Mot-clé : CO2

Par Agra

Climat : la SNBC 3 prévoit des objectifs pour les engrais et les tracteurs en 2050

Le ministère de l’Ecologie a présenté, le 12 décembre, le troisième projet de Stratégie nationale bas carbone (SNBC 3). Ce texte reprend « à quelques ajustements techniques près » les objectifs de 2030 présentés l’an dernier, et il « les étend jusqu’en 2050 », a détaillé le cabinet de Monique Barbut lors d’un brief à la presse. Concernant l’agriculture, l’objectif de réduction de consommation d’engrais minéraux azotés est « de 30% en 2030 » et « de 50% en 2050 ». Le texte contient aussi des objectifs pour décarboner le parc de tracteurs. « La part d’engins agricoles fonctionnant avec des énergies non-fossiles (électricité, biocarburants, hydrogène) passe à 10% du parc en 2030, puis 100% en 2050 », a précisé l’équipe de Monique Barbut à Agra Presse. Globalement, l’agriculture devra diminuer ses émissions de CO2equivalent « de 28% d’ici 2030 » pour atteindre 67Mt, et « de 54% d’ici 2050 » pour descendre à 43Mt, par rapport aux 93 Mt émises en 1990, rappelle le résumé de la SNBC3. Le texte entre désormais dans une phase de consultations « d’environ 3 mois », pendant laquelle le Conseil national de la transition écologique (CNTE), le Haut conseil pour le climat (HCC), l’Autorité environnementale (Ae) et le Conseil national d’évaluation des normes (CNEN) doivent rendre leur avis.


Par Agra

Climat : légère reprise des émissions agricoles de GES au premier semestre 2025

Le secteur agricole français enregistre une légère reprise de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) au premier semestre 2025, avec 42,3 Mt CO2e, contre 41,7 Mt CO2e un an plus tôt, indique le Citepa (pollution climatique) dans un baromètre publié le 10 octobre. Dans le détail, les émissions issues de l’élevage diminuent de 2,9 % (0,7 Mt CO2e), en raison de la réduction du cheptel bovin. À l’inverse, les cultures progressent de 5,9 % (0,9 Mt CO2e) en raison d’une hausse des apports d’engrais minéraux azotés au cours des deux dernières campagnes. Enfin, les émissions liées au secteur énergétique agricole augmentent de 7 % (0,3 Mt CO2e). Tous secteurs confondus, les émissions françaises de GES sont restées relativement stables au premier semestre 2025, atteignant 190 Mt CO2e (hors puits de carbone), contre 191 Mt au premier semestre 2024. Après une légère hausse de 0,9 % au premier trimestre 2025 par rapport à 2024, elles ont reculé de 2,5 % au deuxième trimestre. Pour l’ensemble de l’année 2025, le Citepa prévoit une légère diminution de 0,8 % des émissions nationales de GES par rapport à 2024. « Cette baisse est très en deçà du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs de la période 2022-2030, fixés à environ -5 % par an dans la version provisoire de la SNBC 3 (actuellement en concertation) », regrette l’association.


Par Eva DZ

Agroalimentaire/climat : les industriels ont réduit leurs émissions de CO2 de 12% en 2023

D’après les données du Citepa (pollution atmosphérique), le secteur de l’agroalimentaire a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 12,3% entre 2022 et 2023, et de 21% depuis 2019. La baisse totale de l’industrie s’établit à 7,8%. L’agroalimentaire se classe «parmi les secteurs ayant le plus contribué à [la] baisse globale» des émissions de gaz à effet de serre en France, souligne un communiqué de la Coopération agricole (LCA). «Cette performance témoigne de l’engagement résolu du secteur et de ses entreprises à adopter des pratiques plus durables et à réduire son empreinte carbone», affirme LCA. La poursuite des efforts de réduction pour atteindre les objectifs fixés par la France (-50% des émissions de CO2 d’ici 2030) nécessitera «des investissements colossaux», ainsi que «l’aide et le soutien de l’État», insiste l’organisation. «Pour atténuer de 40% les émissions industrielles, 480 millions d’euros (M€) par an d’investissements dédiés seraient nécessaires», selon les calculs des coopératives et de l’Ania (industriels «privés»). Au-delà de la baisse des émissions industrielles, LCA chiffre à 800 M€/an les coûts nécessaires pour réduire de 25% ses émissions agricoles d’ici 2030. Ce montant n’inclut pas «le coût d’accompagnement au changement des pratiques agricoles, qui sera au cœur des enjeux de transitions», précise le communiqué.