Mot-clé : Légumes

Par Agra

Légumes frais : des exportations dynamiques ces dernières années, surtout en valeur

Entre 2019 et 2024, les exportations françaises de légumes frais ont progressé de 46 % en valeur et 15 % en volume, indique l’édition 2026 du livre blanc « Où exporter » de Business France. La demande est soutenue notamment pour les tomates, oignons, choux, salades et carottes. L’exportation de légumes français est essentiellement assurée avec l’Union européenne : 70 % des envois de légumes frais sont destinés aux pays limitrophes. L’Allemagne reste la première destination des légumes français, avec 24 % de parts de marché, malgré un recul de 6 % en 2024. Elle est suivie par les Pays-Bas (12 %) et l’Italie (10 %), deux marchés en progression auxquels s’ajoutent l’Espagne (9,5 %) et la Suisse (9 %). Tous affichent une croissance à deux chiffres sur cinq ans. Ces cinq principaux clients absorbent 65 % de la valeur totale exportée, qui s’élève à1,57 Md€ en 2024. À noter également la dynamique vers certains marchés secondaires comme la Pologne (+91 % en cinq ans) et la Suède (+89 %). La France se place au 8e rang dans les exportations mondiales du secteur.


Par Agra

Légumes : création d’une AOP nationale commune aux carottes et radis

Dans un arrêté du 18 décembre, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a reconnu, comme association d’organisations de producteurs (AOP) nationale l’association «Carottes et Radis de France». Autrement dit, la production de radis intègre la structuration de la filière carotte, qui dispose d’une AOPn propre (Carottes de France) depuis 2009. C’est la première fois que la production de radis se structure au niveau national, après un échec il y a une quinzaine d’années. Cinq organisations de producteurs de radis représentant environ 40% de la production, dont Agrial et Fleuron d’Anjou, sont à l’origine de cette structuration, indique Christian Letierce, président de l’association Carottes de France. L’AOPn Carottes de France a plusieurs missions : surveillance des marchés, communication, animation technique, qu’elle dupliquera pour les radis. Les deux productions, radis et carotte, n’ont pas la même dimension, ni la même géographie. La production nationale de carottes est d’environ 500 000 tonnes pour le frais et l’industrie, sur 12000 hectares. Les trois premiers départements producteurs sont les Landes, la Gironde et la Manche. La production française de radis est plus réduite, autour de 50 000 tonnes. Le gros de la production est réalisé dans la région nantaise, indique Christian Letierce, devant la Manche et le Centre Val de Loire. Des rapprochements similaires existent entre d’autres cultures : AOPn Tomates et concombres, AOPn Fraises et framboises.


Par Agra

Crise viticole : dans le Bordelais, olives et asperges en tête des reconversions

Dans le cadre du plan d’arrachage des vignes mis en place pour lutter contre la crise viticole, la région Nouvelle-Aquitaine a « accompagné 45 projets de réorientation » (pour 1,4 M€ d’aides), annonce-t-elle dans un communiqué du 22 décembre. La «grande majorité» de ces projets porte sur les productions végétales, avec 14 projets d’implantation d’oliviers, dix en asperges, ainsi que 15 projets de production de fruits (kiwis, noisettes, fraises, agrumes, prunes) et de luzerne. Six projets portent sur les productions animales (bovins viande, poules pondeuses).

A travers ce guichet ouvert jusqu’au 31 décembre, l’exécutif régional finance les «investissements d’implantation de cultures pérennes», plusieurs types de matériel (abris froids, récupération d’eau, bâtiments d’élevage, etc.), ainsi que les «investissements liés à la transformation et commercialisation». Pour rappel, ce dispositif intervient en complément de l’État et du CIVB (interprofession), qui «ont financé l’arrachage de 18 000 ha de vignes dans le bordelais à des fins de renaturation ou de diversification». Au niveau national, près de 27 000 ha ont déjà été arrachés et un second plan a été annoncé le 24 novembre, pour 130 M€ (dont 70 M€ en 2026).

Source Agra


Aveyron | Par Elisa Llop

Portrait : Joël Vaysse, entre semis et chrysanthèmes

Au creux de la vallée, près du Viaduc de Bourran, à Rodez, Joël Vaysse cultive et produit des chrysanthèmes depuis une quinzaine d’années, ainsi que des plants de légumes, de fruits rouges, et d’aromatiques. Joël Vaysse a repris les terres de son père, Robert, déjà maraîcher. Il s’est d’abord dédié au fleurissement des collectivités, ainsi qu’aux fleurs séchées, puis les chrysanthèmes se sont imposés peu à peu. Il assure aujourd’hui…


Par Elisa Llop

Fruits et légumes: «C’est qui le patron?!» se lance dans la filière, avec six références

La coopérative «C’est qui le patron?!» annonce étendre sa gamme de produits au domaine des fruits et légumes dans un communiqué de presse le 30 janvier. D’ici à septembre 2025, six fruits et légumes seront «co-construits avec les consommateurs en soutien aux producteurs et lancés dans les rayons des grandes surfaces»: cerises, pommes, oignons, ail, échalotes et carottes, précise-t-elle. Les premières cerises «C’est qui le patron?!» devraient arriver dans les linéaires en mai (jusqu’à la mi-juillet). Ensuite devraient apparaitre les pommes en octobre. Les carottes sont en cours de discussion avec les producteurs, mais sont aussi attendues pour l’automne. La coopérative chiffre les augmentations de prix nécessaires pour assurer aux producteurs un prix décent, par exemple pour la pomme: «Il manque 21 centimes sur un kilo pour donner aux producteurs les moyens de replanter leurs vergers et investir dans des pratiques arboricoles plus vertueuses». La marque «C’est qui le patron?!» concerne aujourd’hui 17 produits. En 2024, 87 millions de produits ont été vendus, avec comme fer de lance la brique de lait demi-écrémé (le premier produit lancé il y a neuf ans), le beurre bio et les œufs plein air par six.


Par Elisa Llop

Légumes: les producteurs défendent le modèle de l’OCM coûte que coûte

Les producteurs de légumes entendent bien défendre le modèle de l’Organisation commune des marchés (OCM) et des organisations de producteurs (OP), même en contradiction avec certaines autres filières. «D’aucuns sifflent une petite musique désagréable à nos oreilles en proposant de ne plus imposer l’adhésion à une seule OP pour un produit donné et, de fait, de revenir sur la notion d’apport total», explique le syndicat dans la dernière édition de son bulletin Direct Légumes. Contacté par Agra, le syndicat explique que, à l’occasion d’une réunion début décembre à la FNSEA, certaines filières (en l’occurrence, il s’agirait des céréales, des oléoprotéagineux et des pommes de terre) auraient proposé la remise en cause de la mono-adhésion.  Basiquement, la réglementation prévoit qu’un producteur peut adhérer à une seule structure pour la commercialisation de sa production de fruits et/ou légumes, à laquelle il transfère ou non la propriété de la marchandise commercialisée. L’adhésion s’accompagne d’un engagement d’apport total à l’OP (avec des dérogations possibles prévues dans les statuts). «Ils ne se rendent pas compte de l’impact négatif que cela aura sur les prix de vente et donc le revenu des producteurs. Mutualiser, travailler ensemble, dans le cadre d’une OP, conforte la position de l’amont, par définition éclaté, vis-à-vis de l’aval, car l’OP permet de présenter un prix unique sans craindre les foudres des Fraudes, ce qui n’est pas le cas entre entreprises», explique Légumes de France.


Par Eva DZ

Fruits et légumes : Familles rurales appelle à une «allocation alimentaire»

Malgré la baisse des prix des fruits et légumes entre juin 2023 et juin 2024, l’association de défense des consommateurs Familles rurales a appelé à un «coup de pouce» de l’État pour encourager la consommation de ces produits. D’après son observatoire 2024, «on constate un appel d’air, [le prix de] notre panier, qui est composé de dix légumes et de neuf fruits de saison, baisse de 7% cette année», a indiqué Nadia Ziane, directrice du département consommation de l’association, interrogée sur France Inter. Reste que cette baisse n’est pas assortie d’un «sursaut de la consommation», déplore-t-elle, évoquant «un renoncement aux fruits et légumes». Ce dernier s’expliquerait notamment par le fait que la baisse des prix ne compense pas les hausses des dix dernières années, de l’ordre de 50% supplémentaires pour les fruits et de 70% pour les légumes. «Il va falloir aider les petits budgets, leur donner un coup de pouce et mettre en place une allocation alimentaire», souligne Nadia Ziane. Alors que la France «dépense 20 milliards d’euros à soigner des pathologies dont on sait qu’elles sont dues à une alimentation inadaptée», Familles rurales chiffre ladite aide entre «huit et neuf milliards d’euros par an». «Quand vous rapportez cela aux 20 milliards de dépenses publiques, ça vaut le coup d’investir dans la prévention», résume Nadia Ziane.


Par Eva DZ

Fruits et légumes : des prix en baisse sur 2024, sauf en fruits bio, selon Familles Rurales

L’association de défense des consommateurs Familles Rurales a publié la 18e édition de son Observatoire des prix des fruits et légumes, qui porte sur 9 fruits et 10 légumes frais, conventionnels et bio. Entre juin 2023 et juin 2024, le prix des fruits de ce panier a baissé de 5 % en conventionnel mais augmenté de 2% en bio. Sur la même période, celui des légumes a baissé de 9% en conventionnel et de 3% en bio : «Une baisse des prix à relativiser au regard des niveaux avant crise : une hausse de 25% entre 2021 et 2023», souligne l’association qui rappelle qu’en 10 ans, «l’augmentation du prix des fruits (50%) et des légumes (70%,) en net décrochage avec l’évolution du salaire moyen par tête (+22%), a contribué à la précarisation alimentaire de 10 800 000 personnes».

Familles rurales demande aux parlementaires et décideurs politiques d’engager un «plan manger sain» pour redonner du pouvoir d’achat et  rendre accessible à tous une alimentation saine : «Bouclier Qualité Prix» (existant déjà en Outre-Mer), transparence sur les marges et la taxation de celles excessives, abandon des «sur-marges» imposées par la loi (seuil de revente à perte +10%), implication des professionnels de santé pour accompagner les parents dans leur rôle éducatif.


Par Eva DZ

Fruits et légumes : Nestlé cède ses petits pots pour bébés à un fonds spécialisé

Le géant de l’agroalimentaire Nestlé a cédé des marques d’aliments pour bébé (hors laits infantiles) en France à FnB, selon un communiqué le 3 juillet de ce fonds d’investissement spécialisé dans la transformation d’entreprises agro-industrielles et notamment propriétaire des purées Mousline ou de Café Legal. FnB rachète à Nestlé, pour un montant non communiqué, les marques NaturNes, Babicao, Babivanille et les franchises P’tit, «regroupées au sein d’Azuré holding et produites sur le site d’Arches» où travaillent 235 personnes, dans les Vosges, selon le communiqué de ce fonds d’investissement publié dans la nuit du 2 au 3 juillet. FnB précise devenir «majoritaire au capital d’Azuré holding». L’entreprise rachetée réalise environ 100 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel en France, selon FnB. Les négociations sur ce dossier avaient débuté début février. Nestlé avait indiqué vouloir se concentrer sur les laits infantiles, un des produits phares du groupe. De son côté, FnB signe ainsi sa « 13e transaction », dont les plus emblématiques sont la purée Mousline, déjà rachetée à Nestlé, et Café Legal, grand nom du café brièvement détenu par l’homme d’affaires bordelais Michel Ohayon.


Par Eva DZ

Fruits/légumes/vins/fromages : Strasbourg adopte la législation sur les emballages

A l’occasion de la dernière session plénière de la législature, les eurodéputés ont largement adopté (par 476 voix contre 129 et 24 abstentions) le compromis politique relatif au projet de règlement sur les emballages et les déchets d’emballages. Au niveau agroalimentaire, ce texte prévoit ainsi l’interdiction des plastiques à usage unique pour les fruits et légumes frais non transformés à compter du 1er janvier 2030, l’usage du papier restant cependant autorisé. Les colégislateurs se sont également accordés sur l’interdiction dès 2026 de l’ajout intentionnel de polyfluoroalkylés (PFAS) dans les emballages alimentaires.

Autre sujet de préoccupation : des objectifs contraignants pour 2030 et indicatifs pour 2040 en matière de réutilisation et de recharge ont été fixés pour le secteur des boissons. Toutefois, les vins et vins aromatisés, le lait et les boissons hautement périssables ne sont pas concernés. Enfin, l’exclusion des emballages légers en bois, en cire et en liège est confirmée. Le Conseil de l’UE doit maintenant formellement entériner le texte pour qu’il soit publié au Journal officiel et qu’il puisse ainsi entrer en vigueur.