Mot-clé : CIRAD

Par Agra

DNC : le gouvernement renforce la recherche sur la maladie

Les ministres Annie Genevard (agriculture) et Philippe Baptiste (recherche) ont annoncé le 24 décembre «l’intensification de l’accompagnement par l’État» de la recherche sur la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), sans toutefois chiffrer d’enveloppe. Quatre axes «peuvent être approfondis rapidement», selon un communiqué, et ont été évoqués lors d’une réunion le 22 décembre avec des chercheurs d’organismes publics (Cirad, Inrae, Anses, ENVT).

Le premier porte la surveillance et la vaccination : l’exécutif compte renforcer les recherches en cours au Cirad et dans des «laboratoires privés» pour «aboutir au développement de nouveaux vaccins permettant de mieux tracer le développement de l’immunité dans le sang de l’animal». Les chercheurs sont aussi appelés à «fiabiliser des tests de détection de la maladie dans le sang des animaux», alors que les analyses sanguines actuelles ne détectent pas toujours la DNC.

Le deuxième axe vise à «renforcer les activités de diagnostic du laboratoire national de référence» (LNR), rôle joué par le Cirad pour cette maladie. Les deux derniers axes de recherche portent sur les vecteurs de la DNC (taons et stomoxes) et sur la modélisation, sachant que «aucun modèle épidémio-économique n’existe pour la DNC dans le contexte d’Europe de l’Ouest».

Source Agra


Par Agra

DNC : pas d’évolution sur l’abattage, recherche «complémentaire» confiée au Cirad

Après deux réunions, la cellule de dialogue scientifique sur le protocole sanitaire contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a rendu ses conclusions, indique le ministère de l’agriculture dans un communiqué le 23 décembre. Verdict : «Concernant la stratégie de dépeuplement, les scientifiques considèrent qu’en l’état des connaissances et de la situation, le protocole ne peut être revu». Cette cellule a rassemblé des scientifiques et des représentants des éleveurs pour évaluer les propositions d’évolution formulées par la profession en Occitanie. Et ce alors que le principe d’abattage total des lots d’animaux infectés suscite une forte opposition de certains éleveurs et des syndicats minoritaires, à l’origine d’un mouvement de colère à l’échelle nationale.

«Comme le recommande la cellule », la ministre de l’agriculture a demandé des recherches complémentaires au Cirad : il s’agit d’une «analyse de risques complémentaire sur le cas particulier d’une zone ayant atteint l’immunité vaccinale». Le centre de recherche est appelé à constituer, «avec un consortium d’experts scientifiques d’institutions reconnues en matière de santé animale, une méthodologie et un calendrier de travail». Une recherche qui semble donc s’inscrire dans le moyen ou le long terme.

Source Agra