Mot-clé : PFAS

Par Agra

Pesticides/fruits : les pommes conventionnelles « contaminées », s’alarme PAN Europe

L’association PAN Europe dénonce, dans une étude publiée le 29 janvier, la « contamination quasi systématique des pommes conventionnelles européennes par des pesticides ». L’ONG a fait analyser 59 échantillons de pommes, achetées de façon aléatoire dans 13 pays européens, dont la France, l’Espagne, l’Italie ou la Pologne. Elle montre que seulement 7 % des pommes conventionnelles testées étaient exemptes de résidus. Et quelque 85 % des échantillons contenaient plusieurs résidus de pesticides, certains échantillons contenant jusqu’à sept résidus de pesticides différents. Dans 71 % des cas, PAN Europe indique avoir trouvé des molécules classées dans la catégorie des « candidats à la substitution », c’est-à-dire les plus dangereuses, et un tiers (36 %) contenait des pesticides neurotoxiques. PAN Europe prend l’exemple du fludioxonil, présent dans près de 40 % des échantillons : ce produit « de la famille des perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) a été classé comme perturbateur endocrinien dans l’UE en 2024 ». Au total, 64 % des échantillons testés par l’ONG contenaient au moins un polluant éternel (PFAS). En 2023, 98 % des échantillons contrôlés par les États membres de l’UE étaient conformes à la législation sur les limites maximales de résidus de pesticides (LMR), et 58 % ne contenaient pas de résidus quantifiables, selon le rapport annuel de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) publié en mai 2025.


Par Agra

Santé : des niveaux élevés de TFA dans les céréales du quotidien en Europe

Les céréales du quotidien contiennent des niveaux élevés d’acide trifluoroacétique (TFA), le plus répandu des polluants éternels, révèle le réseau européen contre les pesticides (PAN Europe) dans un rapport publié le 4 décembre. Première étude de ce type à l’échelle de l’UE, elle consiste en une analyse de 66 produits céréaliers conventionnels achetés dans 16 pays européens. Résultat : le TFA a été détecté dans 81,8 % des échantillons, confirmant une contamination de l’alimentation, déjà observée dans l’eau potable et les vins européens. « Le niveau moyen de TFA mesuré est dans notre étude 107 fois supérieur à la concentration moyenne de TFA dans l’eau du robinet », souligne PAN Europe. Or, ce composé, produit de dégradation des pesticides PFAS et des gaz fluorés, est suspecté toxique pour la reproduction et le développement. Pour l’heure, il n’existe dans l’UE aucune limite maximale en résidus (LMR) spécifique pour les TFA. Aussi PAN Europe et Générations futures exhortent l’Efsa à fixer une valeur de sécurité protectrice pour le TFA. Les associations appellent aussi la Commission européenne et les États membres à interdire les pesticides PFAS et à surveiller la présence de TFA dans les aliments. Cette publication intervient au lendemain de la publication d’un rapport de l’Anses alertant sur une contamination généralisée de l’eau potable en France par le TFA.


Par Agra

Pesticides/PFAS : l’Anses quantifie le TFA dans 92% des échantillons d’eau potable

L’Anses a présenté, le 3 décembre, les résultats de sa campagne nationale de mesure des PFAS dans l’eau potable menée en 2023-2025. L’agence sanitaire a quantifié de l’acide trifluoroacétique (TFA) dans 92% des échantillons d’eau distribuée, de même que dans 92% des échantillons d’eau brute. Toutefois, la concentration moyenne de TFA est de 1,10 μg par litre d’eau distribuée (1,15 μg/L pour les eaux brutes), avec une concentration maximale de 25 μg par litre (20 μg/L pour les eaux brutes). Autrement dit, cette valeur maximale est inférieure à la valeur sanitaire indicative de 60 μg/L, calquée sur l’Allemagne mais qui n’est pas définitive, retenue par le ministère de la Santé dans une instruction de février 2025. Pour l’Anses, cela confirme que le TFA doit être intégré dans la « surveillance pérenne » des eaux, comme elle l’avait recommandé dans son avis sur les PFAS présenté le 21 octobre. Le TFA fait partie des PFAS à chaîne ultra-courte, c’est-à-dire composé de deux ou trois atomes de carbone. Il peut résulter d’activités industrielles qui l’utilisent ou le synthétisent, de la dégradation de pesticides et de médicaments, ou encore de dépôts atmosphériques, a exposé Xavier Dauchy, représentant de l’unité chimie des eaux au laboratoire d’hydrologie de Nancy.


Par Agra

PFAS : contamination « généralisée » des aliments, selon Générations futures

Deux poissons sur trois, 40 % des œufs et un quart des laits contiennent au moins un des quatre « polluants éternels » (PFAS) concernés par une limite réglementaire dans certaines denrées alimentaires, affirme Générations futures, qui dénonce une « contamination généralisée » des aliments. L’ONG souligne les difficultés rencontrées pour rassembler les données, puisque seule une poignée de ces très nombreux produits chimiques per- et polyfluoroalkylées (PFAS) doivent être contrôlés dans les aliments. Elle ajoute que « seuls huit pays ont transmis des données » à l’Efsa pour 2023. Dans son étude publiée le 19 juin, Générations futures analyse donc les données de l’Allemagne, du Danemark, des Pays-Bas et de la France – pays en retard sur les trois premiers et dont les données, limitées à certaines denrées, font que la contamination globale est « sous-estimée ». Résultat : « 69 % des poissons, 55 % des abats, 55 % des mollusques, 39 % des œufs, 27 % des crustacés, 23 % des laits et 14 % des viandes contiennent au moins l’un des quatre PFAS réglementés » par l’UE, qui a établi les teneurs maximales pour « seulement » quatre substances (PFOS, PFOA, PFHxS, PFNA) dans ces produits.

source: Agra