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Par Agra

PPA/Espagne : l’enquête judiciaire sur la provenance du virus vise un labo

Une perquisition était en cours le 18 décembre dans les installations d’un laboratoire proche de la zone où 26 sangliers morts de la peste porcine africaine (PPA) ont été découverts près de Barcelone, dans le cadre de l’enquête judiciaire visant à découvrir l’origine du virus. Le ministère espagnol de l’Agriculture avait annoncé le 5 décembre « ne pas exclure » qu’une fuite accidentelle d’un laboratoire soit à l’origine de ce foyer circonscrit à la fin novembre, après avoir reçu le rapport du laboratoire de référence de l’UE contenant le séquençage du génome du virus du foyer actuel. La Guarde civile (équivalent de la gendarmerie, NDLR) et les Mossos d’Esquadra (police catalane, NDLR) ont annoncé avoir procédé à une perquisition dans les locaux du laboratoire IRTA-CRESA (Centre de recherche en santé animale de l’institut de recherche et technologies agroalimentaires). Ce centre de recherche, qui relève d’une entreprise publique rattachée à l’administration régionale catalane, dispose de laboratoires de biosécurité de niveaux 2 et 3 (sur une échelle de 4). Selon le gouvernement catalan, tous les sangliers positifs ont été trouvés dans le même périmètre, une zone boisée de 6 km de rayon autour du foyer.


Par Agra

PPA en Espagne : les porcs peuvent sortir de la zone de surveillance

Dans un communiqué du 9 décembre, l’interprofession espagnole du porc blanc Interporc salue le fait que les autorités aient approuvé la sortie des porcs de la zone de surveillance de la PPA (peste porcine africaine) pour aller à l’abattoir. Elle souligne que la mesure est avalisée par la Commission européenne et par le secteur lui-même, « car elle répond aux protocoles communautaires ». Cette zone comprend 39 élevages de porcs qui ont tous été inspectés et déclarés indemnes. S’exprimant dans le communiqué, le directeur général d’Interporc, Alberto Herranz, souligne que « la réponse à cette situation difficile de la part des autorités et du secteur est exemplaire », et que les priorités actuelles sont d’« aider les éleveurs et les industries, endiguer l’épidémie et rétablir le plus rapidement possible la normalité sur les marchés ». Aux dernières nouvelles, une enquête est cours pour établir si le virus introduit fin novembre chez des sangliers près de Barcelone viendrait d’une fuite accidentelle de laboratoire, comme en a informé le ministère espagnol de l’agriculture le 5 novembre par communiqué. Car le virus est de souche « Georgia 2007 », fréquemment utilisée dans les infections expérimentales.


Par Agra

PPA : la Catalogne prévoit 10 M€ pour couvrir les éventuelles pertes économiques

Dans uns communiqué du 3 décembre, le gouvernement de Catalogne annonce l’activation d’un ensemble de mesures économiques et d’une enveloppe de 10 millions d’euros (M€) renouvelable pour compenser les éventuelles pertes dues aux dispositions prises contre la PPA (peste porcine africaine). L’exécutif régional en a ainsi décidé à l’issue d’une réunion le 3 décembre au Parlement sur la situation, présidée par la ministre de l’Économie Alicia Romero et le ministre de l’Agriculture Oscar Ordeig. Il explique dans le communiqué que « les fermes et établissements de la zone réglementée fonctionnent normalement pour le moment », mais que le gouvernement tient à rendre disponibles les ressources nécessaires à titre préventif, envisageant aussi de débloquer des subventions européennes. Enfin, il rappelle que les experts des agences régionales Prodeca (promotion des produits agricoles catalans) et d’ Acció (compétitivité) sont à leur disposition. La découverte, fin novembre près de Barcelone, de deux sangliers morts de la PPA a déclenché des restrictions d’activité. Elle entraîne aussi l’impossibilité d’exporter des produits porcins issus de la province de Barcelone, concernant notamment un abattoir de porcs de Costa Foods.


Par Eva DZ

Porc : à l’est de l’Allemagne, la PPA de retour en élevage après plus d’un an d’absence

Pour la première fois depuis plus d’un an, un foyer de peste porcine africaine (PPA) a été confirmé dans un élevage allemand, à l’est du pays, a annoncé l’Institut Friedrich-Loeffler (laboratoire national de référence) dans un communiqué le 6 juin. D’après le site Pig Progress, l’élevage est situé à Pasewalk, à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec la Pologne. Les 3500 animaux de ce site d’engraissement doivent tous être abattus. La maladie a été détectée sur des animaux présentant des signes cliniques le 5 juin. «La cause exacte de l’introduction n’est pas encore claire», indique l’Institut Friedrich-Loeffler, notant l’absence d’«épidémie active chez les sangliers dans cette région». Il s’agit du neuvième foyer en élevage en Allemagne depuis l’arrivée de la maladie en juillet 2021 ; le dernier cas remontait à février 2023. Mais la maladie est restée très présente dans la faune sauvage, avec 248 cas recensés depuis le 1er juillet 2023. «Tous se concentrent dans une zone située à la frontière germano-polonaise du Brandebourg et de la Saxe», note la plateforme française Épidémiosurveillance en santé animale. Et de préciser que «la pression se maintient à un niveau élevé au nord en Pologne à la frontière avec le Mecklembourg-Poméranie».


Par Eva DZ

Peste porcine africaine : une hausse importante des cas dans l’UE en 2023

Le nombre de cas de peste porcine africaine (PPA) était cinq fois plus importante en 2023 qu’en 2022 dans les élevages de porcs domestiques de l’UE, indique l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) dans son rapport annuel sur le sujet. Publié le 16 mai, le rapport épidémiologique a recensé 1929 foyers de PPA dans des élevages porcins européens, un record depuis 2014. Une forte saisonnalité a été observée, avec 88% des cas entre juillet et octobre. Au total, 14 pays de l’UE ont été touchés en 2023, principalement la Croatie et la Roumanie qui représentent 96% des foyers. C’est la première fois que la Croatie est sujette à des cas de PPA dans ses élevages porcins. Les cas ont été détectés à 94% par l’observation des signes cliniques de la maladie, une méthode de «surveillance passive» que les experts de l’Efsa recommandent d’utiliser.

L’agence encourage les États membres de l’UE à «continuer de mener des campagnes de sensibilisation ciblant les agriculteurs et les vétérinaires», qui «ont un rôle particulièrement important à jouer» dans ces détections. En octobre 2024, l’Efsa publiera un avis scientifique révisant les facteurs de risque d’émergence, de propagation et de persistance du virus de la PPA.