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Par Agra

Faim dans le monde : la baisse des financements inquiète le Programme alimentaire mondial

« Malgré la générosité de nombreux gouvernements et donateurs individuels, le PAM subit une forte baisse de financement auprès de ses principaux donateurs » indique le Programme alimentaire mondial des Nations Unies dans un communiqué publié le 28 mars. L’organisation onusienne est confrontée à une baisse « alarmante » de 40 % de son financement pour 2025 par rapport à 2024. « 58 millions de personnes risquent de perdre une aide vitale dans le cadre des 28 opérations de réponse aux crises les plus critiques de l’agence », souligne le PAM qui appelle « de toute urgence » à de nouveaux financements. Les annonces de coupes dans l’aide internationale se sont multipliées ces derniers mois, suscitant l’inquiétude des ONG et organisations internationales, rapporte l’AFP. A titre d’exemple, les Etats-Unis du président Trump ont supprimé 83%, soit « des dizaines de milliards de dollars » des programmes de l’agence de développement américaine Usaid, qui gérait à elle seule jusqu’à présent un budget annuel de 42,8 milliards de dollars, soit 42% de l’aide humanitaire déboursée mondialement.


Par La rédaction

Sécurité alimentaire : la faim dans le monde ne s’améliore pas (FAO, Fida, OMS)

Le monde est encore loin d’être sur la voie qui le mènerait à la réalisation de l’ODD sur l’élimination de la faim. C’est le constat fait, le 24 juillet, par la FAO, le Fida et l’OMS dans un rapport conjoint sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde. Dans le détail, le rapport indique que près de 733 millions de personnes, environ 9% de la population mondiale, ont été confrontées à la faim en 2023. Au niveau régional, le document fait état de disparités. L’Afrique est la région où la part de la population souffrant de la faim est la plus élevée avec 20,4% en comparaison avec l’Asie (8,1%), l’Océanie (7,3%) et l’Amérique latine et les Caraïbes (6,2%). Néanmoins, en nombre absolu, l’Asie est devant avec 384,5 millions de personnes souffrant de la faim contre 298,4 millions en Afrique. Les auteurs indiquent que 582 millions de personnes, dont la moitié en Afrique, seraient chroniquement sous-alimentées en 2030 si la tendance se poursuit. Pour l’inverser, le rapport met en avant une approche multifacette qui comprendrait la transformation des systèmes agroalimentaires, la lutte contre les inégalités, la mise en place régimes alimentaires sains, abordables et accessibles, mais aussi, un financement accru et plus rentable.