Mot-clé : ETA (Entreprise de Travaux Agricoles)

Par La rédaction

Entreprises de travaux agricoles : en congrès, la FNEDT alerte sur la « permacrise »

Lors d’une conférence de presse tenue à Poitiers le 12 mars durant son congrès annuel, la FNEDT (entreprises de travaux agricoles et forestiers) a alerté sur la situation de « permacrise » (situation de crise permanente, NDLR) qui frappe ses adhérents et le secteur agricole de manière générale. Les effets du changement climatique sont croissants, induisant des calendriers d’intervention « de plus en plus contraints », qui fragilisent l’équilibre « économique des chantiers ». La guerre au Moyen-Orient n’arrange rien, à l’origine de la flambée des coûts de l’énergie. La FNEDT rappelle enfin que « les injustices » réglementaires françaises viennent se superposer aux chocs externes. Afin de les corriger, et de permettre à ses adhérents de supporter au mieux les crises, l’organisation a rappelé ses principales doléances auprès des pouvoirs publics. Par exemple, elle demande que soit créé « un cadre équitable entre les différents acteurs », notamment au sujet de l’agrément pour l’application des produits phytosanitaires, mais aussi en matière de foncier. L’organisation réclame ainsi de pouvoir construire leurs bâtiments en zone agricole, et non pas en zone artisanale, les éloignant de leurs clients.


Par Agra

Machinisme : les ETA critiquent le projet de crédit d’impôt réservé Cuma

Dans un communiqué du 16 janvier, la FNEDT, qui représente les entreprises de travaux agricoles (ETA) s’est montrée critique envers un amendement octroyant un crédit d’impôt en faveur du recours aux Cuma, dans le cadre des discussions du projet de loi de finances (PLF) pour 2026. Regrettant que l’amendement en question ait été introduit « sans étude d’impact », l’organisation juge la mesure « mal calibrée », qui menace de « déstabiliser un système agricole fondé sur la complémentarité et la diversité»,. Elle estime que le crédit d’impôt se focalise trop sur « un seul mode d’organisation (les Cuma, NDLR) alors même que celui-ci bénéficie déjà d’un cadre très favorable et de niveaux de subvention élevés ». Par ce biais, la FNEDT craint la création d’un « manque d’équité entre acteurs économiques », soit un déficit de compétitivité trop important entre entreprises de travaux agricoles et les Cuma. Elle recommande donc la suppression de l’amendement. Pour rappel, la FNEDT réclame depuis des années de bénéficier d’allègements fiscaux dont bénéficient les exploitations agricoles, notamment le dispositif TO-DE. Partageant le constat de dépenses élevées en France du secteur agricole en matière de mécanisation, elle a prôné récemment le remplacement des subventions à l’achat de matériel par des «aides à l’usage»


Par La rédaction

Entreprises de travaux agricoles : forte baisse d’activité en 2024, selon la FNEDT

Lors d’une conférence de presse tenue le 7 mars à Arles, le président de la FNEDT (entreprises de travaux agricoles et forestiers) Philippe Largeau, a déclaré prévoir une baisse moyenne du chiffre d’affaires des entreprises du secteur «de 20 % en 2024». Le niveau exact n’a pas été communiqué, et sera connu l’an prochain, précise l’organisation. Le dirigeant précise que les situations sont très variables selon les secteurs géographiques et d’activité: «on constate des reculs allant de 5 % à 80 %». L’effritement du chiffre d’affaires s’explique par la météo particulièrement difficile en 2024, réduisant notamment les surfaces de céréales récoltées, et donc les demandes en prestations de récolte. Plus en détail, les entreprises de travaux forestiers auraient été les plus touchées. Néanmoins, celles du secteur agricole ont également souffert. Philippe Largeau rappelle que les exploitations céréalières situées au sud de la Loire ont été singulièrement frappées par la baisse des rendements. Face aux difficultés de la filière, le dirigeant appelle les entreprises « à rester à l’écoute des agriculteurs en difficulté », mais aussi de facturer les prestations de manière à « sécuriser la pérennité du secteur ».

 

Source Agra


Par La rédaction

LOA : les sénateurs rattachent les ETA aux activités réputées agricoles

Lors de l’examen du projet de loi d’orientation agricole (LOA) le 11 février, les sénateurs ont rattaché les ETA (entreprises de travaux agricoles) aux activités réputées agricoles. Plusieurs amendements, issus des bancs républicains, macronistes et socialistes, ont été adoptés à cet effet, malgré les avis défavorables du gouvernement et de la commission. «Cette inclusion leur permettrait d’accéder plus facilement aux dispositifs d’aides, de financement et d’accompagnement actuellement réservés aux exploitants agricoles, tels que ceux proposés par la Draaf, la Dréal, le Casdar, le COREARM, le PNDAR, le Feader, l’Agence de l’eau et le programme Ecophyto, selon l’exposé. À ce jour, ces dispositifs sont soit totalement inaccessibles à ces entreprises, soit soumis à des conditions particulièrement contraignantes.» La FNEDT plaidait pour un tel rattachement, en particulier lors des dernières élections législatives. Les ETA sont une «composante essentielle» de la filière pourtant «méconnue, souvent négligée en raison de son rattachement au réseau des chambres de commerce (et non d’agriculture), la privant de fait des bénéfices accordés aux exploitants», affirmait le président Philippe Largeau dans un manifeste à destination des candidats.