Aveyron | Par La rédaction

Un prêt à taux zéro pour lancer les projets de transformation à la ferme, vente directe, micro filiè

Jacques Molières, président de la Chambre d’agriculture et Guy Cayssials, président d’Initiative Aveyron, officialisent leur partenariat, en présence de Dominique Costes, président de la CCI.

Mercredi 9 mars, la Chambre d’agriculture et Initiative Aveyron ont signé la convention, fruit de deux ans de travail, qui va doter certains projets agricoles d’un nouvel outil d’aide au financement : le prêt d’honneur pour la valorisation des productions agricoles locales (PHVA).

Créée en 2012, bénéficiant de l’appui technique de la Chambre de Commerce et d’Industrie, Initiative Aveyron est une plateforme d’accompagnement de projets dans tous les secteurs économiques : industrie, artisanat, commerce, services, tourisme et, tout nouvellement, agriculture. L’action d’Initiative Aveyron se traduit par l’octroi de prêts à taux 0, dits «prêts d’honneur», à des porteurs de projets locaux.

Encourager les nouveaux modèles agricoles

Forte de l’expertise de ses 8 comités territoriaux, Initiative Aveyron accompagne aussi les candidats dans l’élaboration de leurs projets. Guy Cayssials est le président de la structure départementale. «Notre mission est de consolider les fonds propres des porteurs de projet afin de les aider à atteindre des financements bancaires et des subventions. En 2021 nous avons battu notre propre record avec 258 prêts d’honneur accordés, pour un montant de 2,3 millions d’euros». L’effet levier de ces prêts est considérable, car pour 1 € investi par Initiative Aveyron, l’entrepreneur a pu prétendre à 8 € de prêt bancaire. «Après une année 2020 en demi-teinte à cause de la crise sanitaire, le fort rebond de l’an dernier révèle la force entrepreneuriale aveyronnaise !», s’enthousiasme Guy Cayssials.

Alors que «les agriculteurs maintiennent la dynamique rurale», selon les dires de Dominique Costes, président de la CCI, il ne manquait que l’agriculture dans le panel d’Initiative Aveyron. L’évolution de ses modèles économiques a suscité l’intérêt de la plateforme, comme l’explique Jacques Molières, président de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron. «L’agriculture s’est énormément diversifiée. Des productions atypiques émergent, ainsi que de nouveaux circuits de transformation et de commercialisation. Nous devons trouver des dispositifs inédits pour soutenir ces modèles, qui sont souvent exclus des systèmes classiques de financements. Pour les accompagner la Chambre d’agriculture a mis en place il y a quelques années le service micro filières. Son expertise, ainsi que celle des autres techniciens de la Chambre et du CERFRANCE Aveyron, sera mise au service d’Initiative Aveyron sur tous les dossiers agricoles».

Une convention de partenariat a ainsi été signée entre les deux organismes, qui va conduire à la création d’un comité départemental de suivi des dossiers. Seront éligibles au fonds d’Initiative Aveyron les activités en lien avec la transformation à la ferme, la commercialisation, la diversification, hors production d’énergie et tourisme, et enfin la création de micro filières.

En terme de financement, la plateforme a déjà constitué un fonds de 300 000 €, grâce à ses partenaires qui sont le Département, les Communautés de communes, des banques et partenaires privés. «Nous finançons nous-mêmes un tiers du fonds», précise Guy Cayssials. Les agriculteurs peuvent dès à présent déposer des dossiers de candidature, soit directement auprès d’Initiative Aveyron, soit via la Chambre d’agriculture ou le CERFRANCE Aveyron.

Bérangère Carel

Toutes les actualités

Sur le même sujet

Vendredi 16 janvier, la FDSEA et les JA Aveyron ont continué à se mobiliser contre le Mercosur en organisant une opération «contrôle des camions» aux abords du péage du Viaduc de Millau. © FDSEA-JA 12 Une vingtaine de camions ont été arrêtés et inspectés, aucun produit alimentaire hors UE n’a été trouvé. Une des inspections s’est terminée par la visite des douanes sur un camion étranger transportant de la charcuterie espagnole, dont la partie réfrigérée du véhicule n’était pas allumée. «Notre objectif est de veiller à la sécurité alimentaire et dénoncer lorsque les règles ne sont pas respectées. Nous continuerons à mener ces opérations ainsi que le contrôle de l’origine des produits dans les GMS», ont défendu les responsables professionnels…