Aveyron | Par Jérémy Duprat

Distributrice automotrice – CUMA de Baraqueville : un service complet pour un gain de temps considérable

Une mélangeuse distributrice et automotrice, le tout avec chauffeur. Une prestation royale devenue incontournable pour 19 adhérents de la CUMA de Baraqueville.

La Lucas 180 Autospire de la CUMA de Baraqueville (Crédit photo : CUMA de Baraqueville).

Depuis 1996, la CUMA de Baraqueville propose un service de mélangeuse automotrice. En 2020 et en 2021, elle a acquis deux Lucas 180 Autospire chez Lacan. «Elles ne s’arrêtent jamais de fonctionner», plaisante Cyril Cadars, responsable de l’activité désileuse. «Tous les matins, la machine et le chauffeur font une tournée chez les 19 adhérents qui utilisent le service».

Un service complètement autonome. D’abord parce que l’engin prépare la ration de A à Z. «La mélangeuse va chercher l’aliment avec une fraise. À la CUMA, il y a tout type de produits. Principalement de l’herbe, du maïs et du foin, sans oublier tout ce qui est concentré. Un tapis convoyeur envoie ensuite les éléments dans un bol de mélange avec deux vis verticales. Et puis le tout est envoyé par une trappe sur le tapis à l’arrière. Celui-ci peut-être à droite ou à gauche, ce qui offre pas mal de souplesse suivant l’organisation du bâtiment», explique Cyril Cadars.

Au niveau du temps de travail, la mélangeuse et distributrice ne chôme pas. «Cela dépend de la ration préparée en premier lieu. Avec de l’herbe ou du maïs ensilage c’est extrêmement rapide. S’il y a de la fibre, il faut que la machine coupe davantage. Forcément c’est un peu plus long. L’autre facteur, c’est le bâtiment : la machine est imposante. Elle fait 14 tonnes à vide, 3 mètres de hauteur, 2,5 de large et 9,3 de long. Alors, suivant les stabulations, le chauffeur doit s’adapter. Pour donner un élément concret, la machine fonctionne 20 minutes pour 400 brebis laitières. Sachant que sans tapis dans des couloirs, le temps de travail ne serait pas loin d’être divisé par deux», estime l’éleveur.

Gain de temps

Et si le service de mélangeuse automotrice de la CUMA est autonome, c’est aussi grâce à son chauffeur. «Notre offre est née il y a plus de 25 ans et persiste aujourd’hui pour pallier une diminution de main d’œuvre couplée à une augmentation du nombre de bêtes sur les fermes. Nous n’avons pas fait le choix de conduire nous-mêmes la machine. C’est un gain de temps considérable. Sans oublier que l’acquisition d’une machine performante pour le mélange et la distribution, ce n’est pas à la portée de toutes les fermes. En CUMA, les 19 adhérents bénéficient d’un matériel compétitif à un prix raisonnable», défend Cyril Cadars.

Au sein du GAEC avec son père, l’éleveur cherche toujours à améliorer son confort de travail. «Il a pris sa retraite dernièrement, – même si comme beaucoup de nouveaux retraités, il donne un coup de main par-ci par-là. Mais il faut sans cesse trouver des moyens de continuer à produire avec moins de main-d’œuvre. Je n’ai jamais vraiment cherché des bras je dois dire. Justement parce que la CUMA offre cette flexibilité grâce à un service tel que celui-ci. La distributrice vient 6 jours sur 7 tous les matins. Je calcule la ration sur une base 100% pour les 400 brebis. Par exemple, le vendredi matin, le chauffeur distribue 140% et 160% le samedi. Ce qui permet d’attendre jusqu’au lundi, puisque le chauffeur ne travaille pas le dimanche. Cela permet de conserver les chauffeurs un peu plus longtemps. Sinon ce serait très compliqué», met en avant l’éleveur.

La manutention à l’aide d’engins est devenue prépondérante sur les fermes. Mais pour Cyril Cadars, ce n’est pas le seul facteur. «Je ne sais pas si les engins de manutention sont devenus indispensables sur les fermes. C’est surtout le chauffeur qui m’a fait adhérer à ce système. Je sais que concernant l’alimentation, je n’ai pas besoin de chercher quelqu’un pour le faire. Bien sûr, la machine est performante et répond très bien à ce qui lui est demandé. D’autant plus qu’au vu du nombre d’heures que les 2 distributrices effectuent, tous les 3 ans nous renouvelons l’engin. L’usure est quand même relativement importante. Surtout avec l’ensilage qui est corrosif. Nous on s’occupe du graissage et du soufflage. Le reste de l’entretien est fait par Lacan».

Jérémy Duprat

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