Mot-clé : Cnaol

Par Agra

Fromages : révision des cahiers des charges validée en Comté, Morbier et Mont d’or, monotraite testée en Roquefort

Les modifications des cahiers des charges des AOP Comté, Morbier et Mont d’or (ou Vacherin du Haut-Doubs) ont été approuvées par le Cnaol (AOP laitières) le 19 novembre, indique l’Inao. « Les cahiers des charges seront prochainement homologués par arrêté interministériel, ce qui conduira à leur entrée en vigueur », selon un communiqué diffusé le 24 novembre. Ces décisions viennent clore un processus entamé en 2020 par ces trois AOP. Ces modifications s’inscrivent « dans une réflexion portée par ces filières visant à conserver une agriculture à dimension humaine, tout en prenant en compte des enjeux territoriaux ». Autre décision : un feu vert a été donné à l’AOP roquefort pour mettre en place un dispositif d’évaluation d’innovation (DEI) concernant l’impact de la monotraite. « La demande fera prochainement l’objet d’une publication du cahier des charges pour une procédure nationale d’opposition de deux mois, avant son homologation. » Le DEI est un outil introduit fin 2024 par l’Inao permettant à un ODG de mener une expérimentation en dehors de son cahier des charges. Les filières viticoles ont été les premières à mettre en pratique ce dispositif.


Aveyron | National | Par Eva DZ

Hubert Dubien, président du CNAOL : L’AOP Roquefort a donné l’exemple !

Producteur de fourme de Montbrison AOP dans la Loire, Hubert Dubien, préside le Conseil national des appellations d’origine laitières. Les plus de 53 AOP et IGP étaient représentées fin septembre pour l’assemblée générale du CNAOL… à Millau et Roquefort pour célébrer la plus ancienne d’entre elles, l’AOP Roquefort. Entretien. L'équipe de la Confédération générale de Roquefort applaudie par Hubert Dubien, président du CNAOL pour la qualité d'organisation de l'assemblée générale.…


Par Agra

AOP laitières : en assemblée générale, le Cnaol appelle à un plan de sauvegarde du lait cru

Le Cnaol (AOP laitières) a lancé un appel à la mise en place, dès l’automne, d’une concertation nationale sous l’égide des ministères de l’Agriculture et de la Santé, pour bâtir un plan de sauvegarde du lait cru. Ce plan annoncé le 26 septembre à l’occasion de son assemblée générale vise à « renforcer la recherche scientifique et mieux penser les risques, accompagner économiquement et techniquement les filières, soutenir la formation et la communication auprès des consommateurs et anticiper et gérer collectivement les crises sanitaires. » Le Cnaol estime que la filière des fromages au lait cru subit une « pression sanitaire croissante » fragilisant la rentabilité des acteurs du secteur. « Si rien n’est fait, il (le lait cru, NDLR) risque de disparaître », alerte Hubert Dubien, son président. En 2024, la production de fromages AOP a atteint 202 503 tonnes (+1% vs 2023), dont 77,2% sont au lait cru, représentant un chiffre d’affaires de 2,43 Md€. La Fnil (industriels) tient un discours très différent sur le sujet. Son PDG François-Xavier Haurd est favorable à un débat sur le lait cru et le recours à la thermisation pour améliorer la sécurité sanitaire et la situation économique des fromageries.


Aveyron | Par Eva DZ

Le Roquefort, une locomotive !

En lait de brebis, la situation est atypique : près de 100% du lait de brebis en France est AOPable. «Sur le bassin de Roquefort, l’AOP a construit l’image de notre territoire. C’est une responsabilité à porter et à défendre face aux produits qui ne sont pas sous AOP et qui pourtant jouissent de cette même image !», a souligné Jérôme Faramond, président de l'association des producteurs de lait de…


Par Eva DZ

Fromages AOP : le Cnaol précise ses propositions pour réduire le coût de la certification

«Pour certaines petites filières, comme le banon (fromage de chèvre du sud-est, ndlr) ou le chevrotin (fromage de chèvre de Savoie, ndlr), il est très difficile de traduire le coût de la certification dans le prix de vente des produits», explique le président du Cnaol (appellations laitières) Hubert Dubien, qui plaide pour une reprise des discussions engagées avec l’administration. Il ajoute que le coût de la certification a «explosé» ces dernières années. «Nous avons réfléchi à une mutualisation, mais cette solution à ses limites», poursuit-il.

Le Cnaol demande d’abord «une aide financière pour les appellations concernées». «La certification représente les deux-tiers du budget de certaines AOP», précise Hubert Dubien. En outre, le Cnaol défend une «dématérialisation partielle des contrôles» pour toutes les AOP laitières, en permettant l’accès, par exemple, aux déclarations PAC ou aux inventaires des exploitations. «Ce sont les déplacements des agents qui coûtent le plus cher», explique le président du Cnaol. Plus largement, il propose une «simplification» des procédures pour éviter que les agents aient à se rendre plusieurs fois sur une même exploitation. «Ces changements permettraient in fine de multiplier les contrôles», affirme Hubert Dubien.