National | Par Didier Bouville

FNPL : utiliser la déclinaison nationale de la PAC

Alors que les comptes de l’Agriculture placent l’élevage laitier très en dessous de la moyenne nationale des revenus agricoles, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) souhaite que le ministre de l’Agriculture utilise les marges de manœuvre de la Pac en faveur de la production laitière. Il s’est d’ailleurs engagé à ce que « la priorité soit la redistribution des aides en faveur de l’élevage et de l’emploi », en soulignant que « certaines productions ont besoin de plus d’aides que d’autres ».

Pour la FNPL, la production laitière en fait partie. D’ailleurs, le syndicat se montre favorable à la mise en place d’un paiement redistributif (surprime aux premiers hectares) et au couplage des aides. Surtout, la FNPL demande que l’enveloppe de couplage de 13 % des aides puisse servir à la mise en place d’une « prime significative à la vache laitière ». Celle des 2 % supplémentaires destinée à soutenir la production de protéines « doit pouvoir être fléchée pour les élevages laitiers ».

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Convoqués le 2 novembre à Bercy pour lancer la préparation des négociations commerciales, les grands distributeurs ont boycotté la réunion. Prétextant les marges des multinationales, les enseignes tentent de s’exonérer de leurs devoirs face à la détresse du monde agricole. Une première réunion devait se tenir le 28 octobre. Elle a été repoussée au 2 novembre. Convoquée sous l’égide des ministres Serge Papin (Commerce) et Annie Genevard (Agriculture), cette rencontre devait poser les bases d’un pacte de responsabilité. Mais la Fédération du commerce et de la distribution (FCD, représentant E. Leclerc, Carrefour ou Intermarché) et Lidl ont choisi la politique de la chaise vide. Pour justifier cette désertion à un mois des négociations annuelles — qui fixent 44 % des…