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23 Novembre 2020 | Actus Aveyron

Chambre d’agriculture Aveyron : la mission bio fait le point

L’agriculture biologique est en mouvement ! Le marché est encore en progression, la réglementation européenne qui régit le label AB évolue et la mission bio de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron étoffe ses équipes et diversifie ses actions (la VP du 19 novembre).

David Argentier, responsable professionnel de la mission bio (notre photo) :

«J’ai la responsabilité professionnelle de la mission AB de la Chambre d’agriculture et, en début de mandature, j’ai souhaité mobiliser une équipe d’agriculteurs pour m’épauler, réfléchir et travailler sur les enjeux de l’agriculture biologique en Aveyron et en Occitanie. Je tiens, ici, à les féliciter pour le travail accompli sur le suivi du dossier de la réforme du cahier des charges AB. Je pense que cette réforme est une étape d’évolution en son temps, dans la mesure où les demandes sociétales évoluent.

Les filières de qualité comme l’agriculture biologique doivent satisfaire les nouvelles attentes des consommateurs. Le précédent cahier des charges de l’AB date de 2009. En revanche, il est déterminant que la réalité du fonctionnement des exploitations agricoles biologiques soit prise en compte. Les exigences intégrées dans le nouveau cahier des charges bio doivent encourager la protection du climat, contribuer notablement à un environnement non toxique, favoriser le bien-être animal ; mais ces nouvelles règles doivent être travaillées en concertation avec les agriculteurs pour examiner leur pertinence et leur faisabilité. Nous, les éleveurs, sommes sur le terrain au quotidien, prenons soin de nos animaux, les observons, les connaissons et je pense que nous sommes bien placés pour apprécier la pertinence des mesures proposées, par exemple, sur le bien-être animal.

Evolution du cahier des charges

Le cahier des charges AB doit évoluer, les exigences doivent être fortes, mais les agriculteurs doivent être largement associés et entendus pour que les mesures prises soient pertinentes et aillent dans le sens des attentes de nos consommateurs. Je prends l’exemple des aires d’exercice extérieures obligatoires pour les jeunes animaux : pourquoi pas ? mais attention, en hiver et en intersaison, les écarts de températures, les courants d’air ne favorisent pas le bien-être des animaux. Ils peuvent accroître les risques de maladies sur les veaux sous la mère ou les agneaux par exemple. Mettre en œuvre des mesures qui risquent de dégrader les risques pathologiques dans les élevages, ce n’est pas favoriser le bien– être animal. Par contre, encourager le pâturage, en saison de pacage, c’est œuvrer pour le bien-être animal.

Les conseillers de la mission AB de la Chambre d’agriculture suivent la réforme du cahier des charges de l’AB et sont en veille sur les points sensibles. N’hésitez pas à les solliciter pour toute question prospective sur le nouveau cahier des charges mis en application au 1er janvier 2022 et sur les évolutions règlementaires annoncées par les organismes certificateurs qui pourraient mettre en difficulté les agriculteurs dans les années à venir».

 éleveurs+bio+chambre

09 Novembre 2020 | Actus Aveyron | Actus végétales

Maintien de la chasse : «sans ambiguïté, les agriculteurs sont pour»

Communiqué FDSEA-JA-Chambre d’agriculture Aveyron :

«Dans un contexte sanitaire sans précédent où les membres du gouvernement sont amenés à prendre la décision d’un second confinement, la pratique de la chasse a été adaptée et n’est désormais possible que 3 jours par semaine, les lundis, mercredis et samedis.

Pour les agriculteurs, la chasse n’est pas qu’un loisir. C’est une activité essentielle pour réguler les populations de grands gibiers, notamment de sangliers, qui opèrent des dégâts considérables sur les cultures. Ces dégâts génèrent des coûts importants qui impactent l’activité économique agricole. En Aveyron, la population de sangliers a explosé de + 200 % en moins de 10 ans. Permettre aux chasseurs de continuer leur travail de régulation, c’est aussi limiter les risques d’accidents de la route dus aux collisions avec la faune sauvage.

La semaine dernière, la FDSEA et la Chambre d’Agriculture ont été consultées par la Préfecture et ont donné un avis favorable et sans ambiguïté pour le maintien de la chasse pendant le confinement à raison de 4 jours par semaine, dimanche compris. Par respect pour l’effort collectif de confinement, la Préfecture de l’Aveyron a décidé que le dimanche ne serait pas un jour de chasse. La profession agricole le comprend et l’accepte tant que le travail de régulation peut être fait pendant les 3 autres jours autorisés.

Aujourd’hui, nous déplorons qu’un responsable politique aveyronnais sème le doute à ce sujet et relaie de fausses informations sur l’intention des responsables agricoles. Les dégâts, c’est nous, agriculteurs, qui les subissons. Il impératif de maintenir une régulation. A travers ce communiqué, nous souhaitons rétablir la vérité».

Le communiqué de la préfecture ICI : MISSION DE REGULATION DES POPULATIONS DE SANGLIERS ET DE CERVIDES

 éleveurs+chasse+dégâts

26 Octobre 2020 | Actus Aveyron | Actus élevage

Marché aux bestiaux de Laissac : péage unique pour les bovins et ovins

Les élus et agents administratifs de la mairie de Laissac dans le nouveau poste de péage du marché aux bestiaux de Laissac.

Mardi 20 octobre, c’était l’effervescence autour du péage unique construit entre les deux foirails bovins et ovins à Laissac. Ce nouveau lieu centralise la saisie des achats et l’information aux usagers du marché hebdomadaire.

Plus de fluidité dans la communication, centralisation des informations et de l’accueil en un seul lieu... le marché aux bestiaux de Laissac a construit un péage unique situé entre les deux foirails bovins et ovins. «Ça faisait un moment que nous pensions à réaménager l’espace et l’organisation de notre marché hebdomadaire», explique David Minerva, le maire, en vue de futurs travaux importants sur la place du foirail pour construire un nouveau centre social.

Désormais, le péage est unique pour les bovins et les ovins et est installé sur le bas du foirail. Un local tout neuf d’environ 30m2, équipé de la fibre, accueille la partie administrative de saisie, et offre un espace d’accueil à l’abri pour les usagers du marché. La saisie peut être assurée par 4 postes permettant ainsi les double-entrées ou l’entrée-sortie en simultanée. «Jusqu’alors nous avions une cabine générale sur le haut du foirail, et deux postes de péage (bovins et ovins), désormais tout est centralisé», avance Jean-Louis Puel, adjoint à la mairie en charge du marché aux bestiaux.

Pour la première journée test mardi 20 octobre, quelques réglages sont encore nécessaires et les habitudes doivent être prises mais globalement, les encadrants du marché sont plutôt satisfaits. Les camions-remorques et semi-remorques sont accueillis à partir de 6h15 à l’ancien péage bovins. Et à partir de 6h30, tous les véhicules peuvent entrer au nouveau péage. Le stationnement des véhicules s’effectue sur le grand parking attenant à la halle des ovins. «La circulation est plus simple pour tous et c’est aussi plus facile pour les encadrants du marché. Une quinzaine de personnes (administratifs, élus et agents de la mairie) sont mobilisées chaque mardi et nous voulions aussi leur simplifier la tâche», poursuit David Minerva. Bien sûr pour les élus, il s’agit aussi d’optimiser les coûts de fonctionnement du marché.

Du côté des commerçants et notamment bars et restaurants, bien présents autour du foirail, cette modification ne semble pas changer les habitudes des usagers du marché. «Cette nouvelle installation nous permettra aussi peut-être de base pour d’autres manifestations, sportives notamment, nombreuses à Laissac», souffle David Minerva. Un nouveau point d’accueil à l’entrée du village !

Eva DZ

 éleveurs+bovins+ovins

22 Octobre 2020 | Actus nationales | Actus Aveyron | Actus élevage

Cours du broutard : «Trois semaines pour ramener du prix aux éleveurs»

Communiqué FDSEA-JA Aveyron :

«Depuis plusieurs semaines, le prix de vente des bovins destinés à l’export, les «broutards», baisse de manière injustifiée. Les syndicats JA et FDSEA ont rencontré des acheteurs locaux pour mieux comprendre la situation, mais face à leur impuissance, le ministre de l’Agriculture a réuni les principaux exportateurs et leur a donné trois semaines pour trouver des solutions.

De semaine en semaine, le prix baisse

Déjà cinq semaines que le prix baisse. A ce jour, cela équivaut à une diminution de 25 centimes d’euros du kilo. Si l’on compare les prix sur la même période l’année dernière, ils sont 35 centimes d’euros plus bas. Un éleveur perd en moyenne 150€ par animal vendu. Il en est de même pour les veaux gras, un autre type de bovins viande, pour lesquels on observe une perte de 15 à 30 centimes d’euros, selon les âges et les catégories par rapport à l'année dernière. Les prix de ventes sont toujours tirés vers le bas alors que les coûts de production augmentent (paille, fourrage...).La situation devient insoutenable pour les éleveurs bovin viande.

Des prix décorrélés de la réalité du marché

Les prix pratiqués ne correspondent pas à la réalité du marché. En Italie, le pays qui constitue le débouché majoritaire pour la vente de broutards, le cours du jeune bovin augmente progressivement: + 5 centimes d’euros cette semaine après neuf semaines de stabilité. L’export des broutards vers l’Italie augmente également: + 1% ces deux dernières semaines. En septembre, ce pays avait acheté autant de broutards que durant l’ensemble de l’année 2019.La demande semble donc être en hausse, mais le prix d’achat aux éleveurs baisse. Les éleveurs s’interrogent alors sur qui profite de la situation et s’enrichit.

Les éleveurs sont allés rencontrer des exportateurs

La Fédération nationale bovine (FNB) est allée exposer la situation auprès des différents opérateurs de marché qui n’ont pas su apporter de contestation. En Aveyron, les JA et la FDSEA sont allés à la rencontre de Bévimac et Unicor, deux organisations de producteurs spécialisées dans l’exportation de broutards pour échanger directement avec eux et essayer de comprendre la situation. L’une comme l’autre semblaient désarmées face à l’attitude de certains intermédiaires italiens qui exigent à la fois de la qualité et des prix bas, trop bas.

Intervention du ministre de l’Agriculture

Les éleveurs ne peuvent pas être éternellement la variable d’ajustement. La viabilité de la profession est engagée et cette situation alimente la déprise agricole. La France perd 2% de vaches chaque année, soit 765200* bovins viande en moins par an (*source: SPIE-BDNI). Après plusieurs semaines de pression syndicale, le ministre de l'Agriculture a réuni les principaux exportateurs et les représentants de la FNB dans le cadre d’un déplacement dans le Puy-de-Dôme, le vendredi 16 octobre. Eurofeder, Deltagro export et Bévimac ont répondu présents, Parma France a décliné l'invitation. Julien De Normandie,a donné trois semaines aux exportateurs pour trouver des solutions. Il a demandé à ce que de nouveaux débouchés soient trouvés et a insisté pour que les qualités des bovins français soient mises en avant : qualités sanitaires, de traçabilité, génétique... Pour l'heure, les JA et la FDSEA encouragent les éleveurs qui le peuvent à continuer de faire de la rétention d’animaux maigres pour essayer de peser sur le marché».

 éleveurs+broutards+bovins

09 Octobre 2020 | Actus Aveyron | Actus élevage

La FDSEA réfléchit à un projet économique collectif [points de vue]

Françoise Fontanier, présidente de la section production et transformation de produits fermiers FDSEA et Valérie Imbert, secrétaire générale de la FDSEA.

La FDSEA de l’Aveyron a participé à une journée autour du syndicalisme économique, initiée par la FDSEA de l’Ain à Bourg en Bresse, le 1er octobre. Françoise Fontanier et Valérie Imbert donnent leur point de vue sur cette journée.

- En quoi consistait cette rencontre ?

F. Fontanier : «Il s’agissait d’échanges entre départements sur des démarches collectives de valorisation de produits (lait, viande, céréales...), dans l’esprit d’organisation de filières, initié par les Etats généraux de l’alimentation. Des FDSEA ont expliqué comment elles avaient initié la mise en place d’associations d’éleveurs pour porter une marque et la commercialisation de leurs produits. Cette journée a permis de partager les expériences de chacun, de témoigner d’un vécu, des différentes étapes à franchir pour concrétiser un projet collectif, les écueils à éviter, les partenariats à créer...

- Que retenez-vous de cette journée ?

F. Fontanier : La majorité de ces projets étaient bâtis à partir de l’attente des consommateurs, car ce sont finalement eux qui valident le projet par leur acte d’achat ! Les projets en viande travaillent à flux tiré, c’est-à-dire que ne sont amenés à l’abattoir que les volumes correspondant aux demandes, il y a très peu de stocks de façon à éviter tout bradage ! Dans le département de l’Ain, une marque a été créée par les producteurs en relation étroite avec le Département qui plutôt que de financer la démarche, assure l’achat de produits pour ses cantines.

Des idées à retenir pour alimenter notre réflexion en Aveyron sur la mise en œuvre d’un projet de valorisation de nos broutards destinés à l’Italie qui pourraient par exemple être valorisés localement dans les cantines, les EPHAD, la restauration et pourquoi pas les GMS... L’idée est de créer une démarche complémentaire de l’existant, en nous appuyant sur notre réseau FDSEA et nos partenaires.

V. Imbert : Cette journée nous a montré aussi que le syndicalisme, au-delà de la revendication, pou- vait se réinventer en travaillant sur des projets économiques collectifs. Un syndicat de projets dans l’objectif de valoriser les produits et dans lequel les agriculteurs seraient acteurs de l’organisation de leur filière en se réappropriant la commercialisation. En assurant la valorisation, nous pourrions conforter nos exploitations et penser à l’avenir».

Eva DZ

 éleveurs+viande+cantines

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