Mot-clé : Exportations

Par Agra

Poulet : le Brésil augmente ses exportations vers l’UE de 50 % au premier semestre

Les exportateurs brésiliens ont envoyé en Europe 7 131 t de viande de poulet au cours du premier semestre 2026, soit 50 % de plus que sur la même période en 2025, selon la Confédération nationale d’agriculture (agriculteurs brésiliens). Malgré ce redoublement des envois lors des mois précédant la sortie du Brésil de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux vers l’UE, appliquée le 3 septembre, l’organisation estime que le préjudice de cette exclusion reste colossal.

Les exportations brésiliennes de viandes, d’œufs et de miel vers l’UE s’élevaient à 1,7 Md€ l’an dernier : le Brésil a notamment exporté 915 M€ de viande de bœuf vers l’UE, 672 M€ de viande de poulet, selon le ministère brésilien de l’Agriculture. C’est dans les régions hébergeant les pôles industriels de la viande que la décision de Bruxelles fait le plus mal. L’État du Paraná, champion national de l’exportation de poulet, subirait un préjudice annoncé de 337 M€/an tant que la suspension sera maintenue. L’industrie du bœuf du Mato Grosso, premier bassin allaitant du Brésil, perdrait des opportunités à l’export à hauteur de 260 M$/an, selon l’Institut du Mato Grosso d’économie agraire.


Par Agra

Fromages : les exportations américaines en hausse de 23 % en 2026, prévoit l’USDA

Aux États-Unis, le ministère de l’agriculture (USDA) prévoit une très forte progression des exportations de fromages pour l’année 2026, de 23 % par rapport à 2025 (à 751 000 t, contre 613 000 t un an plus tôt), selon ses dernières prévisions. À titre de comparaison, les exportations des autres grands exportateurs progresseraient beaucoup moins : +4 % pour l’UE, +2 % pour la Nouvelle-Zélande, +2 % pour l’Australie, ou encore +6 % pour le Royaume-Uni. Pour expliquer cette forte progression, l’USDA avance la forte compétitivité des fromages américains.

Les investissements réalisés depuis plusieurs années dans de nouvelles capacités de transformation, combinés à la progression de la production de lait, ont renforcé la compétitivité-prix du fromage américain face à ses concurrents. D’autres facteurs d’explication entrent aussi en ligne de compte : une demande mondiale particulièrement dynamique, notamment dans la restauration en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Chine ; une diversification accrue des débouchés, bien au-delà de l’Amérique du Nord, débouché traditionnel des USA ; et une concurrence notamment européenne et néo-zélandaise moins agressive. Ces deux grands exportateurs ont davantage orienté leur production vers des produits industriels à plus forte spécification destinés au B to B, et se sont moins positionnés sur les produits destinés directement aux consommateurs.


Par Agra

Sécheresse : en Allemagne, le Rhin en passe d’être coupé en deux (fédération de la navigation)

Déjà à des niveaux historiquement bas faute de précipitations durables, le Rhin pourrait bientôt ne plus être navigable sur l’ensemble de son cours en Allemagne et se retrouver coupé en deux, a averti le 10 août la Fédération allemande de la navigation intérieure (BDB). Pour rappel, le Rhin est une voie d’eau cruciale pour les exportations françaises de grains (blé, maïs, colza, etc.).

« L’évolution des niveaux d’eau n’annonce rien de bon », a déclaré au quotidien Rheinische Post Jens Schwanen, directeur général de la BDB. Selon lui, le manque de pluie fait que le niveau d’eau à Kaub, en Rhénanie-Palatinat, entre Coblence et Mayence (ouest), point de référence essentiel pour la navigation et l’économie, devrait tomber pour la première fois cette semaine sous les 10 cm.

À de tels niveaux d’eau, le Rhin « ne sera plus navigable de manière continue et se retrouvera scindé en deux », empêchant la continuité dans cette région tant pour le transport commercial de marchandises que pour les bateaux d’excursion, a expliqué M. Schwanen. Le trafic fluvial restera possible entre les ports ARA (Amsterdam, Rotterdam, Anvers) et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie jusqu’aux environs de Cologne, via le Rhin et le réseau de canaux de l’ouest de l’Allemagne, selon M. Schwanen. Plus au sud, la navigation pourra se poursuivre sur des affluents comme le Neckar, la Moselle, le Main et le canal Main-Danube.


Par Agra

UE/Arménie : Bruxelles propose l’instauration de mesures commerciales autonomes

À l’occasion du voyage diplomatique d’Ursula von der Leyen, le 2 juillet à Erevan (Arménie), la Commission européenne a annoncé une série de mesures destinées à approfondir le partenariat commercial de l’UE avec l’Arménie. Elles interviennent au moment où le pays du Caucase du Sud subit d’importantes pressions économiques et des restrictions commerciales de la part de la Russie.

Pour faciliter l’accès à son marché, l’UE propose donc la mise en place, pour une période de deux ans, des mesures commerciales autonomes qui devraient permettre de libéraliser environ 80 % des exportations arméniennes vers le marché commun. Au niveau agroalimentaire, Bruxelles indique que ces mesures concerneront près de 99 % des exportations arméniennes de fruits frais, de légumes et de plantes qui allaient initialement vers la Russie, et plus de 91 % des boissons et spiritueux. Au début du mois de juin, la présidente de la Commission européenne avait déjà annoncé des mesures facilitant l’importation de fleurs avant d’ajouter que d’autres mesures allaient suivre. Ces propositions doivent à présent être validés par le Parlement européen et le Conseil de l’UE avant d’entrer en vigueur.


Par Actuagri

Les exportations de vin français en fort recul en 2025

Après un léger rebond lors de la précédente campagne, les exportations de vins français (hors spiritueux) ont accusé un net repli entre août et décembre 2025 : – 4 % en volume et – 10 % en valeur par rapport à la même période de 2024, selon une note de conjoncture d’Agreste. Toutes les catégories de vins sont concernées, en particulier les AOP (- 9 % en volume et – 13 % en valeur). Seuls les vins sans IG sans cépage font exception, avec une hausse de 15 % des exportations en volume et de 2 % en valeur. Sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026 (août à décembre 2025), les ventes de vins français d’appellation reculent nettement en Amérique du Nord, en particulier aux Etats-Unis, premier marché d’exportation pour ces vins (- 29 % en volume et – 46 % en valeur). Les ventes reculent également vers le Canada (de 9 % en volume et de 6 % en valeur) et vers la Chine (- 17 % en volume et – 13 % en valeur). Les exportations de Champagne atteignent de leur côté leur plus bas niveau depuis 12 ans avec -2 % en volume et 8 % en valeur sur les cinq premiers mois de la campagne 2025-2026.


Par Agra

Porc : arrivée des premiers containers français d’abats blancs en Chine

Sur le réseau social Linked’In le 21 avril, la directrice d’Inaporc, Anne Richard salue au nom de l’interprofession porcine « l’arrivée des premiers containers d’abats blancs en Chine ». En effet, rappelle-t-elle, cinq entreprises françaises ont eu l’agrément chinois pour les estomacs et intestins. « La France est le premier pays à obtenir cet agrément pour les intestins de porc », vante-t-elle, en remerciant la DGAL (ministère de l’Agriculture), FranceAgrimer et l’ambassade de France en Chine pour leur concours. Pour célébrer cette réussite, une soirée a été organisée réunissant « tous les acteurs du port de Tianjin, l’un des ports principaux pour le dédouanement du porc congelé », rapporte-t-elle. En 2025, malgré les taxes chinoises sur le porc, la France a exporté 105 000 tonnes vers ce pays, qui est la première destination des abats porcins produits en France, constate Inaporc, qui table sur une augmentation de 10% des tonnages grâce aux abats blancs. Il aura fallu deux ans de travaux franco diplomatiques et sanitaires pour parvenir à cette ouverture chinoise aux estomacs et intestins de porcs.


Par Agra

Génétique animale : le solde commercial français dépasse le demi-milliard, un record

Au Salon de l’agriculture, France Agrimer a présenté aux représentants de la France à l’étranger le solde commercial record de plus d’un demi-milliard d’euros d’exportations de génétique animale en 2025. D’après le bilan effectué par la commission thématique interfilières Ressources zoogénétiques de l’Office, réunie le 18 février, ce solde a atteint 558,5 millions d’euros (uniquement en espèces terrestres), soit une progression de 24 millions sur une année. Il résulte d’un nouveau record d’exportations de 831,47 millions d’euros, en croissance de 16,7%, face à des importations stables de 272,3 (+ 3,7%). Les deux plus gros marchés (hors génétique équine) sont l’aviculture (458,2 millions d’euros) et les bovins (146,6 millions d’euros), qui ont respectivement progressé de plus de 21,5% et 21%. « C’est le quatrième solde commercial agricole et alimentaire de la France, après les vins et spiritueux, les céréales et les produits laitiers », fait valoir auprès d’Agra Presse Thomas Pavie, délégué de France Agrimer pour la génétique animale. Le délégué estime que l’on peut être « raisonnablement optimiste » quant à récupérer en 2026 les marchés bovins suspendus par la crise de la DNC.


Par Agra

Alcools : les exportations françaises en recul de 8% en 2025, net repli aux Etats-Unis

Les exportations de vins et spiritueux français ont reculé l’an dernier de 8% en valeur, plombées notamment par un repli de 21% aux Etats-Unis, sur fond de tensions géopolitiques et économiques, a annoncé le 10 février la fédération du secteur (FEVS). Les ventes à l’étranger des vins, champagnes, cognac et autres alcools ont atteint 14,3 Md€, soit un recul de 8% en valeur mais aussi cette année une baisse en volume (-3%), selon la FEVS. Aux Etats-Unis, leur premier marché à l’international, l’instauration de droits de douane (10% en avril puis 15% en août) et un taux de change euro/dollar défavorable ont « lourdement » affecté le résultat, en recul de 21% à 3 Md€, explique l’organisme. Dans le même temps, les exportations vers la Chine ont marqué le pas, à 767 M€, soit un recul de 20% dans un marché fragilisé. Par catégories de produits, le vin recule à 121 M de caisses (-3%), malgré une bonne tenue des vins effervescents (+3%, soit 20% des volumes exportés). En valeur, le chiffre d’affaires des vins redescend au niveau de 2021, soit 10,5 Md€ (-4%). La valeur des exportations françaises de spiritueux décroît de 17% à 3,7 Md€, avec des volumes en baisse à 44 M de caisses (-5%), du fait des tensions sur ses deux grands marchés, Etats-Unis et Chine.


Par Agra

Broutards : forte progression des exportations vers l’Espagne en 2025

Malgré le manque criant de disponibilités en bovins vifs, «l’Espagne a fortement augmenté ses importations» de broutards français en 2025, note l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bilan annuel paru le 4 février. Quelque 140 000 jeunes bovins ont été expédiés vers le deuxième débouché hexagonal (+24 % par rapport à 2024). L’année dernière, l’Espagne a absorbé 15 % des broutards exportés par l’Hexagone, contre 11 % en 2024. Une progression nourrie par les exportations de viande espagnoles : «Dès le début de l’année, les engraisseurs espagnols ont massivement importé des broutards français pour répondre à la demande en viande des pays du Maghreb», rapporte l’institut technique.

Sur les quatre premiers mois de 2025, les envois vers l’Espagne ont ainsi bondi de 68 % sur un an. Autre fait inédit : «Pour la première fois, les envois de broutards lourds vers l’Espagne ont dépassé ceux de broutards légers», constate l’Idele. Quant à l’Italie, elle est restée, de loin, le premier débouché des broutards français, avec 732 000 têtes. Toutefois, «faute d’offre, les envois vers l’Italie ont nettement reculé en 2025», de 6 %. Toutes destinations confondues, les exportations françaises de broutards ont continué de reculer (-3,2 %, à 915 000 têtes).

Source Agra


Par Agra

Commerce extérieur : le solde agricole et agroalimentaire tombe à 200 M€ en 2025

Comme attendu, le solde commercial agricole et agroalimentaire français se dégrade nettement en 2025, de 5 Md€, et son excédent atteint seulement 200 M€, «plus bas historique depuis au moins l’an 2000», selon une note publiée par l’Insee le 6 février. Le solde agricole (produits bruts) est déficitaire, à -300 M€. La dégradation du bilan agricole s’explique notamment par l’augmentation des importations, en particulier de cacao, de café et de graines de colza. Les exportations ont rebondi (+4 % sur un an) après deux années de baisse, mais elles n’ont pas compensé. La dégringolade est nette aussi du côté des produits agroalimentaires, dont l’excédent se réduit à 500 M€, avec des exportations en légère hausse (+1,6 %) tirées par les produits à base de cacao ou de viande ; les importations, elles, ne cessent de croître depuis 2020, et sont en hausse de 8,5 % sur un an.

Lors d’une conférence de presse le 6 février, le CNPA (Ania, FNSEA) a demandé un «sursaut», s’interrogeant sur les normes en vigueur en France, et demandant que «le gouvernement nous accompagne plus fortement sur l’exportation, vers certains marchés émergents». L’élu FNSEA Yannick Fialip a dénoncé une «nouvelle baisse» des moyens alloués dans le budget de l’État 2026.

Source Agra