Aveyron | Par La rédaction

Bassin versant du Viaur Des travaux et des plantations pour les exploitants

La mission de l’EPAGE Viaur (Établissement Public d’Aménagement et de Gestion des Eaux) est de restaurer la qualité des cours d’eau, l’une de ses priorités consiste à favoriser le développement d’une haie appelée ripisylve le long des cours d’eau. C’est pourquoi des travaux sont proposés aux exploitants du bassin versant du Viaur.

Les avantages de cette bande de végétation qu’elle soit en bordure de cours d’eau (ripisylve) ou éloignée (haie) sont nombreux :
– Préserver la qualité de l’eau en filtrant les nutriments non consommés par les cultures sur les parcelles cultivées. Ainsi les exploitants situés plus en aval bénéficieront d’une eau de bonne qualité pour faire boire leurs troupeaux. La notion de solidarité amont-aval prend ici toute son importance ;
– Assurer la stabilisation des sols et des berges grâce à son système racinaire et ainsi limiter les phénomènes d’érosion ;
– Procurer des espaces de bien-être pour les animaux d’élevage : abris contre la pluie, le soleil, le vent ;
– Assurer une ressource supplémentaire : bois d’œuvre, bois de chauffe, paillage pour les animaux ;
– En bordure de cours d’eau elle limite l’augmentation de la température de l’eau et son évaporation : une eau fraiche sera plus favorable pour le développement des espèces locales comme par exemple la truite fario
– Et bien d’autres fonctions encore…

Plantations, clôtures, points d’abreuvement…

L’équipe de l’EPAGE Viaur réalise des plantations, mais aussi des clôtures qui permettent de protéger les jeunes végétaux. La mise en place de points d’abreuvements ou l’adaptation de dispositifs de franchissements viennent compléter ces aménagements. Les travaux sont adaptés à chaque parcelle en fonction des contraintes d’exploitation.
Ces travaux sont réalisés sur la base du volontariat et leurs financements sont pris en charge par l’EPAGE et ses partenaires financiers.

Zoom sur le bassin versant de l’Hunargues

Dans le cadre d’un programme de gestion intégrée de l’eau, l’EPAGE du Viaur a souhaité impulser la mise en place d’actions de ralentissement dynamique sur le bassin versant de l’Hunargues (territoire en amont de Cassagnes-Bégonhès).
Ainsi, dès l’été 2021, une réunion d’information auprès de la quinzaine d’agriculteurs présents sur ce bassin a permis de présenter les enjeux du territoire et de leur proposer des actions. Les travaux proposés visent à répondre à de nombreux enjeux, bénéfiques pour les exploitants mais également pour la collectivité : ralentir le ruissellement, favoriser l’infiltration, lutter contre l’érosion, abriter les troupeaux, favoriser la biodiversité…

Les agriculteurs qui ont répondu présents à cette rencontre ont rapidement pris rang pour la réalisation de certains travaux :
– Deux agriculteurs vont bénéficier de travaux de mise en défens des berges pour un linéaire total de 2260 mètres de clôtures couplé avec la réalisation de plantations et l’aménagement de points d’abreuvement.
– Dans le cadre du Plan de Relance Haies, en partenariat avec l’association Arbres Haies et Paysages d’Aveyron, trois exploitants ont souhaité planter des haies pour un linéaire prévu de 2750 mètres. Certains travaux ont déjà a été réalisés cet hiver et les autres se poursuivront l’hiver prochain.

Un éleveur de Blondes d’Aquitaine au Masnau à Naucelle témoigne

Qu’est-ce qui vous a amené à faire des travaux ?
M. Marty : «Les travaux font suite à une proposition de l’EPAGE Viaur, ils avaient identifié des parcelles sur lesquelles je pouvais bénéficier de leurs services car elles étaient dépourvues de végétation en bordure du cours d’eau.

Quels sont les aménagements réalisés sur ces parcelles ?
M. Marty : Sur mes parcelles, l’équipe d’agents de l’EPAGE a réalisé 1000 m de clôtures en barbelé et en complément 5 passages à gué qui permettent aux animaux de s’abreuver et de franchir le cours d’eau sans pour autant dégrader et éroder les berges.

Quels sont les points positifs induits par ces aménagements ?
M. Marty : L’amélioration de la préservation de la qualité de l’eau pour l’abreuvement du bétail est indéniable, c’est un point important pour l’élevage. Je constate aussi un gain au niveau de la tenue des berges, la végétation qui se développe permettra le maintien des berges et procurera un abri pour mes animaux.

Conseillerez-vous ce type d’aménagement à d’autres exploitants agricoles ?
M. Marty : Oui puisque le bénéfice est avéré».

Contact : Pierre Jean Ichard – EPAGE Viaur- 05.65.71.12.65 – pj.ichard@epage-viaur.com

La rédaction

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Initialement annoncé le 15 mars par le gouvernement, le versement des aides MAEC et Bio n’est toujours pas soldé, trois mois après… Une situation «inadmissible» qu’ont dénoncé les responsables FDSEA et JA venus rencontrer le directeur de la DDT, lundi 17 juin. Marie-Amélie Viargues, présidente de la FDSEA et Nicolas Bosc, président de la section AB FDSEA et Mathieu Bedel, responsable groupe Bio JA et Léo Nakich, président JA 12, à la sortie de leur rencontre avec la DDT, lundi 17 juin. «La situation est plus qu’urgente !», une délégation de la FDSEA et des JA est allée demander à l’Etat de «respecter ses engagements et payer ce qu’il doit !». En effet, le gouvernement avait annoncé le versement des…