Mot-clé : mouvement animaux

Par Agra

Bovins/DNC : la proposition des JA pour mieux contrôler les mouvements

À l’occasion de leur rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu le 19 décembre, les Jeunes agriculteurs (JA) ont demandé un durcissement des contrôles des mouvements d’animaux, pour limiter la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). « Il faut cibler les exploitations qui ne jouent pas le jeu », a déclaré le président des JA à la sortie de l’entretien. Techniquement, le syndicat demande notamment que la déclaration des mouvements d’animaux se fasse préalablement au départ, et non ultérieurement, comme actuellement. Matignon ne s’est pas prononcé sur cette proposition, et promet de l’examiner. Cette demande intervient alors que des déplacements illicites d’animaux sont suspectés d’être à l’origine des derniers foyers de DNC en Occitanie. De son côté, lors de l’annonce de la vaccination élargie dans les Pyrénées le 12 décembre, le ministère de l’Agriculture avait promis dans son communiqué des « contrôles routiers renforcés ». Le 19 décembre, les JA ont aussi présenté leur demande d’une « révision immédiate des règles [européennes] pour permettre la libre commercialisation des animaux vaccinés et immunisés ». Cette requête, déjà formulée dans un communiqué du 16 décembre, n’a pas encore été arbitrée par les services du Premier ministre.


Par Agra

Bovins/DNC : le ministère décrète la vaccination préventive dans les Pyrénées

En raison de la « dégradation soudaine de la situation sanitaire », le ministère de l’Agriculture a décidé de mettre en place une vaccination préventive obligatoire contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), via un arrêté paru au Journal officiel le 12 décembre. La vaccination était déjà obligatoire dans les zones réglementées autour des foyers en Ariège, dans les Hautes-Pyrénées et dans les Pyrénées-Orientales. Le reste des départements pyrénéens (Aude, Haute-Garonne, Gers, Landes et Pyrénées-Atlantiques) bascule en zone vaccinale. La vaccination y sera « intégralement prise en charge par l’État », indique le ministère dans un communiqué le 12 décembre. Par ailleurs, les pouvoirs publics ont instauré « l’interdiction de toute sortie de bovin de la zone vaccinale, sauf vers un abattoir ». Le ministère a annoncé « des contrôles routiers renforcés », afin de « garantir le respect de ces mesures ». Au niveau national, des mesures de biosécurité renforcées sont mises en place jusqu’au 1er janvier 2026 : interdiction des « rassemblements festifs de bovins », notification des mouvements dans les 24 h, désinsectisation des transports. Ces derniers jours, deux foyers ont été confirmés en Ariège et dans les Hautes-Pyrénées, occasionnant une nouvelle mobilisation contre l’abattage total.


Par La rédaction

FCO : le sérotype 3 passe du statut «exotique» à «enzootique», fin de la zone régulée

Comme attendu, le ministère de l’Agriculture a décidé, dans un arrêté paru le 18 février au Journal officiel, de faire passer le sérotype 3 de la fièvre catarrhale ovine (FCO) du statut d’«exotique» à «enzootique». Arrivé en France en août 2024, ce sérotype est désormais soumis au même régime que les sérotypes 4 et 8, plus anciens. Selon une note du GDS de Bourgogne-Franche Comté, cela signifie une suppression du zonage en vigueur pour lutter contre cette maladie, depuis le 16 février: «il n’y aura désormais plus de zone régulée ni indemne FCO 3 à prendre en compte pour les mouvements nationaux, qui pourront se faire librement sur tout le territoire».


Par Eva DZ

FCO-3/MHE : la vaccination peut permettre la sortie de zone régulée

Un arrêté paru au Journal officiel le 13 octobre permet désormais aux animaux vaccinés de sortir des zones régulées (ZR) au titre de la fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3) ou au titre de la maladie hémorragique épizootique (MHE). Les animaux sensibles à ces maladies (ovins, bovins, caprins) doivent avoir été «vaccinés avec un vaccin qui prévient la virémie» (présence du virus dans le sang) et doivent se trouver «dans la période d’immunité garantie par les spécifications du vaccin». Les mouvements deviennent donc possibles pour les bovins vaccinés avec l’Hepizovac (MHE) ou le Bultavo 3 (FCO-3). Aucun vaccin autorisé sur ovins pour ces maladies ne présente les conditions requises (une «réduction» de la virémie ne suffit pas).

Il est toujours possible de sortir des animaux des zones régulées MHE et FCO-3 selon le protocole déjà en vigueur : PCR négative, traitement insecticide pendant 14 jours et désinsectisation des moyens de transport. Par ailleurs, la désinsectisation n’est plus obligatoire pour les retours d’estive (de même que le test PCR au-dessus de 1000 m d’altitude). Enfin, pour la MHE, le texte instaure une dérogation à l’interdiction de mouvements pour les animaux de moins de 70 jours «destinés à un établissement d’engraissement fermé ou aux échanges», avec désinsectisation seule (et PCR si le pays de destination le demande).