicalisme dans la peau et souhaite défendre « le revenu des agriculteurs » et les prix, qui sont « le nerf de la guerre », selon lui.

Léo Nakich fera l'honneur de sa présence au 60e Salon de l'Agriculture, mercredi 28 février, pour représenter l'Aveyron, mais aussi pour poursuivre le travail amorcé par ses prédécesseurs. De nombreux sujets capitaux pour l'avenir de l'agriculture aveyronnaise l'attendent, à commencer par le renouvellement des générations, l'un des dossiers « prioritaires » du mandat du nouveau président des JA.

Mallory Bouron

16 Février 2024 | Actus Aveyron

À huit jours du Salon de l'Agriculture, la FDSEA-JA réclament "des actes concrets"

Les principaux représentants de la FDSEA et des JA en marge de leur entretien avec Charles Giusti.


La FDSEA et les JA ont annoncé avoir claqué la porte des négociations lors de leur entretien avec Charles Giusti, le préfet de l'Aveyron, ce vendredi 16 février. Les deux syndicats réclament des actes concrets de la part du gouvernement, à une semaine du début du Salon de l'Agriculture.

Dans la lignée des déclarations d'Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, en début de semaine, la FDSEA et les JA Aveyron maintiennent la pression sur le gouvernement. Les deux syndicats aveyronnais ont manifesté leur mécontentement en quittant - au bout de quelques minutes - la réunion prévue ce vendredi entre les différentes organisations professionnelles agricoles (OPA) du département. « Le temps n'est plus à la paroles mais aux actes ! », ont martelés FDSEA-JA.

« Il nous faut des résultats ! »

« Il n'y a pas grand chose qui a changé depuis le dernier rendez-vous, désormais, il faut que l'état assume ses responsabilités », a lancé Laurent Saint-Affre, président de la FDSEA, en marge de la rencontre avec Charles Giusti, à propos de l'application de la loi Egalim. Une réunion organisée par le ministère de l'Économie et le ministère de l'Agriculture qui sert uniquement « à gagner du temps », selon la FDSEA et les JA.

« Faire des réunions pour faire des ronds dans l'eau c'est fini ! Il nous faut des résultats, le temps n'est plus à la parole mais aux actes !», a prévenu Benoît Fagegaltier, premier vice-président de la FDSEA. Les deux syndicats réclament du concret et notamment concernant les contrôles. « Ils savent quelles entreprises ne respectent pas la loi Egalim alors il faut que l'état les sanctionne ! (…) Dans le cas contraire, cela veut dire que l'état cautionne le fait que le prix en marche en avant ne soit pas respecté et nous ne pouvons plus être la variable d'ajustement sur la construction du prix », a indiqué Laurent Saint-Affre.

« La balle est dans leur camp »

« Les freins de l'application à la loi Egalim, les problématiques auxquelles nous sommes confrontés, ils les ont déjà ! Ils ont tout ! Depuis le début de la semaine, les réunions s'enchaînent au plus haut sommet de l'état, ils ont tous les éléments », ont affirmé Laurent Saint-Affre, et Léo Nakich, le nouveau président des JA.

« Nous venons de passer dix jours sur des autoroutes et sur des ponts, eux, cela fait des années qu'ils connaissent le problème. Maintenant, c'est à eux de nous montrer qu'ils veulent faire bouger les choses, la balle est dans leur camp », a conclu Marie-Amélie Viargues, secrétaire générale de la FDSEA.

À l'instar de la FNSEA, les deux syndicats aveyronnais envisagent d'organiser de nouveaux blocages si aucune mesure concrète n'est prise d'ici le Salon de l'Agriculture.

Mallory Bouron

16 Février 2024 | Actus Aveyron

Quelle Europe agricole pour demain ?

Yves Madre est l’invité de la FDSEA pour son assemblée générale. Il se présente, explique ce qu’est FARM Europe, le think tank qu’il a participé à fonder et livre les grandes lignes de son intervention à suivre le 23 février après-midi à Flavin.

Pouvez-vous vous présenter ?

Y. Madre : «Je suis agronome, économiste, et membre fondateur du cercle de réflexion FARM Europe. Auparavant j’étais négociateur pour la France aux affaires agricoles et sanitaires européennes, puis conseiller de Dacian Ciolos pendant les 5 ans de son mandat de Commissaire européen à l’agriculture et au développement rural durant les négociations et la mise en place de la réforme de la PAC 2013. Je préside actuellement le cercle de réflexion FARM Europe, sur les volets économie agricole et développement des territoires.

Qu’est-ce que FARM Europe ?

Y. Madre : Il s’agit d’un cercle de réflexion qui rassemble tous les maillons européens. Nous travaillons à l’élaboration de propositions destinées aux décideurs européens, pour faire avancer les économies rurales. Notre objectif vise la double performance économique et de durabilité sans décroissance et le progrès du monde agricole en rentabilité. Il ne s’agit pas de penser le monde merveilleux en 2060 que nous ne connaîtrons pas mais bien de dessiner les contours d’une politique européenne efficace et efficiente pour ses Etats membres.

Notre rôle est d’accompagner les législateurs européens dans l’élaboration de leur politique en nous appuyant sur les filières européennes nationales et régionales.

«Ramener de la réalité dans les politiques européennes»

Pourquoi avoir créé ce cercle de réflexion FARM Europe ?

Y. Madre : En étant côté Etat membre représentant la France puis côté Commission européenne dans mon cursus, je suis parti d’un constat : la commission n’a pas la science infuse ! De plus nous étions dans un schéma d’évolution des politiques qui se reproduisaient sans cesse ou bien qui reprenaient des idées les plus couramment représentées dans la bulle médiatique à Bruxelles. L’idée à travers ce cercle de réflexion était de ramener un peu de fond et surtout de réalisme aux politiques européennes. De lui faire remettre les pieds sur terre ! Les politiques européennes devaient refaire sens, c’est-à-dire s’inspirer du bon sens paysan de nos territoires ! Il ne s’agissait pas de se faire plaisir avec des concepts irréalisables, de se projeter dans une société virtuelle qu’on idéalise, mais bien de ramener de la réalité, d’être dans le vrai.

Notre cercle de réflexion vise à combler le fossé qui s’est créé entre le citoyen européen et ceux qui doivent donner un cap à la politique européenne.

«Pas du positionnement pour du positionnement mais des propositions issues de démonstrations par les chiffres»

Qui participe à FARM Europe ?

Y. Madre : Nos membres sont issus de 17 Etats membres différents. Nous sommes fondés sur un trépied qui nous apporte la stabilité, à savoir un tiers de nos membres sont des organisations professionnelles nationales et régionales, qui représentent la base, le terrain ; un tiers sont des entreprises de transformation et de stockage, coopératives ou entreprises privées et enfin un tiers qui représente les instituts de recherche, les banques, les assureurs... Nous évoluons dans les domaines agricole, agroalimentaire, de l’énergie, de l’environnement, du commerce, de l’alimentation. Les filières avec lesquelles nous travaillons sont à la fois animales (FNO, FNPL, FNB...) et végétales.

Quelle influence déploie FARM Europe sur les politiques européennes ?

Y. Madre : On se retrousse les manches ! On produit des analyses, des études. Nous pouvons nous permettre d’être cash et décapants dans la mesure où nous pouvons justifier nos positions, nos propositions par des chiffres. Des propositions que l’on peut défendre auprès des députés européens. Nous ne faisons pas de positionnement pour du positionnement, nous sommes dans la démonstration des effets de nos propositions. On analyse : où en est-on ? Où voulons-nous aller ? Comment arriver où nous voulons aller ?

«La crise agricole était inéluctable»

Quel regard portez-vous sur les actions menées par les agriculteurs ces dernières semaines, et ce dans plusieurs pays européens ?

Y. Madre : Cette révolte des agriculteurs était inéluctable ! Elle a démarré il y a un an déjà aux Pays-Bas puis elle s’est propagé dans de nombreux pays, en France ces dernières semaines. En 2019, nous avions déjà à FARM Europe, tiré la sonnette d’alarme. Nous leur avions dit : attention vous allez dans le mur avec vos propositions de Green Deal et de Farm to Fork ! Ces projets allaient rendre les choses difficiles avec en plus un budget moins doté pour l’agriculture et la mise en place de la nouvelle réforme de la PAC.

Cette crise agricole était inscrite... Elle ne nous surprend pas étant donné le contexte inflationniste, le coût des matières premières et leur effet ciseau sur le prix de revient. À cela s’ajoutent le conflit en Ukraine et des soutiens publics en baisse de plus de 30% en 20 ans... A la problématique «ça va vous coûter plus cher à produire», la réponse de l’Europe de dire «vous pourrez vous en sortir par l’investissement et la montée en gamme» ne s’est jamais matérialisée... D’une PAC qui devait inciter au développement avec un budget conforté, on arrive en fait à une PAC low cost, non dotée ! Et en face des marchés qui n’ont pas répondu pour compenser la baisse des soutiens publics. Forcément les agriculteurs sont en droit de se demander : que veut-on de nous ? Sachant qu’ils ont fait les efforts demandés et ce bien avant le Green Deal... Et qu’on stigmatise toujours les agriculteurs comme des bêtes noires. On leur donne moins d’argent parce qu’on dit qu’ils sont mauvais et on leur donne plus d’obligations ! Dans ce contexte, la mobilisation des agriculteurs était inéluctable. On se demande même pourquoi elle ne s’est pas éveillée plus tôt ! Pendant les 20 dernières années, l’inflation s’est maintenue entre 0 et 2%, les agriculteurs ont fait le dos rond, mais face à une situation économique qui s’est dégradée, leur résistance s’est elle aussi érodée. Ils se retrouvent nus dans un climat où il fait très froid !

«Les agriculteurs ont des raisons d’y croire»

Que peut-on attendre de la politique européenne pour son agriculture ?

Y. Madre : Aujourd’hui nous sommes réellement à la croisée des chemins : soit on redresse la barre, soit c’est la descente inéluctable ! Jusqu’à présent, chacun agissait de son côté dans un climat de concurrence intra-communautaire, il faut dépasser celà. À mon sens, la réponse sera européenne ou ne sera pas. Mais les agriculteurs ont encore des raisons d’y croire. Nous avons les solutions en main qui ne demandent qu’à être mises en œuvre : un gain de productivité et de durabilité, une bouffée d’oxygène sur la rentabilité. Il faut dépasser le mur d’investissement, aller chercher des financements. Les outils sont là, il faut la volonté politique de les utiliser. L’agriculture est clairement en capacité de rebondir, pour preuve, elle tient une bonne place dans le cœur des consommateurs. D’ailleurs je pense que l’une des clés est de reconnecter les consommateurs et les agriculteurs, notamment dans les filières élevage. Il faut retrouver de la marge via les filières. S’inscrire dans des schémas d’innovation, reprendre des parts de marché à l’échelle européenne et au sein des Etats membres. On peut rebondir à condition d’y mettre de la volonté politique et des moyens.

Dans ce schéma, la France n’est pas la plus mal lotie, d’autres pays ont déjà décroché mais chez nous, il est encore possible de redresser la barre. Si le tropisme des hommes politiques s’affirme, c’est le moment d’être réaliste et ambitieux pour l’agriculture mais s’il ne s’affirme pas, nous deviendrons les 4ème couteaux, une zone importatrice mondiale et ayant perdu notre place de leader, nous n’imposerons plus rien au monde !

A FARM Europe, nous avons créé un indicateur de souveraineté qui mesure la production, l’économie, les consommations, l’environnement, les bioénergies, la bioéconomie, l’alimentation animale... à l’échelle des Etats membres et de l’Union européenne. Nous savons aujourd’hui où ça pêche, où nous avons des marges de progrès. Aux politiques de décider si on agit ou pas...».

Recueillis par Eva DZ

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09 Février 2024 | Actus Aveyron

Agriculture Biologique : «des engagements qui permettront à notre filière de se structurer»

Poursuivre la communication autour de la production AB est l'un des leviers pour relever la barre, selon les professionnels, comme ils ont su le faire pendant ce printemps

Florence Bouyssou et Nicolas Bosc, co-présidents de la section AB de la FDSEA ont participé cette semaine à la commission régionale Agriculture Biologique de la FRSEA, notamment pour aborder les engagements du gouvernement envers le bio. Les responsables aveyronnais font le point.

Que retenez-vous des annonces du Premier ministre envers l’Agriculture Biologique ?

N. Bosc : «Les medias ont beaucoup insisté sur la détaxation du GNR et l’arrêt d’Ecophyto mais nous, ce que l’on retient, ce sont les engagements à faire appliquer la loi EGALIM. C’est ça qui sauvera nos régions d’élevage !

F. Bouyssou : Les prix devraient être pourvoyeurs de revenus, c’est la base mais elle a été trop longtemps oubliée ! Ce combat vaut pour l’ensemble des éleveurs, que l’on soit en conventionnel ou en bio mais en bio il est plus que nécessaire pour la pérennité de notre filière.

Que pensez-vous de l’enveloppe de 50 millions d’euros en faveur du Bio annoncée par le Premier ministre ?

N. Bosc : Une enveloppe supplémentaire est toujours la bienvenue mais elle est largement insuffisante si on la répartit entre les 60 000 fermes bio en France !

F. Bouyssou : Cette enveloppe est insuffisante et ne sauvera pas notre filière qui est à bout de souffle. Ce dont nous avons besoin c’est d’une filière structurée et qui nous rémunère.

Quelles sont les priorités selon vous, pour la filière bio ?

N. Bosc et F. Bouyssou : Face aux défis actuels, nous demandons un soutien aux exploitations déjà engagées en AB et des mesures pour pérenniser le secteur. Il faut du concret pour maintenir la souveraineté sur la production agricole biologique. Nous insistons sur la nécessité de faire appliquer la loi EGALIM pour ramener de la marge mais il faut le faire de façon raisonnée : ramener de la plus-value pour les agriculteurs sans assassiner les consommateurs.

L’application d’EGALIM doit être effective dans la restauration collective (cantines) et être étendue à la restauration hors domicile.

Quels sont les outils qui pourraient être activés pour relancer la filière AB ?

N. Bosc et F. Bouyssou : La conjoncture actuelle est propice à l’utilisation des outils de gestion de crise prévus par la Commission européenne comme l’aide au stockage privé.

Nous devons aussi continuer notre communication autour du secteur bio pour relancer la consommation, expliquer au grand public les enjeux, pratiques, bénéfices de l’agriculture biologique sans pour autant opposer les systèmes, nous jouons la carte de la complémentarité des modes de production. Et nous attendons que ces atouts soient aussi reconnus dans les politiques publiques.

Nous serons aussi attentifs au respect des contrats liant les transformateurs et les producteurs, cela passe évidemment par l’intégration de nos coûts de production.

Quelles sont les clés de réussite de ces engagements ?

N. Bosc et F. Bouyssou : Les mesures doivent répondre aux besoins réels du marché plutôt que de répondre à des objectifs quantitatifs. Bien sûr il faut veiller à maintenir l’offre dans les linéaires bio et surtout la mettre en avant. Il faut aussi instaurer une transparence avec par exemple un prix plancher sur les produits de grande consommation, affichant la marge de chaque maillon, ou encore un label bio France qui garantit l’origine des produits.

La communication, le conditionnement des aides de conversion à la contractualisation, la rémunération des atouts et l’application d’EGALIM sont des leviers essentiels qui permettront un développement pérenne du secteur de l’agriculture biologique».

Recueillis par Eva DZ

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07 Février 2024 | Matériel | Actualités en vidéo | Actus nationales | Actus Aveyron

[Vidéo] World Fira 2024 : Le forum mondial de la robotique agricole fête sa 8ème édition

La 8e édition du Forum mondial de la robotique agricole World FIRA 2024 se déroule du 6 au 8 février, sur le campus de l'agrobiopôle à Auzeville-Tolosane, près de Toulouse. 2 500 participants et 70 exposants sont attendus.

En huit éditions, le World FIRA s'est imposé comme la référence mondiale des salons de robotique agricole. Chaque année, il attire des milliers de participants en dévoilant les dernières technologies du secteur. Et cette 8ème édition n'échappe pas à la règle. Cette année, le forum accueille 2?500 curieux venus de 60 pays, 1?000 agriculteurs, 70 exposants et 25 robots – prototypes ou déjà commercialisés - en démonstration en plein champ.


Un marché en pleine expansion

En France, la robotique agricole progresse d'année en année. En 2023, l’observatoire des usages numériques en agriculture a décompté près de 600 robots en activité dans la production végétale (contre 100 en 2018) répartis en 25 modèles. «Entre 2018 et 2023, la présence de la robotique agricole dans les champs a progressé de 80 %», détaille Marie-Flore Doutreleau.

Le secteur viticole est celui qui utilise le plus la robotique avec 280 robots pour le désherbage ou le travail du sol. Les robots agricoles développés pour la vigne ont d'ailleurs représenté la majorité des démonstrations en plein champ, avec 9 robots sur les 25 exposés.

Le maraîchage arrive en deuxième position avec 250 robots pour le désherbage, le semis ou le travail du sol, ce qui représente 42 % de part de marché. Les grandes cultures et le secteur céréalier sont légèrement plus en retrait, mais demeurent des marchés en fort développement.

Et la France n'est pas le seul pays à s'intéresser de plus en plus à la robotique, le marché mondial est en pleine expansion, et pourrait peser près de 40,1 milliards de dollars d'ici quatre ans, selon le site Researchandmarkets.com.

Mallory Bouron

 robot+robotique+FIRA

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