National | Par Didier Bouville

FNPL : utiliser la déclinaison nationale de la PAC

Alors que les comptes de l’Agriculture placent l’élevage laitier très en dessous de la moyenne nationale des revenus agricoles, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) souhaite que le ministre de l’Agriculture utilise les marges de manœuvre de la Pac en faveur de la production laitière. Il s’est d’ailleurs engagé à ce que « la priorité soit la redistribution des aides en faveur de l’élevage et de l’emploi », en soulignant que « certaines productions ont besoin de plus d’aides que d’autres ».

Pour la FNPL, la production laitière en fait partie. D’ailleurs, le syndicat se montre favorable à la mise en place d’un paiement redistributif (surprime aux premiers hectares) et au couplage des aides. Surtout, la FNPL demande que l’enveloppe de couplage de 13 % des aides puisse servir à la mise en place d’une « prime significative à la vache laitière ». Celle des 2 % supplémentaires destinée à soutenir la production de protéines « doit pouvoir être fléchée pour les élevages laitiers ».

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Face à l’accélération du changement climatique, les fleurons de notre agriculture, AOP et IGP, vacillent. Entre cahiers des charges rigides et impératifs de typicité, les 32,9 milliards d’euros (Md€) de chiffre d’affaires du secteur sont en jeu. Enquête sur un modèle en pleine mutation. Les indications géographiques (IG) ne sont pas seulement un héritage culturel ; elles constituent le cœur battant de l’économie rurale française. En 2023, elles ont généré 32,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit environ 34 % de la valeur totale de la production agricole nationale. Ce modèle, qui comptait 489 produits sous AOP ou AOC et 260 IGP agroalimentaires en 2022, repose sur un contrat tacite avec le consommateur : la promesse d’une origine garantie et…