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Actus Aveyron

27 Octobre 2021 | Actus Aveyron

Tome fraîche de l’Aubrac : le projet d’IGP avance bien !

Fin octobre, le syndicat de défense et de promotion du fromage de Laguiole AOP était réuni en assemblée générale à Recoules d’Aubrac. L’occasion d’annoncer l’intégration de la tome fraîche de l’Aubrac, qui fait filer l’aligot de l’Aubrac, au sein de l’ODG puisque le projet d’Indication Géographique Protégée (IGP) avance bien. Le nouveau président, Ludovic Mazars, qui succède à François Maynier, a ainsi expliqué qu’un nouveau collège, celui des producteurs de tome fraîche de l’Aubrac était créé aux côtés de celui représentant les producteurs de Laguiole AOP. «Nous avons créé cette nouvelle section qui a nécessité une petite modification de nos statuts en vue de l’obtention de l’IGP». Le cahier des charges est identique aux deux produits. Les 72 exploitations livrant leur lait à Jeune Montagne ajoutés aux 7 transformateurs (producteurs fermiers et coopérative) vont pouvoir bénéficier d’un nouveau label pour mettre en avant leurs produits.

Après plusieurs échanges avec l’INAO, les représentants de la filière tome fraîche de l’Aubrac espèrent un aboutissement du dossier courant 2022.

Eva DZ

laguiole+tome+jeune montagne

22 Octobre 2021 | Actus Aveyron

Alimentation et revenu, les deux faces d'une même pièce

L’équipe bovin viande de la Chambre d’agriculture suit quelque 600 éleveurs. Elle les accompagne dans une meilleure gestion de l’alimentation et de la nutrition de leur troupeau, mais ne défend pas la mise en place d’un modèle alimentaire commun.

Un levier efficace

L’alimentation, la clef de voûte des élevages bovins viande en Aveyron. «Une bonne nutrition, une bonne alimentation, c’est la garantie d’un vêlage réussi, d’un veau en bonne santé et performant. Et, en bout de chaîne, un meilleur revenu pour l’éleveur. Adapter l’alimentation avant et après le vêlage est hyper important. Il faut maîtriser l’intervalle de vêlage. Tous les élevages sont différents, mais ce point revient systématiquement», affirme Frédéric Mazars, responsable de l’équipe bovin viande à la Chambre d’agriculture. S’il est difficile, voire impossible, de proposer un unique modèle sur lequel peuvent se calquer les élevages d’Aveyron, certains critères restent primordiaux.

L’équipe de Frédéric Mazars suit et conseille 600 éleveurs, de la pesée aux données techniques, du suivi des signes de bonne santeé du troupeau à une meilleure gestion des coûts. «L’un des principaux leviers, le plus facile à maîtriser et souvent le plus efficace, c’est l’alimentation. Et souvent, c’est le volet qui soulève le plus de questions de la part des éleveurs», assure Frédéric Mazars. D’autant plus qu’aujourd’hui, les cours des matières premières s’envolent. «C’est le plus gros changement que j’observe en 20 ans à la Chambre. Une telle crise du cours alors que nous avons eu une super année niveau stock. Le prix de vente des animaux ne compense pas. La demande est de plus en plus forte pour mettre en place des systèmes autonomes et plus résilients. Nous testons des modèles de nutrition différents, avec moins ou pas de soja par exemple. C’est le gros de notre travail en ce moment», développe Frédéric Mazars.

Rendre la maîtrise à l’éleveur

Une bonne santé globale, un vêlage de qualité, et une reproduction efficace. «En système allaitant, une fois que le veau est né, qu’il va bien, que son alimentation est optimale, le gros du travail est fait. Une fois que les éleveurs maîtrisent ce créneau, de 0 à 4 mois d’âge, tout fonctionne, c’est plus facile. Le moment clé c’est le vêlage», renchérit Frédéric Mazars. Tant pour le petit veau que pour sa mère.

L’équipe bovin viande a un objectif : accompagner l’éleveur pour le rendre autonome sur ses observations quotidiennes. «Beaucoup de signes sont visibles et trahissent la mauvaise santé d’un animal. Ou au contraire, ils montrent une bonne alimentation. Si les bouses sont molles, l’éleveur attentif va se dire je sais qu’il y a un problème. Il faut qu’il corrige de suite sa ration en remettant de la fibre. Nous lui offrons des outils selon son système, ses forces et ses faiblesses : il n’y a pas une baguette magique et un modèle parfait. Certains systèmes peuvent continuer à acheter de la matière parce qu’ils la transforment très bien. D’autres devraient se diriger vers plus d’autonomie», tempeère Frédéric Mazars.

En face de la bonne santé du troupeau, qui découle d’une bonne alimentation, l’équipe de Frédéric Mazars pose le volet économique. «Une chose toute bête comme la pesée permet à l’éleveur de prendre en main sa marge. Notre travail c’est d’accompagner l’éleveur, lui redonner un œil qu’il n’avait plus parce qu’il avait perdu le temps de le faire. C’est lui qui nourrit le conseil que nous lui apportons. En retour, nous lui redonnons le contrôle sur la nutrition. Et donc sur la productivité. Il faut mettre en face de l’alimentation, l’aspect économique», de?fend Frédéric Mazars. Une meilleure alimentation équivaut à moins de frais de vétérinaire, moins de solutions médicamenteuses et une meilleure reproduction des animaux. Tout naturellement, ce sera autant de frais en moins pour l’éleveur et un meilleur revenu.

Simple mais pas simpliste

Bien évidemment, plus les éleveurs font appel à la Chambre d’agriculture, plus celle-ci dispose de données fiables. «Sur le système finition par exemple, nous disposons de 2500 résultats de productivité. Nous avons la moyenne de production de tout le département. C’est pour cela que nous disons qu’il y a une grosse marge de progrès à faire en Aveyron sur la période inter-vêlage, sur les veaux morts ou qui ne sont pas nés. L’écart moyen de production ici est de 5 à 6 points. C’est un impact énorme alors que les marges sont atteignables très facilement avec une meilleure gestion et une meilleure nutrition. Un veau pas né a un coût», fait valoir Frédéric Mazars. Un appel du pied aux quelque 1 900 éleveurs que l’équipe bovin viande ne suit pas ou quasiment pas. Au total, 600 élevages sont diagnostiqués.

Une philosophie simple mais pas simpliste. «Il y a de gros systèmes, avec DAC, bol mélangeur et une chaîne automatisée, qui marchent bien. Les éleveurs gagnent du temps. Mais dans d’autres élevages, le coût matériel, le carburant et tous les coûts engendrés ne sont pas rentables. Si l’éleveur gagne du temps mais perd de l’argent, ce n’est pas la peine. Je suis plutôt pour trouver des bases simples, facilement transposables dans tous les systèmes. Il y a des élevages avec de l’alimentation à volonté qui marchent bien. Les meilleurs conseils techniques sont les plus simples. Par la suite, nous pouvons nous lancer dans du plus pointu. C’est aussi aux éleveurs d’aller voir les systèmes qui marchent bien. Et de notre côté aussi, s’il y a un point a améliorer, c’est de croiser encore plus les informations entre les services», estime Frédéric Mazars.

Jérémy Duprat

 alimentation+bovin+revenu


19 Octobre 2021 | Actus Aveyron

Les vendanges battent leur plein

Les vendanges ont démarré voire sont presque achevées dans les vignobles aveyronnais. Sur les territoires des appellations du département, AOP Estaing, AOP Entraygues Le Fel, AOP Côtes de Millau et AOP Marcillac ainsi que IGP Vins de l'Aveyron, les équipes sont sur le pont pour ramasser le raisin depuis fin septembre.

La météo de cet automne est plutôt favorable à la bonne maturité des fruits, avec de belles journées ensoleillées et l'absence de pluie, néanmoins pour beaucoup, le gel du mois d'avril a laissé des traces. De l'avis de tous, la récolte sera maigre, voire quasi absente sur certaines parcelles...

Heureusement les stocks des années précédentes sont encore bien garnis et permettront aux viticulteurs de l'Aveyron de préserver leur clientèle et de continuer à promouvoir le vin du département dans les nombreux salons et marchés où ils sont présents.

Après cette année difficile, les vignerons espèrent une renaissance pour la vigne l'année prochaine et une météo beaucoup plus clémente qui leur permettra de remplir les caves !

Eva DZ

vendanges+gel+estaing+millau+marcillac+lefel+entraygues

15 Octobre 2021 | Actus Aveyron

Face à la prédation : FDSEA et JA demandent protection et régulation

JA et FDSEA ont rencontré la Préfète ce vendredi 15 octobre pour interpeller l’Etat sur l’incohérence des réponses apportées aux agriculteurs face aux prédateurs.

L'Aveyron a répondu à l'appel à mobilisation lancé au niveau national suite au procès d’un éleveur des Hautes-Alpes, jugé pour une attaque de son chien de protection des troupeaux sur un randonneur.

En France, l’Etat oblige les éleveurs hors « zone difficilement protégeable » confrontés à la prédation à protéger leur troupeau notamment en acquérant des chiens de protection comme les patous. Les éleveurs, qui subissent les attaques des prédateurs protégés par des conventions internationales et imposées par les pouvoirs publics français et européens, sont obligés de protéger leur troupeau avec des chiens et se retrouvent devant les juridictions civiles et pénales pour répondre des blessures faites aux randonneurs par leurs chiens de protection. "C'est la double peine", dénoncent les éleveurs qui demandent que leur responsabilité en cas de conflits d’usage, obligés d’avoir des chiens de protection, doit être écartée.

Lors de leur rencontre avec la préfète, JA et FDSEA Aveyron ont détaillé les demandes sur lesquelles ils attendent des réponses.

En Aveyron, les prédateurs sont essentiellement les loups et les vautours dont les populations sont en croissance.

"Face à la présence des loups sur notre territoire, nous avons réussi en 2019 à faire reconnaître en « zone difficilement protégeable » les secteurs concernés par les attaques. Cette classification exempte les agriculteurs de l’utilisation de chiens de protection", avancent les représentants FDSEA et JA. "Mais la prédation est toujours présente c'est pourquoi nous demandons zéro attaque sur les troupeaux. Les éleveurs doivent pouvoir tous défendre leur troupeau, de manière permanente et sans plafond".

De nombreux témoignages d’agriculteurs soulignent un changement de comportement du vautour : apeurement de troupeaux par vols en « rase motte », attaques sur mise bas en bovin, isolement d’animaux avant attaque…

Des comités vautours se réunissent pour faire un état des lieux et envisager des pistes de travail. A ce jour, ils souhaitent maîtriser et réguler les populations de l’espèce en vue de retrouver un équilibre. En attendant le retour de cet équilibre, ils demandent à autoriser les tirs d’effarouchements. Autre piste envisagée en complément de la première, c’est l’indemnisation des éleveurs lorsqu’une attaque sur animaux vivants est avérée.

Outre les attaques, les éleveurs craignent que ces animaux soient vecteurs de maladie pour les troupeaux (observation de points d’eau souillés, nombreuses plumes laissées par les animaux après leur passage et fortes odeurs). Une évaluation du risque sanitaire doit être engagée par les services vétérinaires.

La délégation des responsables FDSEA - JA a rappelé à la préfète l’impact psychologique des éleveurs et de leur famille face à la prédation : "Ils sont dans l’angoisse permanente d’une attaque de leur troupeau et subissent un traumatisme quand celle-ci survient".

Des conséquences surgissent aussi sur le mode d’élevage, les produits de qualité et les paysages et l’environnement. En raison des attaques répétées des prédateurs sur leurs troupeaux, des éleveurs abandonnent l’élevage à l’herbe en plein air. Le pastoralisme régresse et laisse place progressivement à l’ensauvagement des territoires condamnant ainsi les systèmes agro-écologiques ancestraux. Cet état de fait remet en cause les filières sous signe de qualité et des modes de production vertueux. Il génère des pertes de biodiversité, impacte le tourisme de plein air et accroît l’insécurité des personnes et des biens dans les territoires non entretenus (incendies, avalanches). Le réchauffement climatique associé, à un abandon des territoires, va accroître considérablement les départs de feux en période de sécheresse, ont alerté FDSEA et JA.

Pour les éleveurs, pastoralisme et prédateurs sont incompatibles si une régulation efficace des loups et des vautours n’est pas mise en œuvre. Ils demandent que le travail des éleveurs soit respecté : ils subissent les conséquences des politiques de réintroduction ; les indemnisations reçues ne couvrent qu’en partie les préjudices matériels en aucun cas les préjudices moraux. Les conditions de vie personnelle et professionnelle subies par les éleveurs des zones prédatées découragent les jeunes de s’installer dans les systèmes de production d’herbe en plein air. Le renouvellement des générations d’éleveurs s’en trouve perturbé.

Ce message est passé dans de nombreuses préfectures de France. Maintenant les éleveurs attendent des réponses concrètes.

La rédaction

 predation+loup+vautour+pastoralisme

14 Octobre 2021 | Actus élevage | Actus Aveyron

SICA 2G : Un marché favorable pour les agneaux

L’organisation de producteurs SICA 2G a présenté en assemblée générale un bilan solide après une campagne bien menée.


L’assemblée générale de Sica2g s’est tenue cette année à Vénès, la commune du président Jérôme Redoulès, vendredi 8 octobre, en présence de Nicolas Lecat, directeur général de RAGT plateau central et de Hubert Charlas, responsable de la filière ovine de Bigard Castres.
Les chiffres présentés par le directeur Jérôme Pousthomis ont mis en évidence une légère baisse des adhérents de la section viande (165). Le nombre d’agneaux commercialisés, lui aussi, affiche une légère baisse mais reste élevé (45 862). Le pourcentage de labellisation (agneau fermier lou paillol) atteint même cette année le taux record de 94,91%. Le marché favorable porte le prix à une moyenne de 7,08 €/kg pour l’agneau labellisable et à 6,89 €/kg pour l’agneau standard. La demande est toujours plus importante que l’offre. «C’est dommage de ne pas pouvoir fournir plus de marchandise alors que les prix sont là», constate le président Jérôme Redoulès.
Depuis le mois d’avril, l'organisation de producteurs ovins a mis en place une activité bio «pour offrir une palette de solutions à nos adhérents qui passent en bio», justifie Jérôme Pousthomis. Les agneaux y sont valorisés en moyenne à 132,06 €, contre 125,93 € pour le labellisable et 122,56 € pour le standard.
À noter que l’aide au progrès génétique ciblée sur les agneaux livrés en période de contre saison a porté ses fruits et sera donc reconduite.

Section lait

Les données de la section lait mettent en évidence un bon bilan. «Malgré la hausse des matières premières, nous réalisons une bonne campagne car tout s'est bien aligné», résume Grégory Allié, directeur d’Ovi PC, outil d’engraissement de la Sica 2g. Le nombre d'agnelets collectés pour l’engraissement ou l’export progresse à 85 236 unités. Le prix moyen d’achat suit la même courbe pour atteindre 64,58 € (+9,62€). Les marchés sont toutefois plus difficiles à tenir qu’en label, du fait de la forte saisonnalité de cette production. L’organisation indique qu’elle maintient la recherche du statut Border Disease chez les adhérents au travers du test dans le lait en plus de la prophylaxie.
À la fin de l’assemblée générale, Noémie Litalien, stagiaire à la coopérative agricole Occitanie, a présenté son travail sur la  filière ovine à l’échelle mondiale et en Occitanie. Un travail très intéressant qui montre notamment l'incapacité française à satisfaire sa propre consommation de viande ovine.


DAVID MONNERY
Le Paysan Tarnais

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