Mot-clé : Pluie

Par Agra

Eau : recharge « exceptionnelle » des nappes phréatiques après les pluies de février (BRGM)

Les fortes pluies de février ont permis une recharge « très exceptionnelle » des nappes phréatiques, avec 84 % des niveaux en hausse, a indiqué le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) dans son bulletin du 10 mars. Au total, 67 % des points d’observation sont au-dessus des normales mensuelles, une situation comparable à celle de février 2025 (61 %). Cette recharge intervient après un mois de février parmi les plus pluvieux depuis 1959, selon Météo France. La situation est désormais excédentaire sur les trois quarts sud-ouest de l’Hexagone, avec des niveaux modérément hauts à très hauts. Seules quelques nappes du quart nord-est ont encore des niveaux modérément bas, même si la situation s’améliore. Concernant les nappes réactives, la recharge de février a fait nettement remonter les niveaux dans les deux-tiers sud du territoire, ainsi qu’en Bretagne et en Corse, engendrant des situations excédentaires. Au nord-est, la recharge a été moins conséquente, notamment en Lorraine et en Champagne. La situation est plus délicate pour les nappes inertielles, avec une reprise lente de la recharge dans le centre du Bassin parisien et l’est de l’Artois. Le bilan provisoire de la recharge hivernale permet d’espérer des niveaux satisfaisants dans une grande partie des nappes réactives pour le trimestre prochain, mais les prévisions à plus long terme restent incertaines pour les nappes inertielles.


National | Par Actuagri

Les exploitations agricoles à l’épreuve de la météo

L’hiver qui s’achève restera dans les annales comme l’un des plus éprouvants pour l’agriculture française. Avec un mois de février historiquement pluvieux et des sols saturés à un niveau jamais vu depuis 1959, le bilan publié par Météo-France le 4 mars dessine le portrait d'une France sous les eaux. Tous les agriculteurs, quels qu’ils soient, quelles que soient leurs productions et où ils se trouvent, ont connu un des hivers…


Par Agra

Climat : un mois de février «historique» et «anormalement» chaud et pluvieux

Le mois de février a été marqué en France par des conditions météorologiques «historiques», associant un record de pluie, des crues exceptionnelles et une douceur quasiment sans précédent, a annoncé Météo-France dans un communiqué le 4 mars.

Au cours du mois, l’excédent de pluie a été de 100 %, tandis que les températures ont été supérieures de 3,5°C aux normales de la période 1991-2020, classant février au deuxième rang des hivers les plus chauds depuis 1900. Plus largement, l’hiver météorologique (décembre-février) figure au quatrième rang des hivers les plus doux depuis 1900, derrière les hivers 2019-2020, 2015-2016, 2023-2024, avec une anomalie thermique de +1,7°C. Concernant la pluviométrie, cet hiver se classe au huitième rang des hivers les plus arrosés connus par le pays, avec un excédent de 35 %. Pour les crues, l’Hexagone a connu cet hiver 18 jours en vigilance rouge. Un «record absolu» depuis la création de la vigilance aux crues en 2006. À partir de février, les sols sont devenus saturés en eau et on atteint des niveaux record en moyenne en France, entraînant des débordements de cours d’eau et des inondations.

Météo-France n’écarte toutefois par le risque de sécheresse à l’été, qui dépendra de la pluviométrie et des températures printanières et estivales.

Source Agra


Par Agra

Records de pluies : les ETA veulent du soutien pour leur projet d’assurance

Alors que des fortes pluies frappent le territoire hexagonal, perturbant de nombreux chantiers, pénalisant l’activité des entreprises de travaux agricoles, leur fédération, la FNEDT (entreprises de travaux agricoles et forestiers – ETA/ETF) alerte, dans un communiqué du 18 février, sur les risques qui pèsent sur leur activité. «Si les conditions météorologiques persistent, les difficultés aujourd’hui rencontrées par les ETF risquent de s’étendre rapidement aux ETA et aux travaux ruraux, avec une forte tension sur les capacités d’intervention, alors que les travaux du sols, semis, et autres interventions culturales doivent reprendre».

La FNEDT demande à nouveau le soutien de l’Etat pour son projet de dispositif «assurantiel intempéries» adapté aux ETA et ETF. L’organisation rappelle que l’initiative a déjà été lancée avec des partenaires privés. Mais les moyens publics font défaut, alors que les besoins sont urgents. Le mauvais souvenir de 2024, année de fortes pluies, qui avaient notamment pénalisé les récoltes céréalières et plombé le chiffre d’affaires des ETA/ETF, ressurgit.

Source Agra


Aveyron | Par La rédaction

Intempéries en Aveyron : des dégâts considérables

La semaine dernière, en plein épisode caniculaire, le département de l’Aveyron a été meurtri par deux épisodes orageux d’une grande violence. La grêle, les rafales de vent mais aussi la pluie intense ont provoqué des dégâts majeurs notamment dans le secteur agricole, déjà fragilisé par les conditions climatiques très sèches. Les premiers dégâts ont été observés mardi 12 août en fin d’après-midi, après un violent orage de grêles, accompagné d’averses…


Par Agra

Intempéries : Genevard en Occitanie mercredi 21 mai après les récents orages de grêle

Alors que l’Occitanie a essuyé d’importantes pluies et des orages de grêle le 19 mai, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard se rendra dans deux exploitations touchées dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne mercredi 21 mai. Elle y annoncera « la mise en place de mesures d’urgence et de soutien », d’après une note envoyée à la presse. Lundi 19 mai, des orages de grêle et de fortes pluies se sont abattus dans le Sud-Ouest en fin de journée, occasionnant des inondations et des dégâts, notamment sur la ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse, sur laquelle aucun train ne pourra circuler pendant plusieurs jours. Comme le relève l’AFP, il est tombé en quelques heures plus de 100 mm de pluie sur le village de L’Honor-de-Cos, près de Montauban. Les cultures de la vallée de la Garonne, déjà touchées par un excès de précipitations ces derniers mois, ont été affectées par la grêle, les agriculteurs devant évaluer les dégâts dans les prochains jours. En Lot-et-Garonne, des parcelles et coteaux de semis d’été (tournesol, maïs, soja) ont été « emportés par des coulées de boue », selon Patrick Franken, président de la chambre d’agriculture. Selon son homologue des Landes, Marie-Hélène Cazaubon, l’épisode a touché partiellement les vignobles de l’armagnac et de Tursan, où les dégâts étaient en cours d’évaluation par les producteurs.


Par Eva DZ

Gestion de l’eau : le «keyline design», technique méconnue mis en avant par le Shift project

Dans son rapport sur la décarbonation de l’agriculture publié le 28 novembre, le cercle de réflexion The Shift project présente une méthode méconnue d’aménagement des espaces agricoles liée à l’écoulement naturel de l’eau. Baptisée «keyline design», la technique, précurseur de l’«hydrologie régénérative», a été imaginée en 1954, dans le contexte australien de régimes de pluies très aléatoires. Jusqu’à présent peu connue en Europe, elle consiste à aménager et organiser le terrain selon des «lignes clés» (keyline) parallèles aux courbes de niveau du terrain, et ce à partir d’une lecture précise de la topographie locale. L’objectif est d’optimiser la circulation de l’eau, de favoriser son infiltration, notamment sur les crêtes les plus sèches, et de limiter le ruissellement.

Pour ce faire, la méthode fait par exemple appel au travail du sol «sans bouleverser les horizons» grâce à une sous-soleuse mais aussi aux techniques de pâturage tournant intensif de façon à agrader les sols. En outre, il s’agit de reconnecter les différents éléments d’un écosystème, notamment en redonnant toute sa place à l’arbre. «Plus simple à concevoir dans le contexte de plantations pérennes ou de prairies permanentes, il peut s’appliquer aussi aux paysages de grandes cultures, particulièrement concernés par la prévention des phénomènes d’érosion du sol», souligne The Shift project.


Par Eva DZ

Pluies/inondations : la dépression Kirk s’intensifie, des départements en vigilance orange et rouge

La dépression Kirk s’est intensifiée en France le 9 octobre, entraînant des «pluies intenses» de la Vendée aux Ardennes et de forts coups de vent dans le sud-ouest du pays. 34 départements étaient toujours placés en vigilance orange à la mi-journée, dont 24 pour «pluie inondation», dix pour «vent» et deux pour crues, selon Météo France. Plus tard dans l’après-midi, la Seine-et-Marne a été placée en vigilance rouge pour les crues. Un mois de pluie devrait tomber en une journée sur un axe allant de la Vendée à la Champagne-Ardenne, au sud de la Picardie en passant par la région parisienne. Météo-France alerte sur des risques d’inondation, en raison de «sols déjà très humides» après un mois de septembre particulièrement pluvieux. En revanche, il n’estime plus qu’à 19 le nombre de départements qui seront en vigilance orange le 10 octobre, uniquement pour «pluie-inondation», principalement en Île-de-France et en Lorraine.

La tempête Kirk poursuit la tendance très humide de l’année dans la majeure partie de la France métropolitaine. Au terme du mois de septembre le plus pluvieux depuis 25 ans, les cumuls moyens annuels de précipitations ont déjà été dépassés un peu partout dans le pays. À l’échelle mondiale, septembre a été marqué par des «précipitations extrêmes», exacerbées par les températures anormalement chaudes de la planète depuis plus d’un an, selon l’observatoire européen Copernicus.


National | Par La rédaction

Assurance des prairies : le dispositif à l’épreuve des fortes pluies

La FNSEA juge le système de gestion des risques climatiques « inopérant » pour indemniser les éleveurs dont les prairies ont été dégradées par les excès de pluviométrie et les épisodes de grêle. © wirestock/freepik Le système de l’assurance récolte pour les prairies est une nouvelle fois remis en cause par les associations spécialisées (AS) animales de la FNSEA (FNB, FNPL, FNO, FNEC), qui dénoncent les engagements « non tenus…


National | Par La rédaction

Etude France Stratégie : une radiographie des usages de l’eau

«Prélèvements et consommations d’eau : quels enjeux et quels usages ?». Telle est l’étude présentée le 18 avril par France Stratégie, une institution autonome placée auprès du Premier ministre. Leurs dirigeants ont posé le cadre des usages de l’eau en France et appelé à la «nécessaire sobriété». Illustration Irrigation iStock-Songbird839 Il pleut moins en France en 2024 qu’au début des années 2000 constate tout d’abord France Stratégie qui estime le…