Aveyron | Par Eva DZ
La Fédération départementale des CUMA organise son assemblée générale vendredi 6 mars à partir de 9h30 à la Doline à Sébazac. Le président, Didier Larnaudie, accompagné de Marine Boyer, secrétaire générale mais aussi présidente nationale du réseau CUMA, présentent le programme !

Une partie du conseil d’administration de la FD CUMA, entourée du président départemental, Didier Larnaudie, de la présidente nationale (et secrétaire générale de la Fédération départementale), Marine Boyer et de la directrice Elisabeth Ollitrault, en préparation pour l’assemblée générale.
Depuis 2 ans, la Fédération départementale des CUMA écrit son projet politique qui s’articule autour de trois piliers : la créativité, la solidarité et la responsabilité environnementale, sociale et sociétale. «Notre objectif est de donner les moyens aux CUMA de travailler plus et mieux avec le territoire qui les entoure et avec l’ensemble des acteurs de ce territoire», avance Didier Larnaudie.
Le président départemental, fort d’un réseau de 260 CUMA (sur 285 communes) est fier de ce maillage territorial encore fort. «Notre adage qui a marqué l’ancrage de nos CUMA dans leur territoire à savoir «Une CUMA par commune» est toujours préservé et notre fédération départementale est là pour apporter de l’animation, du dynamisme et pour accompagner l’évolution de nos coopératives de territoire», argue-t-il.Regrouper les énergies pour avancer, tel est le credo du réseau CUMA et cela passe par un engagement sur le renouvellement des générations : «C’est un sujet primordial pour l’avenir de notre agriculture sur nos territoires et bien sûr, notre réseau veut contribuer à apporter des solutions», poursuit le président. Ainsi dans la mise en application du projet politique, les administrateurs de la fédération départementale vont s’investir dans la mise en œuvre d’actions locales. «Clairement notre réseau CUMA, qui se veut apolitique, est là pour recréer du lien dans les campagnes entre agriculteurs mais aussi entre les agriculteurs et l’ensemble des acteurs de leur territoire», répète Didier Larnaudie. D’ailleurs il ne manquera pas lors de l’assemblée générale, de présenter quelques actions menées en collaboration avec le territoire. De même le Challenge CUMA Crédit Agricole Nord Midi-Pyrénées dévoilera les CUMA lauréates qui ont mis en place ce type d’actions au sein de leur territoire. Et la table-ronde qui réunira Vincent Labarthe pour la Région Occitanie, Thierry Roques pour la Communauté de communes Roquefort 7 vallons, des responsables de CUMA et Laurent Saint Affre, président de la Chambre d’agriculture, fera la démonstration de l’intérêt d’une CUMA sur le territoire. Ils s’appuieront sur les résultats de l’enquête menée cet automne par des étudiants de Purpan auprès d’adhérents de CUMA.
Un dynamisme qui fait figure d’exemple à l’échelle nationale comme en a témoigné Marine Boyer, à la tête de la fédération nationale des CUMA depuis juin : «Avec 85% d’agriculteurs qui adhèrent à une CUMA, l’Aveyron est un département qui compte dans le réseau», a-t-elle souligné. Bien au-dessus de la moyenne nationale de 50% ! Mais pour autant, les marges de progrès sont encore importantes : «La France est championne d’Europe en charges de mécanisation puisqu’en moyenne 30% des charges d’une exploitation sont liées à la mécanisation et des études ont montré que 15 000 euros pouvaient être économisés», avancent les responsables.
Et Marine Boyer de rappeler le travail mené à l’échelle nationale qui a abouti à un plaidoyer pour une mécanisation responsable et durable. «L’une des premières concrétisations est le crédit d’impôt voté dans le projet de loi des finances 2026, accordé aux agriculteurs qui adhèrent à une CUMA et mutualisent leur matériel. C’est une vraie reconnaissance de la valeur de l’agriculture collective par les pouvoirs publics, qui a été validée à l’unanimité à l’Assemblée nationale», se félicite Marine Boyer. «Nous avons plus de poids, à nous de continuer à valoriser nos initiatives collectives», a-t-elle conclu.
Eva DZ


