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Par Agra

Commerce extérieur : le solde agricole et agroalimentaire tombe à 200 M€ en 2025

Comme attendu, le solde commercial agricole et agroalimentaire français se dégrade nettement en 2025, de 5 Md€, et son excédent atteint seulement 200 M€, «plus bas historique depuis au moins l’an 2000», selon une note publiée par l’Insee le 6 février. Le solde agricole (produits bruts) est déficitaire, à -300 M€. La dégradation du bilan agricole s’explique notamment par l’augmentation des importations, en particulier de cacao, de café et de graines de colza. Les exportations ont rebondi (+4 % sur un an) après deux années de baisse, mais elles n’ont pas compensé. La dégringolade est nette aussi du côté des produits agroalimentaires, dont l’excédent se réduit à 500 M€, avec des exportations en légère hausse (+1,6 %) tirées par les produits à base de cacao ou de viande ; les importations, elles, ne cessent de croître depuis 2020, et sont en hausse de 8,5 % sur un an.

Lors d’une conférence de presse le 6 février, le CNPA (Ania, FNSEA) a demandé un «sursaut», s’interrogeant sur les normes en vigueur en France, et demandant que «le gouvernement nous accompagne plus fortement sur l’exportation, vers certains marchés émergents». L’élu FNSEA Yannick Fialip a dénoncé une «nouvelle baisse» des moyens alloués dans le budget de l’État 2026.

Source Agra


Par Agra

Taxes américaines : le filières françaises demandent un accès facilité aux marchés asiatiques

Le Collectif export et souveraineté alimentaire du CNPA (promotion des produits agricoles) appelle la France et l’Europe à renforcer l’accès des filières à des marchés alternatifs aux Etats-Unis et à la Chine protectionnistes, dans son communiqué du 2 avril. Il désigne les marchés « où les besoins sont importants et où la demande est susceptible de progresser, pour des raisons démographiques et économiques » et mentionne les pays de l’Asean (Asie du sud-est). Le Collectif suggère aux pouvoirs publics français de simplifier les procédures, d’améliorer la coordination des actions des acteurs publics de l’export, ou encore de rendre plus opérationnels les dispositifs d’accompagnement dans les pays cibles ; des propositions déjà présentées en février 2025. Il revendique « la vocation exportatrice de la France comme grande puissance agricole et alimentaire » et souhaite que soit prise en compte dans les négociations de l’UE avec les pays tiers « la dimension stratégique des exportations des secteurs alimentaires et agricoles européens ». Il demande à l’UE de défendre un libre accès aux marchés de ces pays et de rétablir les dispositifs d’accompagnement et les budgets européens dédiés à export.

Source: AGRA