National | Par Didier Bouville

Conférence environnementale :

La vice-présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a estimé que « globalement le secteur agricole est satisfait », à l’issue de la Conférence environnementale. Satisfaction notamment sur la lutte contre l’artificialisation des sols. « Il y a eu un dialogue de qualité, estime Christiane Lambert, les problématiques ont été abordées de manière équilibrée, c’est-à-dire avec l’objectif de maintenir la production agricole dans le respect de l’environnement ». « Le Premier ministre s’est engagé très clairement à réduire l’artificialisation des terres alors que (…) l’artificialisation des terres, c’est moins de biodiversité et moins de production agricole ».

« Nous allons poursuivre la sensibilisation, la formation et les changements de pratique des agriculteurs » affirme Christiane Lambert qui n’est pas surprise par les décisions concernant les OGM et les biocarburants, ces décisions correspondant à ce qui avait été déjà affirmé ou prévu. « L’agriculture est reconnue comme un acteur de l’environnement et un secteur de solution » affirme la vice-présidente de la FNSEA qui rappelle que bon nombre de participants ont critiqué « le millefeuille réglementaire sur l’écologie qui correspond à rien moins que 198 décrets ». Sur la biodiversité, dont le besoin est reconnu par tous, selon Christiane Lambert, l’accord se serait réalisé sur le fait que les agriculteurs, lorsqu’ils en sont les gestionnaires, devraient être rémunérés en contrepartie.

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Localisés dans les deux aires de production des AOP Roquefort et Ossau-Iraty, les producteurs de brebis laitières ont bénéficié de la baisse des charges variables, de la hausse du prix du lait et de la flambée des cours de l’agneau. Brebis dans les Pyrénées ©iStock-JIHO WON La zone Roquefort en tête Les revenus des éleveurs de brebis laitières ont doublé en trois-quatre ans, selon l’Institut de l’élevage (Idele). Dans la zone AOP Roquefort, le résultat courant par unité de main d’œuvre (RC/UMO) a atteint 41 900 € (k€) en 2025 après avoir progressé de 71 % en un an. Il n’a jamais été aussi élevé depuis 2015. Pourtant ces 41,9 K€/UMO prennent en compte une partie des investissements réalisés l’an…