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26 Février 2021 | Actus Aveyron | Actus élevage

Prix du lait de vache : FDSEA et JA Aveyron dans les GMS

A l’appel de la FNPL, la FDSEA et les JA Aveyron ont poursuivi leurs actions de vérification de prix du lait de vache dans des GMS du département, la semaine dernière et ce lundi 22 février à Millau.

La section bovin lait de la FDSEA et les JA de l’Aveyron ont défendu la prise en compte des coûts de production dans les négociations commerciales des produits de grande consommation en France, en allant rencontrer les différentes GMS du département de l’Aveyron. Voir ci-dessous au Leclerc de Villefranche-de-Rouergue le 13 février, à l’Intermarché de Séverac-d’Aveyron le 16 février, et au Géant Casino de Millau lundi 22 février. Claude Falip remercie celles et ceux qui ont participé aux actions. Un bilan sera fait prochainement.

Dans un communiqué daté du 18 février, la FNPL reste ferme sur ses positions : «Application totale de la loi EGAlim, tolérance zéro !». Et d’ajouter : «En 2020, le marché intérieur a été dynamique comme le confirment les résultats des entreprises de transformation. La consommation des ménages est en forte hausse. Même la baisse constatée de la production, conséquence de la déprise laitière, soutient les cours, moins de lait dévalorisé étant disponible. Chaque maillon doit y trouver son compte, y compris le premier maillon qu’est le producteur. En dépit de tout cela, le prix annoncé au paysan baisse».

Pour la FNPL, «des euros sont dus dans les cours des fermes. Une baisse des prix en 2021 serait une provocation. La loi doit être appliquée intégralement, et sur tous les produits laitiers, marques nationales et MDD comprises. En 2021, la FNPL sera mobilisée pour s’assurer que la loi EGAlim est respectée !».

A Villefranche-de-Rouergue, le 13 février.


A Séverac-d’Aveyron, le 16 février.


A Millau, ce lundi 22 février (photos M.B.).


 éleveurs+lait+GMS


20 Février 2021 | Actus nationales | Actus Aveyron

«Nous Paysans» (France 2) ou la nostalgie des jours laborieux

L'Aveyronnaise Marie-Thérèse Lacombe (Actuagri).

Ce mardi 23 février à 21h05, France 2 diffusera un documentaire d’une heure et demie dirigé par le réalisateur Fabien Beziat et la journaliste Agnès Poirier. Cette projection sera suivie d’un débat auquel participera notamment Christiane Lambert la présidente de la FNSEA. Ce documentaire parfois orienté fait la part belle aux accents nostalgiques, occultant (trop souvent ?) l’apport de l’agriculture au développement économique du pays.

Le reportage s’ouvre sur une femme en blouse bleue, que l’on imagine coexploitante. Nous sommes certainement plongés dans les années 1960. Elle avance dans sa cour de ferme, face caméra sur le commentaire de l’acteur Guillaume Canet qui déclame : « Nous avons tous dans nos familles un parent qui a été paysan. Et si nous étions nés un siècle plus tôt ». Puis les images et les commentaires s’enchainent, entraînant le téléspectateur dans un peu plus de 100 années d’histoire de l’agriculture française ponctuée d’événements souvent douloureux : la crise viticole de 1907, la guerre de 1914-1918 qui, sur 8 millions de mobilisés a compté plus de quatre millions d’agriculteurs ; la crise de 1929 ; la guerre 1939-1945 qui malgré la résistance passive des campagnes a laissé des traces indélébiles dans l’opinion, en raison notamment du marché noir. Mais à chaque fois que le pays a été en ruine, au sortir des deux guerres, ce sont les agriculteurs qui ont remis la France sur pied, sous-tend le documentaire. Car sans agriculture, pas de nourriture.

«Longue marche»

D’ailleurs, quand il revient au pouvoir en 1958, le général de Gaulle affirme : « Un pays qui ne saurait pas se nourrir ne serait pas un grand pays ». Suivront les lois d’orientation agricoles de 1960 et 1962, la mise en place de la PAC, le tournant “productiviste”, là encore pour répondre aux demandes de la société et des pouvoirs publics. Comme l’affirme Michel Teyssedou, ancien secrétaire général adjoint de la FNSEA interrogé dans ce film : « On a massifié et intensifié la production : on a répondu à un choix politique ». Au nom de l’efficacité et du rendement, pour nourrir la France et l’Europe. Une fois de plus, les agriculteurs ont répondu aux objectifs du système…

On ne peut nier l’immense travail documentaire effectué par les auteurs qui sont allés fouiller dans les archives publiques mais aussi privées, ces dernières souvent sous-exploitées, se révélant les plus riches et les plus intenses. A ce titre, le fond des autochromes d’Albert Kahn mériterait sans doute un film à lui tout seul. Il faut également saluer le travail de mémoire sur la sociologie agricole et rurale, la mise en perspective du rôle pivot des agriculteurs dans les campagnes à travers les chants, les foires, les comices… Selon sa sensibilité, le téléspectateur pourra regretter les accès politiquement orientés du commentaire qui parle « des damnés de la terre », de la « longue marche » faisant ainsi référence à celle de Mao Zedong en 1934 ou encore les acquis du Front populaire, occultant (sciemment ?) les avancées économiques et sociales d’après-guerre…

Donner du temps

Au-delà de ce prisme teinté d’idéologie, qui reprend par certains côtés les codes télévisuels de la célèbre série “Apocalypse” de Daniel Costelle et Isabelle Clarke, le premier maître mot qui domine ce documentaire, c’est la « prise de conscience » : Prise de conscience grâce à la jeunesse agricole catholique (JAC) qui a incité « à casser les codes ». Elle a en ce sens, constitué le creuset d’une révolution des mentalités. « L’Église s’est occupée de nous. Elle nous a fait réfléchir sur le sens de notre vie », témoigne Michel Debatisse (1929-1997) créateur du Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA) et président de la FNSEA (1971-1978). Autre prise de conscience : celle de la valeur du travail qui ne se retrouve pas forcément dans la valeur de l’alimentation. Tout aussi forte est la perception qu’un modèle est sans doute allé trop loin. Mais à qui la faute ? Très certainement pas à ceux qui, les années passant, sont péjorativement appelés les « culs-terreux ».

Un second maître mot revient dans les témoignages des uns et des autres mais finalement peu dans les commentaires : celui du temps au sens de la durée, des années qui s’égrènent. Voilà ce que demandent les agriculteurs aujourd’hui, qu’ils soient anciens ou jeunes. « Que l’on donne du temps au temps », aurait dit un ancien chef de l’État. Laisser du temps pour une énième fois que le monde agricole s’adapte aux exigences parfois capricieuses d’une société en manque de repères. Car urbaine à plus de 80 %, elle semble ne plus avoir les pieds sur terre. Elle est totalement “hors-sol”, ne s’intéressant pas et ne comprenant rien au métier de paysan ou d’agriculteur.

Tradition et modernité

Ce qui gêne le plus dans ce documentaire, c’est cette façon insidieuse et presque imperceptible d’évoquer le passé avec une nostalgie presque béate. Est-ce que c’était bien mieux avant ? Ne faudrait-il retrouver l’esprit d’antan ? Quelques témoignages de jeunes agriculteurs qui reviennent à des pratiques très traditionnelles, voire ancestrales, le laissent penser. Ils sont heureux de vivre de peu. La question qu’on ne peut s’empêcher de se poser est : « jusqu’à quand ? ».

Alors faut-il revenir en arrière ? Le documentaire ne tranche pas mais apporte un début de réponse : à la fois oui et non, même s’il n’y a rien de gascon ou de normand dans cette réponse. Oui il semble nécessaire de revenir aux fondamentaux d’une agriculture raisonnée et plus respectueuse de l’environnement. Oui il importe que les agriculteurs prennent mieux soin de la terre qui constitue finalement leur outil de travail.

Non, il n’est pas question de revenir aux jours laborieux où l’on faisait tout à la main et à la traction animale. Tout simplement parce qu’aucun des agriculteurs n’a envie de se passer des outils mécaniques (notamment les tracteurs) que la science et l’ingénierie humaine ont pu mettre à leur disposition. Voudraient-ils revenir dans une situation où ils seraient « empêtrés dans les traditions d’une société qui semble immobile » ? Devraient-ils se passer des nouvelles technologies qui rend leur travail moins pénible ? Certainement pas. La voie de l’agriculture du futur semble ici se dessiner, entre tradition et modernité. Comme le suggère Marie-Thérèse Lacombe, la veuve d’un ancien président de la FNSEA (1986-1992), Raymond Lacombe (1929-2002) : «l’agriculture est faite pour la vie des hommes (…) Il faut trouver ce qu’il faut pour travailler autrement».

Actuagri



 éleveurs+retraite+lambert



18 Février 2021 | diaporama | Actus Aveyron | Actus élevage

Réforme de la PAC : 300 agriculteurs défendent leur territoire sur le viaduc de Millau [diaporama]

Crédit photos du diaporama : Franck Tourneret. Cliquez sur l'image.

Trois cents agriculteurs aveyronnais ont manifesté ce mercredi 17 février sur le viaduc de Millau pour faire entendre au ministre de l’Agriculture leurs attentes pour la prochaine PAC 2023 et son impact pour notre territoire.

A l’appel des syndicats JA et FDSEA, les agriculteurs se sont réunis sur l’aire du viaduc de Millau en fin de matinée. Un impressionnant cortège de 33 tracteurs a traversé le Viaduc sur les coups de midi, portant le message «Soutenons l’élevage de montagne» !

"L’objectif était clair, les négociations sur la prochaine Politique Agricole Commune(PAC) ayant commencé, JA et FDSEA voulaient rappeler que l’élevage doit être soutenu par cette politique. D’une part, car c’est l’une des seules activités agricoles praticables sur les territoires difficiles comme l’Aveyron et, d’autre part, parce qu’au-delà de la production de denrées alimentaires, il constitue tout un pan de l’économie locale, façonne nos paysages et participe à l’attractivité de notre territoire.

Cette action sur le Viaduc de Millau n’est peut-être qu’une première étape de la mobilisation. Dans le même temps, sur d’autres terrains se joue l’enjeu de la juste valorisation de nos productions. Au cours des négociations, de nouveaux enjeux vont apparaître.

«Les agriculteurs aveyronnais ne manqueront jamais de défendre haut et fort notre vision de l'agriculture à taille humaine telle que nous la connaissons en Aveyron».

Communiqué FDSEA-JA Aveyron

 éleveurs+PAC+ICHN

18 Février 2021 | Actus nationales | Actus Aveyron | Actus élevage

PAC : 48 députés aux secours de l’élevage de montagne

Pas moins de 48 parlementaires, députés et sénateurs, de toute obédience politique ont organisé, le 17 septembre une conférence de presse autour du député André Chassaigne (PCF, Puy-de-Dôme).

Appelant les autorités françaises et européennes à ne « pas sacrifier l’élevage de montagne », ils ont repris, peu ou prou, les arguments défendus une semaine auparavant par l’Association nationale des élus de la montagne auquel s’était joint le collectif agricole Inter-massifs. Les Aveyronnais Anne Blanc, Stéphane Mazars et Arnaud Viala font partie des 48 parlementaires présents.

Toutes et tous demandent notamment que «les éleveurs conservent, au moins à leur niveau actuel, les aides couplées du premier pilier de la PAC dont dépend entièrement la survie de leurs exploitations». Pour eux, il est indispensable « les surcoûts qu’ils subissent, liés aux “handicaps naturels” des territoires, continuent d’être compensés à leur juste niveau, à travers une Indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) forte, centrée sur l’élevage », ont-ils ajouté. Car cette aide représente, dans certaines zones, jusqu’à 80 % du revenu agricole.

Les députés et sénateurs mettent aussi en avant « la haute valeur environnementale des zones de montagnes », répondant ainsi en de nombreux points aux attentes du Green Deal européen, du “Farm to Fork” et de “Biodiversité 2030”. «Ce qui est en jeu, c'est une vision française de l'agriculture française», a défendu le député Arnaud Viala (LR, Aveyron) quand son homologue, le sénateur Bernard Delcros (MoDem, Cantal) a martelé : «On ne défend pas seulement l'agriculture mais l'avenir des territoires ruraux».

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16 Février 2021 | Actus Aveyron | Actus élevage

Action PAC sur le viaduc de Millau : «C’est le moment de dire stop !» (FDSEA-JA Aveyron)

Dominique Fayel, Laurent Saint-Affre, et Romain Déléris, lors du point presse de ce lundi 15 février à Rodez.

Les agriculteurs aveyronnais emmenés par la FDSEA et les JA, vont manifester leurs inquiétudes, ce mercredi 17 février, sur le viaduc de Millau, face à la menace qui pèse sur le devenir des aides couplées, de l’ICHN, et le soutien à l’agriculture départementale.

Cette action syndicale qui doit rassembler des centaines d’agriculteurs et dizaines de tracteurs est clairement résumée : «C’est le moment de dire stop !» lâche Dominique Fayel, membre du bureau national FNSEA et éleveur aveyronnais. «Les signaux que nous entendons du côté du ministère de l’Agriculture ne sont pas bons, dans le cadre des consultations autour du plan stratégique national qui sera un peu le business plan français de la nouvelle PAC».

Alerte sur l'élevage aveyronnais

Pour Laurent Saint-Affre la menace est bien réelle pour l’élevage aveyronnais : «il y a alerte sur le devenir des aides couplées, de l’ICHN, une aide que nous voulons au service de l’agriculture professionnelle, celle qui génère de la valeur et non utilisée comme une situation de rente !».

Romain Déléris, président des JA, appuie : «Si l’on veut conserver un maximum d’agriculteurs sur le territoire, qu’ils puissent s’organiser face à l’astreinte notamment, il faut un accès au foncier, revenir au plafond d’âge de 65 ans. Des retraités restent ainsi «actifs» car les aides PAC rapportent plus que la pension de retraite... C’est alors moins d’activité pour le territoire, moins de valeur, et un blocage de projet pour les jeunes agriculteurs».

Dominique Fayel poursuit : «L’idée de la PAC était de compenser des prix bas, il y a donc une dérive qu’il faut corriger. L’ICHN est une aide territoriale, du second pilier de la PAC. Elle doit rester une aide à l’activité et non à la propriété». En Aveyron, sur les 7 000 dossiers PAC, 6 000 sont concernés par l’ICHN. «Toutes les fermes aveyronnaises seraient donc impactées par une baisse de cette enveloppe» redoute la profession agricole.

"La coupe est pleine"

Pour l’avenir des aides couplées, la menace est là-aussi présente, selon les deux syndicats : «ces aides sont liées à l’élevage, comme celui du veau sous la mère, notre veau d’Aveyron sous signe officiel de qualité» ajoute Laurent Saint-Affre. «Notre département, c’est une surface agricole couverte par 86 % d’herbe». «On ne peut pas parler d’environnement dans la nouvelle PAC en voulant diminuer ces aides à l’élevage. Il y a contradiction !» dénonce encore Dominique Fayel. Pour lui : «la coupe est pleine. C’est le moment de mettre fin aux idées qui partent de travers ! Trop de nuages s’accumulent sur notre filière élevage, avec la future PAC, mais aussi les négociations commerciales, le Mercosur...» dénonce-t-il.

La mobilisation syndicale sera donc forte ce mercredi 17 février, vers 11h30-midi, sur le viaduc de Millau. «C’est un lieu symbolique, de modernité, de réussite» continue Romain Déléris, «il faut que Paris nous entende !».

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