Mot-clé : crédits carbone

Par Agra

Ovins: en Nouvelle-Zélande, les pâtures reculent face aux pinèdes, colère des éleveurs

Même si le gouvernement a décrété en décembre un moratoire sur les nouveaux projets de plantation sylvicoles, les éleveurs néozélandais d’ovins s’alarment de voir leurs pâturages reculer face aux pinèdes, subventionnées car elles contribuent à absorber les émissions de CO2. Les éleveurs accusent l’industrie forestière de violer cette décision et leur organisation Federated Farmers a lancé récemment une campagne intitulée «Sauvez nos moutons» pour alerter sur le phénomène. Depuis 2008, un mécanisme public vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, les propriétaires terriens sont encouragés à planter des pins à croissance rapide. Ils reçoivent ainsi des crédits carbone qu’ils peuvent revendre aux entreprises qui cherchent à compenser leurs émissions. La Nouvelle-Zélande est l’un des seuls pays à autoriser la compensation de 100% des émissions dans des projets liés aux forêts. L’annonce du moratoire n’a pas réglé le problème selon Federated Farmers. La fédération a soumis au gouvernement une liste de propriétés qui auraient été vendues pour des projets forestiers en lien avec le marché carbone, représentant plus de 15.200 hectares, a indiqué à l’AFP un porte-parole. Le gouvernement a promis de modifier la loi d’ici octobre. Il s’agira aussi de «clarifier» quelles conversions respectent le moratoire, a indiqué le ministre de l’Agriculture et des Forêts, Todd McClay,


Par Agra

Carbone des sols : satisfecit de Gaïago pour son prébiotique testé à grande échelle

Trois ans après avoir lancé son programme de revitalisation des sols Gaïago Carbone, la start-up bretonne Gaïago a dressé le bilan du test, grandeur nature, de son prébiotique des sols Nutrigeo, le 11 juin. Mené en partenariat avec 771 agriculteurs, le programme évalue l’influence du prébiotique sur le stockage du carbone dans les sols agricoles. Près de 43 300 ha ont déjà été traités, et les premières mesures révèlent un résultat de « 9,3 t de carbone organique stocké en trois ans par hectare, soit l’équivalent de 3,1 teqCO2/ha/an», indique l’entreprise. L’offre Gaïago Carbone repose sur trois leviers : l’application du prébiotique « qui revitalise les sols par l’activation des champignons bénéfiques du sol », un « mécanisme de financement » (crédits carbone, en dehors du Label Bas Carbone) et un accompagnement expert. L’entreprise précise qu’elle ne se rémunère pas grâce aux crédits carbone, ceux-ci étant reversés aux agriculteurs (il y a simplement des frais de projet et des frais liés à la vente des crédits). La tonne stockée est valorisée autour de « 30 € ». Gaïago utilise sa propre méthodologie, « basée sur des protocoles rigoureux établis par la FAO », et conforme au Gold Standard du WWF.


National | Par La rédaction

Agriculture décarbonée Concilier rentabilité économique et action climatique

Pour réduire l’empreinte carbone de l’agriculture, le think tank AgriDées formule un ensemble de propositions axées sur l’agriculture de précision et bas carbone et sur la production d’énergies renouvelables.Crédit photo : istockEn Bourgogne-Franche Comté, la construction par l’Alliance BFC d’une unité de méthanisation à laquelle 150 céréaliers sont associés suscite un vif intérêt de la part des pouvoirs publics. Ils mettent tout en œuvre pour que le site soit rapidement…