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Par Agra

Démographie : la France compte plus de décès que de naissances en 2025

Le nombre de décès en France en 2025 est passé au-dessus de celui des naissances, a indiqué l’Insee le 13 janvier. La population a augmenté de 0,25%, pour atteindre 69,1 millions d’habitants, du seul fait du solde migratoire, estimé à +176 000 personnes, soit la différence entre le nombre de personnes entrées et sorties du territoire. Le solde naturel, qui correspond à la différence entre les naissances et décès, est, lui, devenu négatif : – 6.000 personnes. Une situation qui s’explique par deux facteurs: le recul des naissances et la hausse des décès. En 2025, 645 000 bébés ont vu le jour dans le pays, soit 2,1% de moins que l’année précédente, ce qui correspond au plus faible nombre sur un an depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour la quatrième année consécutive. La baisse des naissances est due au repli de la fécondité, soit le nombre d’enfants par femme. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a continué lui aussi de diminuer : il s’est établi à 1,56 enfant par femme, après 1,61 en 2024. En regard 651 000 personnes sont décédées, soit une hausse de 1,5% par rapport à l’année précédente, du fait de l’arrivée à des âges de forte mortalité des baby-boomers et aussi d’une épidémie plus virulente de grippe.


Par Agra

Bovins viande : rebond des naissances en avril après dix mois de chute (Idele)

« Pour la première fois depuis dix mois, les naissances allaitantes étaient en hausse en avril », de 1 % par rapport à avril 2024 (à 311 000 têtes), constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 juin. Il s’agit de la première hausse depuis le début de la campagne de vêlage, démarrée en juillet 2024 et fortement perturbée à l’automne par les maladies vectorielles (FCO et MHE), à l’origine de nombreux avortements. Le timide rebond du mois d’avril ne permet pas de compenser le « retard pris depuis plusieurs mois à cause de la situation sanitaire » : les naissances depuis le début de la campagne affichent en avril un recul de 189 000 veaux sur un an (contre 197 000 en mars). Depuis début 2025, le cumul des naissances allaitantes est en baisse de 6 % sur un an (à 1,262 millions de têtes), alors que « les naissances laitières reculent nettement moins fortement (-2,9 %) ». Les conséquences de ce déficit de naissances (pénurie d’animaux pour l’engraissement, l’export en maigre et le renouvellement) vont s’aggraver dans les prochains mois. « Les maladies vont se répercuter sur les disponibilités en broutards fin 2025 et 2026 et donc sur l’offre de JB (jeunes bovins engraissés en France, NDLR) en 2026-2027 », indique Boris Duflot, directeur du département Économie de l’Idele.