Mot-clé : Exportations

Par Agra

Alcools : les exportations françaises en recul de 8% en 2025, net repli aux Etats-Unis

Les exportations de vins et spiritueux français ont reculé l’an dernier de 8% en valeur, plombées notamment par un repli de 21% aux Etats-Unis, sur fond de tensions géopolitiques et économiques, a annoncé le 10 février la fédération du secteur (FEVS). Les ventes à l’étranger des vins, champagnes, cognac et autres alcools ont atteint 14,3 Md€, soit un recul de 8% en valeur mais aussi cette année une baisse en volume (-3%), selon la FEVS. Aux Etats-Unis, leur premier marché à l’international, l’instauration de droits de douane (10% en avril puis 15% en août) et un taux de change euro/dollar défavorable ont « lourdement » affecté le résultat, en recul de 21% à 3 Md€, explique l’organisme. Dans le même temps, les exportations vers la Chine ont marqué le pas, à 767 M€, soit un recul de 20% dans un marché fragilisé. Par catégories de produits, le vin recule à 121 M de caisses (-3%), malgré une bonne tenue des vins effervescents (+3%, soit 20% des volumes exportés). En valeur, le chiffre d’affaires des vins redescend au niveau de 2021, soit 10,5 Md€ (-4%). La valeur des exportations françaises de spiritueux décroît de 17% à 3,7 Md€, avec des volumes en baisse à 44 M de caisses (-5%), du fait des tensions sur ses deux grands marchés, Etats-Unis et Chine.


Par Agra

Broutards : forte progression des exportations vers l’Espagne en 2025

Malgré le manque criant de disponibilités en bovins vifs, «l’Espagne a fortement augmenté ses importations» de broutards français en 2025, note l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bilan annuel paru le 4 février. Quelque 140 000 jeunes bovins ont été expédiés vers le deuxième débouché hexagonal (+24 % par rapport à 2024). L’année dernière, l’Espagne a absorbé 15 % des broutards exportés par l’Hexagone, contre 11 % en 2024. Une progression nourrie par les exportations de viande espagnoles : «Dès le début de l’année, les engraisseurs espagnols ont massivement importé des broutards français pour répondre à la demande en viande des pays du Maghreb», rapporte l’institut technique.

Sur les quatre premiers mois de 2025, les envois vers l’Espagne ont ainsi bondi de 68 % sur un an. Autre fait inédit : «Pour la première fois, les envois de broutards lourds vers l’Espagne ont dépassé ceux de broutards légers», constate l’Idele. Quant à l’Italie, elle est restée, de loin, le premier débouché des broutards français, avec 732 000 têtes. Toutefois, «faute d’offre, les envois vers l’Italie ont nettement reculé en 2025», de 6 %. Toutes destinations confondues, les exportations françaises de broutards ont continué de reculer (-3,2 %, à 915 000 têtes).

Source Agra


Par Agra

Commerce extérieur : le solde agricole et agroalimentaire tombe à 200 M€ en 2025

Comme attendu, le solde commercial agricole et agroalimentaire français se dégrade nettement en 2025, de 5 Md€, et son excédent atteint seulement 200 M€, «plus bas historique depuis au moins l’an 2000», selon une note publiée par l’Insee le 6 février. Le solde agricole (produits bruts) est déficitaire, à -300 M€. La dégradation du bilan agricole s’explique notamment par l’augmentation des importations, en particulier de cacao, de café et de graines de colza. Les exportations ont rebondi (+4 % sur un an) après deux années de baisse, mais elles n’ont pas compensé. La dégringolade est nette aussi du côté des produits agroalimentaires, dont l’excédent se réduit à 500 M€, avec des exportations en légère hausse (+1,6 %) tirées par les produits à base de cacao ou de viande ; les importations, elles, ne cessent de croître depuis 2020, et sont en hausse de 8,5 % sur un an.

Lors d’une conférence de presse le 6 février, le CNPA (Ania, FNSEA) a demandé un «sursaut», s’interrogeant sur les normes en vigueur en France, et demandant que «le gouvernement nous accompagne plus fortement sur l’exportation, vers certains marchés émergents». L’élu FNSEA Yannick Fialip a dénoncé une «nouvelle baisse» des moyens alloués dans le budget de l’État 2026.

Source Agra


Par Agra

Bovins/DNC : l’Espagne accepte les bovins vaccinés issus du Sud-Ouest (ministre)

L’Espagne a donné son accord pour recevoir des bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) issus de la zone vaccinale du Sud-Ouest (ZV 1), jusque-là exclue, a annoncé Annie Genevard sur X le 5 février. Les exportations d’animaux (en premier lieu des petits veaux et des broutards) pourront « reprendre dès le mois de mars sous certaines conditions », non précisées, indique la ministre de l’Agriculture. La ZV 1 regroupe les départements concernés par la campagne de vaccination préventive élargie qui ne présentent pas de foyer de DNC : Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Tarn et Hérault. Le 27 janvier, la Rue de Varenne avait annoncé avoir obtenu l’accord de l’Espagne pour les importations des seuls bovins issus de la ZV 2. Cette zone vaccinale comprend les départements ayant connu des foyers ou inclus dans des zones réglementées : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et 500 communes dans le Sud-Ouest. Les sorties de bovins sont encore interdites dans la dernière zone réglementée, qui englobe les Pyrénées-Orientales, l’Aude, l’Ariège, ainsi qu’une partie de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Par ailleurs, la campagne de vaccination dans les dix départements du Sud-Ouest est quasiment achevée (à 96,5 %, selon le bilan du ministère au 29 janvier).


Par Agra

Bovins/DNC : l’Espagne et le Kosovo acceptent l’importation de bovins vaccinés

L’Espagne et le Kosovo ont donné leur accord pour recevoir des bovins français vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 27 janvier. À l’instar de l’accord passé avec l’Italie, ces nouveaux accords s’appliquent aux animaux issus des « zones vaccinales II » (zones vaccinales succédant à une zone réglementée), situées en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et dans 500 communes du Sud-Ouest. Les conditions d’export vers l’Espagne – deuxième débouché français pour les broutards et premier pour les veaux laitiers – sont légèrement moins contraignantes que pressenti : contrairement à l’Italie, aucun test PCR n’est requis, selon le site internet du ministère.


Par Agra

Légumes frais : des exportations dynamiques ces dernières années, surtout en valeur

Entre 2019 et 2024, les exportations françaises de légumes frais ont progressé de 46 % en valeur et 15 % en volume, indique l’édition 2026 du livre blanc « Où exporter » de Business France. La demande est soutenue notamment pour les tomates, oignons, choux, salades et carottes. L’exportation de légumes français est essentiellement assurée avec l’Union européenne : 70 % des envois de légumes frais sont destinés aux pays limitrophes. L’Allemagne reste la première destination des légumes français, avec 24 % de parts de marché, malgré un recul de 6 % en 2024. Elle est suivie par les Pays-Bas (12 %) et l’Italie (10 %), deux marchés en progression auxquels s’ajoutent l’Espagne (9,5 %) et la Suisse (9 %). Tous affichent une croissance à deux chiffres sur cinq ans. Ces cinq principaux clients absorbent 65 % de la valeur totale exportée, qui s’élève à1,57 Md€ en 2024. À noter également la dynamique vers certains marchés secondaires comme la Pologne (+91 % en cinq ans) et la Suède (+89 %). La France se place au 8e rang dans les exportations mondiales du secteur.


Par Agra

Bovins/DNC : « pas de débouché » à l’export pour la zone vaccinale élargie (négociants)

« Il n’y a pas de débouché » à l’export pour les bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) situés dans la zone vaccinale élargie du Sud-Ouest (ZV 1), a indiqué Romain Ferrier, directeur de la FFCB (négociants en bestiaux), à Agra Presse le 19 janvier. Cette zone comprend les départements indemnes concernés par la campagne de vaccination préventive lancée le 15 décembre (Pyrénées-Atlantiques, Landes, Gers, Tarn, Aude, Hérault), à l’exclusion de ceux comptant un foyer (Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées). Selon le dernier bilan au 18 janvier, plus de 93 % des bovins de la zone sont vaccinés. Pour l’heure, la sortie des animaux de la zone est interdite, mais la question de l’exportation se posera à la levée de la zone. La zone ZV 1 n’est pas incluse dans les accords bilatéraux par lesquels l’Italie et la Suisse ont accepté de recevoir des bovins vaccinés. Ces accords ne concernent que la zone vaccinale ZV 2, constituée des anciennes zones réglementées des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté. Comme les éleveurs, la FFCB estime que ces accords sont « très contraignants ». Le 9 janvier, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait annoncé qu’elle se rendrait « dans moins de dix jours en Italie pour négocier des laissez-passer » pour les exportations de bovins vivants.


Par Agra

Bovins/DNC : le fonds d’aide annoncé en décembre sera doublé, à 22 M€ (ministre)

Le fonds d’aide de 11 millions d’euros (M€) pour les éleveurs subissant les conséquences économiques de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), annoncé le 16 décembre par le Premier ministre, sera doublé, à 22 M€, a indiqué Annie Genevard le 9 janvier. Il sera destiné aux « acteurs touchés économiquement par le blocage des bovins », a-t-elle précisé en conférence de presse. Lors de la première annonce de ce fonds en décembre, Sébastien Lecornu avait déclaré qu’il s’adresserait aux « petits élevages ». Le 9 janvier, la ministre de l’Agriculture n’a pas évoqué ce critère de taille, mais a évoqué les exploitations « les plus en difficulté ». ». « Nous serons dans moins de dix jours en Italie pour négocier des laissez-passer » pour les exportations de bovins vivants, a ajouté Annie Genevard. Les exportations d’animaux vaccinés contre la DNC sont fortement restreintes vers l’Italie et encore interdites vers l’Espagne, les deux premiers débouchés des broutards français. « La crise nous montre aussi que nous sommes démunis lorsque le pays d’export nous ferme ses portes », a estimé la ministre, qui a annoncé le lancement d’« une étude flash pour que la France dispose des outils industriels d’engraissement suffisants si jamais l’export faiblit ».


Par Agra

Échanges agroalimentaires : excédent européen record en octobre, porté par les prix

Selon un rapport de la Commission européenne publié le 22 décembre, l’excédent des échanges agroalimentaires de l’UE a fait un bond de 18 % de septembre à octobre pour atteindre 6,4 Md€. C’est, selon le communiqué de presse, l’excédent mensuel le plus élevé depuis plus d’un an, soit 19 % de plus qu’en octobre 2024. Il s’explique par un bond de 7 % des exportations par rapport à septembre, au niveau record de 20,7 Md€, face à une moindre progression des importations de 4 % à 15,4 Md€, les prix constituant le principal facteur de hausse. Ainsi, « la croissance des exportations a continué d’être principalement tirée par les prix élevés des produits transformés à base de cacao et du café », est-il commenté. Ces boissons, en cumul depuis le début de l’année, se situent à 27 % au-dessus de leur niveau de 2024. Le cumul des confiseries (+14 %) et celui des produits laitiers (+6 %) sont aussi plus élevés du fait des prix. Du côté des importations, le cumul des viandes bovines est 28 % au-dessus de celui de 2024, sous l’effet conjugué d’une hausse des volumes (+17 %) et des prix (+9 %).


Par Agra

Lait : le Cniel avec Macron en Chine, face à un «risque réel de perte d’accès au marché»

Le Cniel (interprofession) fera partie de délégation accompagnant Emmanuel Macron lors de la visite d’Etat du 3 au 5 décembre en Chine. Elle comprendra notamment François-Xavier Huard, vice-président du Cniel et PDG de la Fnil (industriels). La filière est bien décidée à défendre ses intérêts et « compte sur l’engagement du président de la République pour parvenir dans les prochains jours à une issue favorable », selon un communiqué diffusé le 28 novembre. La filière est « confrontée à un risque réel de perte d’accès au marché chinois », ce qui se traduirait pour la France par un creusement de « l’écart de compétitivité avec des pays bénéficiant d’un accès à droit nul. » Les derniers chiffres attestent d’une dynamique négative, selon le Cniel : « sur les neuf premiers mois de l’année 2025, les exportations vers la Chine ont reculé de près de 11 %, et la part de marché française dans les importations chinoises est descendue sous les 5 %. La crème, principal débouché en volume et en valeur de la filière laitière française (44 000 tonnes sur 2021-2024 et 144 millions d’euros par an en moyenne sur la même période) enregistre, tout comme le beurre, une baisse marquée (-26% en volume). »