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Par Agra

UE-Mercosur : les enseignes françaises opposées aux produits importés d’Amérique du Sud

Plusieurs dirigeants d’enseignes de la grande distribution française ont manifesté leur opposition à la vente de produits importés de pays du Mercosur dans leurs magasins. Thierry Cotillard, patron d’Intermarché, a indiqué le 12 janvier sur France info : « On l’a clairement dit, et je le redis ce matin, on n’achètera pas ces produits-là. On ne le fera pas pour acheter le poulet qu’on mettrait dans notre paella à marque de distributeur. » Et d’ajouter : « On peut rassurer les agriculteurs sur le fait qu’on n’achètera pas ces produits à l’étranger. » Le patron d’Intermarché s’est toutefois interrogé sur l’attitude des industriels, en proposant de rendre obligatoire le logo Origin’Info pour que les consommateurs soient informés sur l’origine des ingrédients. Autre interrogation soulevée : les cantines achèteront-elles des produits du Mercosur ? Alexandre Bompard, p.-d.g. de Carrefour, a déclaré le 7 janvier sur BFM TV que « la décision du groupe Carrefour et de ses confrères est de s’approvisionner quasi exclusivement, voire exclusivement selon les filières, en produits français », ajoutant qu’il n’y aura « pas de changement ». Système U et E. Leclerc sont sur la même position.


Par Eva DZ

Origine des produits transformés : Bercy dévoile son logo, 80 entreprises s’engagent

Le logo d’Origin’Info, qui permettra de connaître l’origine des produits alimentaires transformés, a été révélé le 24 mai. Bleu ou noir, très neutre, il pourra être apposé directement sur les emballages, et mentionnera les trois principales matières agricoles du produit et leurs pays d’origine. Sur une photo d’illustration représentant un plat de pâtes à la bolognaise, on lit ainsi « Blé France », « Tomates Italie » et « Bœuf France ». Le logo pourra être complété par une mention du lieu de transformation du produit – à laquelle tiennent notamment les PME et ETI françaises de l’alimentation réunies dans Pact’Alim – , et par un graphique symbolisant la part de chaque pays dans la composition.

Le dispositif ne se fera que sur la base du volontariat, pour rester dans le cadre du droit européen. Quatre-vingts entreprises ont déjà signé la charte Origin’Info, annonce Bercy le 25. Parmi elles, Fleury Michon, Bonduelle, D’Aucy, Lesieur, Panzani ou Saint-Mamet, et la plupart des grands distributeurs, Auchan ayant signé mais ne se lançant qu’en 2025. Entre l’été et la fin d’année, plus de 10.000 références pourraient être concernées, selon le ministère.