National | Par Didier Bouville

Coop de France veut structurer la filière bovine

Philippe Mangin l’avait évoqué récemment lors de la présentation des chiffres de la coopération agricole. La filière bovine n’est pas suffisamment structurée.  Avant les derniers arbitrages sur la réforme de la Pac attendus ce mardi, Coop de France Pôle animal, insiste sur la nécessité « d’adresser un signal clair et positif en faveur de l’engraissement de jeunes bovins », qui sera fortement affectée par la convergence des DPU.

Coop de France souhaite qu’une enveloppe de 30 millions d’euros soit débloquée et que ce soutien soit accordé à la production contractualisée. Pour ce qui est de la prime à la vache allaitante, celle-ci doit être attribuée aux effectifs de vaches présentes, avec un taux de prolificité minimale de 0,8. En outre, les vaches doivent pouvoir être remplacées par d’autres femelles de plus de deux ans en cours de période de détention.

Enfin, les fonds de 200 millions d’euros dégagés par la nouvelle Pac doivent accompagner un plan de modernisation et de développement des ateliers de production et être assortis d’une obligation d’engagement en organisation de producteurs pour encourager la structuration.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

L’Assemblée nationale puis le Sénat ont définitivement adopté le projet de loi d’urgence agricole. Une saisine du Conseil constitutionnel est annoncée. « Il ne se sera écoulé que six mois entre la conception d’un texte de 23 articles et la fin de la navette », s’est félicitée Annie Genevard à la tribune du Sénat le 21 juillet. C’est en effet aux sénateurs qu’il revenait de clôturer le volet parlementaire de la loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Le débat au Sénat s’est déroulé dans un calme, une écoute et un sens de la mesure qui tranchaient avec le vote, la veille, à l’Assemblée nationale. En effet, le vote du texte issu de la CMP au Palais-Bourbon s’est…