Mot-clé : Idèle

Par Agra

Bovins viande : en 2025, flambée des prix et hausse généralisée des revenus

Malgré l’impact des maladies animales, les revenus des exploitations spécialisées en bovins viande ont connu en 2025 «des niveaux historiquement hauts, aussi bien les naisseurs que les naisseurs-engraisseurs», selon les résultats du réseau d’élevages Inosys présentés dans le bilan annuel de l’Institut de l’élevage (Idele). «Les étoiles étaient alignées en 2025», résume l’institut technique : prix moyen des gros bovins en hausse de 23 % sur l’année, «repli salutaire du prix des intrants» et «année climatique plutôt clémente» par rapport aux précédentes.

Dans les élevages spécialisés conventionnels, les résultats courants moyens par actif s’étalent entre 34 600 € (naisseurs engraisseurs de veaux sous la mère) et 57 700 € (naisseurs en zones de plaine). Entre les deux, les naisseurs engraisseurs de jeunes bovins (JB) s’établissent à 51 200 € et les naisseurs de montagne à 44 900 €. Dans les systèmes avec cultures, la première place revient aux naisseurs engraisseurs de JB (69 700 €), suivis par les naisseurs (34 900 €). Enfin, les éleveurs en production biologique profitent eux aussi de cette «conjoncture générale favorable», avec 35 400 € pour les naisseurs et 30 100 € pour les naisseurs engraisseurs.

Source Agra


Par Agra

Broutards : face au manque d’animaux français, l’Italie diversifie son approvisionnement

Dans un contexte de recul persistant des exportations françaises de bovins vifs, l’Italie, premier débouché, «se tourne vers d’autres fournisseurs de broutards», rapporte l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 janvier. «Faute de broutards français et face à la bonne demande de leur marché, les engraisseurs italiens ont cherché des alternatives en Europe centrale notamment», note l’institut technique.

Premier pays à en profiter : la République tchèque, avec 19 000 broutards importés pendant les dix premiers mois de 2025 (+9 000 en un an), suivie de près par l’Irlande et ses 17 000 têtes (+3 000). L’Italie a aussi fait venir 7 000 broutards de Hongrie (+5 000), 5 000 d’Autriche (+1 000) ou encore 4 000 de Slovénie (+1 000). L’Idele remarque encore le «retour en force de l’Espagne», qui double ses envois, à 4 000 têtes. Des volumes sans commune mesure avec les flux en provenance de la France, qui fournit sur la période «88 % des broutards importés par l’Italie». Les envois hexagonaux sont en baisse constante, en raison de la décapitalisation et du développement de l’engraissement en France. Fin octobre, le ministère avait suspendu l’export de bovins pendant deux semaines en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), aggravant encore le manque.

Source Agra


Par Agra

Bovins/DNC : la suspension de l’export a plombé les veaux laitiers, pas les broutards (Idele)

À cause de la suspension des exportations de bovins vivants pour raison sanitaire, « les prix français des veaux laitiers ont chuté » en octobre, « passant en dessous des prix espagnols », constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin tendances publié le 21 novembre. Du 18 octobre au 1er novembre, la France a suspendu ses exportations de bovins afin d’empêcher la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et de rassurer ses clients. La cotation des veaux laitiers s’est effondrée de 91 € en quatre semaines, s’établissant à 187 € par tête pour les mâles de 45-50 kg en semaine 46 (du 10 novembre). Les prix restent toutefois « à des niveaux deux fois supérieurs à 2024 », les cours battant des records depuis juin. Dans le détail, la chute des prix est « liée à de nouveaux cas de DNC détectés en octobre en France, puis pour la première fois en Espagne », rappelle l’institut technique. Des animaux exportés « sont revenus en France suite à cet évènement, souvent avec un poids plus élevé, et à des prix environ 50 € plus bas qu’avant la fermeture. » Du côté des broutards, la suspension de l’export « a perturbé les marchés », mais sans faire chuter les prix. Seules deux catégories ont connu une « légère baisse » de 8 ct€/kg vif à la reprise (charolais U de 350 kg et croisés R de 300 kg).


Par Agra

Bovins : face à la pénurie, les abatteurs belges viennent chercher des vaches en France

En Belgique, « les abatteurs manquent de vaches et viennent en chercher en France », rapporte l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 juin : « Sur les quatre premiers mois de l’année, la France a ainsi exporté 1 050 vaches de boucherie vers la Belgique, contre seulement 220 en 2024 ». « Ce flux se serait intensifié au mois de mai », ajoute l’institut technique français, citant des « opérateurs ». Explication de ce changement d’approvisionnement : dans un contexte de décapitalisation, « les prix des vaches belges se sont envolés et sont passés au-dessus des prix français mi-février ». « La vache R belge cotait ainsi 30 centimes de plus [au kilo] que son homologue française et la vache O 20 centimes de plus », à respectivement 6,75 €/kg carcasse et 6,25 €/kg carcasse outre-Quiévrain, le tout en semaine 23 (du 2 juin). En décembre 2024, le cheptel belge avait reculé de 3,6 % en un an (à 862 000 vaches), contre -2 % en France. Plus largement, toute l’UE est confrontée à un « manque criant de vaches de réforme » (-4 % d’abattages au premier trimestre), en raison de la décapitalisation (-3% de cheptel début 2025), ainsi que de la hausse du prix du lait et des effets des maladies vectorielles, deux phénomènes qui incitent les éleveurs à garder leurs vaches pour la reproduction.


Par Agra

Bovins viande : rebond des naissances en avril après dix mois de chute (Idele)

« Pour la première fois depuis dix mois, les naissances allaitantes étaient en hausse en avril », de 1 % par rapport à avril 2024 (à 311 000 têtes), constate l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances du 23 juin. Il s’agit de la première hausse depuis le début de la campagne de vêlage, démarrée en juillet 2024 et fortement perturbée à l’automne par les maladies vectorielles (FCO et MHE), à l’origine de nombreux avortements. Le timide rebond du mois d’avril ne permet pas de compenser le « retard pris depuis plusieurs mois à cause de la situation sanitaire » : les naissances depuis le début de la campagne affichent en avril un recul de 189 000 veaux sur un an (contre 197 000 en mars). Depuis début 2025, le cumul des naissances allaitantes est en baisse de 6 % sur un an (à 1,262 millions de têtes), alors que « les naissances laitières reculent nettement moins fortement (-2,9 %) ». Les conséquences de ce déficit de naissances (pénurie d’animaux pour l’engraissement, l’export en maigre et le renouvellement) vont s’aggraver dans les prochains mois. « Les maladies vont se répercuter sur les disponibilités en broutards fin 2025 et 2026 et donc sur l’offre de JB (jeunes bovins engraissés en France, NDLR) en 2026-2027 », indique Boris Duflot, directeur du département Économie de l’Idele.


Par Agra

Lait de brebis : en 2023-2024, collecte en baisse et prix en hausse

La collecte de lait de brebis en France au cours de la campagne 2023-2024 s’inscrit une nouvelle fois en recul, à 288 millions de litres (296 ML en 2022/2023), selon les données publiées par l’Idele dans son dossier annuel ovin paru en mai. Depuis les 303 ML de 2020-2021, on collecte moins de lait à chaque campagne. « La collecte a diversement évolué dans les trois principales régions de production : -3,5 % en Occitanie, +0,4 % en Nouvelle-Aquitaine et +0,2 % en Corse », note l’Idele. Un cheptel baissier, une campagne de reproduction compliquée et des fourrages de qualité médiocre ont entraîné des lactations tardives, et donc un recul de la production globale. La FCO-8 (fièvre catarrhale ovine) apparue au second semestre 2023 pourrait affecter la collecte, qui est « pour le moment en hausse de 5 % sur les quatre premiers mois de la campagne 2024-2025 », note l’Idele. Le prix payé au producteur est toujours en hausse, à 1 237 €/1 000 litres en 2023/2024 (+4,8 % par rapport à la campagne précédente). Le prix standard a grimpé de 4 % (1 192 €/1 000 l) combiné à un enrichissement de la teneur en matière grasse et en matière protéique. La collecte de lait bio est quant à elle en recul de 3 % en 2023-2024 (à 32,12 ML), après trois campagnes successives quasiment au même niveau.


Par Agra

Ovins/FCO : Arterris alerte sur un risque de manque d’agneaux pour Pâques

« Va-t-on manquer d’agneau à Pâques ? », interroge la coopérative Arterris dans un communiqué le 15 avril, alors que la production française chute lourdement en raison de la fièvre catarrhale ovine (FCO). La maladie « a provoqué une forte mortalité chez les reproducteurs, mâles et femelles » et donc une baisse des naissances d’agneaux, rappelle l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin Tendances. Au mois de janvier, la production française de viande ovine a reculé de 10 % sur un an, selon Agreste. Pour l’institut technique, « l’approvisionnement en agneaux Lacaune semble proche de son niveau de l’an passé », mais « celui en agneaux de pays sous Siqo serait plus compromis ». Arterris (600 éleveurs ovins pour 100 000 brebis) est justement spécialisé dans les signes de qualité. Sachant que « la demande en agneau est traditionnellement forte » à Pâques, le prix « pourrait dépasser » 10 €/kg de carcasse (+25 % en deux ans), prévient le groupe sudiste. Pour favoriser la reconstitution des troupeaux, Arterris a débloqué « un plan d’urgence exceptionnel de 150 000 euros pour l’acquisition d’agnelles et de brebis ». « Remboursable sur trois ans », cette aide a été versée à « une vingtaine d’éleveurs » (entre 5 000 et 13 000 euros chacun) ; elle devrait « s’étendre à d’autres producteurs sur le semestre à venir ».

source: AGRA


Par Elisa Llop

Viande bovine: en 2025, baisse prévue de la production, «bousculée par le sanitaire» (Idele)

Sous l’effet cumulé de la décapitalisation et des maladies vectorielles, la production française de viande bovine devrait chuter de 1,8% en 2025 (à 1,29 Mtéc), selon les prévisions de l’Institut de l’élevage (Idele). La maladie hémorragique épizootique (MHE) et la fièvre catarrhale ovine (FCO) provoquent «une surmortalité et des problèmes de fertilité», analyse l’institut technique dans un communiqué le 22 janvier. Des difficultés de reproduction qui ont incité les éleveurs à faire abattre plus de vaches. Le contrecoup? Une reprise de la décapitalisation à l’automne 2024, suivie en 2025 de moindres réformes et donc d’une baisse attendue de la production de femelles (-3,6%). La production de broutards, elle, devrait chuter lourdement (-8,2%, à 862 000 têtes), cumulant déficit de naissances et réorientation des jeunes animaux vers l’engraissement. «Les engraisseurs français sont parvenus à stabiliser leurs achats en 2024», note l’Idele, avec une production de taureaux et taurillons stable en 2025 (après +2,1% en 2024). Quant à la production de veaux de boucherie, après deux années de forte chute aggravée par la flambée de l’énergie, elle voit sa «baisse structurelle» ralentir en 2024 (-4,3%) et probablement en 2025 (-2%).


Par Eva DZ

Bovins : les maladies vectorielles font repartir la décapitalisation à la hausse

Alors qu’il ralentissait depuis le début de l’année, le rythme de décapitalisation du cheptel bovin français est reparti à la hausse à l’automne 2024, notamment en raison des maladies vectorielles, indique l’Institut de l‘élevage (Idele) dans son bulletin Tendances paru le 20 décembre. L’effectif de vaches allaitantes est ainsi en recul de 1,7% sur un an au 1er octobre 2024, puis de 2% au 1er novembre. Plus tôt dans l’année, le rythme de baisse était passé de 1,8% au 1er janvier 2024 à 1,5% au 1er septembre. Au 1er novembre, on comptait dans l’Hexagone 3,392 millions de vaches allaitantes et 3,305 millions de vaches laitières (-2,2% sur un an).

L’accélération de la décapitalisation est «lié[e] au très faible nombre de génisses entrées dans les troupeaux», explique l’Idele. En raison des épizooties de maladies vectorielles, «la fertilité a été affectée et des avortements se sont produits, en partie chez des génisses», qui ne sont donc pas entrées dans le troupeau des mères, relève l’institut technique. Au 2 janvier, la France comptait 9155 foyers de fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3), ainsi que 3750 cas de maladie hémorragique épizootique (MHE). Sans oublier des milliers de cas de FCO-8.


Par La rédaction

Lait : l’Idele publie dix nouveaux indicateurs sur la carrière des vaches laitières

Dans un communiqué du 16 décembre, l’Institut de l’élevage (Idele) informe de la publication de dix nouveaux indicateurs portant sur l’efficacité de la carrière des vaches laitières, à partir des données du contrôle laitier et du système d’information génétique (SIG). Ils sont «calculés à partir des informations sur les vaches dont la fin de vie a été constatée au cours de l’année de traitement», explique le communiqué. Les indicateurs portent sur différentes échelles (nationale, régionale, raciale). En 2023, l’âge en fin de vie des vaches laitières est de 70,5 mois (six ans et dix mois et demi), en hausse de 0,6 mois en quatre ans (69,9 mois en 2020). «Le nombre de lactations par carrière suit la même tendance passant de 2,87 en 2020 à 2,95 en 2023», indique le document. «Les trois phases des carrières laitières se répartissent en moyenne selon les proportions suivantes: durée d’élevage des génisses 48%, durée de lactation 43% et durée de tarissement 9%», est-il précisé. À noter que ces proportions évoluent avec l’allongement de la durée de vie des animaux et la diminution de la durée moyenne d’élevage des génisses. Cette dernière est passée de 30,6 à 30,3 mois, traduisant un avancement de l’âge au premier vêlage.